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#1 02-07-2012 12:00:15

La_mouette
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Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonjour à tous,

Avec la nouvelle mandature, les ordinateurs des députés vont être renouvelés.

Lors de la précédente mandature, Ubuntu et OpenOffice/LibreOffice équipaient ces ordinateurs.

Après un lobbying à la hauteur de son quasi-monopole, un éditeur américain est en passe de réimposer son système d'exploitation et sa suite bureautique.

A l'heure où chacun doit faire des efforts, des économies et être exemplaire quel exemple donnerait nos députés en payant des licences alors que ce n'était plus le cas depuis 5 ans grâce au logiciels libres !!!

Plus largement que la seule Assemblée Nationale, sur l'ensemble des Ministères la dépense en licences bureautiques est évaluée par Bercy à 725 Millions d'Euros/ans hors coûts des salaires.

Dans un peu plus d'un an et demi ou moins, tous devront changer de version ou de logiciel après l'arrêt de maintenance des versions actuelles (avril 2014).

En cas de changement de version : rachat de licences + coût de migration et formation.
En cas de passage à une suite bureautique libre (LibreOffice, OpenOffice...) : coût de migration et formation.

Mais 500 Millions d'euros/an d'économie ce n'est pas grand chose...
...si l'on s'accorde 225 millions d'Euros pour participer au projet de suite bureautique libre et financer des développeurs en France / souscrire un contrat avec une société de prestations en logiciels libres pour maintenir les postes des utilisateurs. Créer des emplois n'est vraiment pas important

Si vous juger cette infos comme importante n'hésitez pas à la diffuser...

J'ai initié une pétition sur le site d'Avaaz :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Contre … 1/?cELLkdb

Merci de m'avoir lu ;-) et bonne journée.

Encouragez la bureautique libre !
Seuls des formats ouverts peuvent assurer la pérennité de vos documents.
http://www.lamouette.org

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#2 02-07-2012 13:47:42

dbkblk
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Salut ! Je serais tenté de signer mais à mon avis tu devrais réecrire la pétition pour qu'elle soit plus directe et plus formelle !
Du genre:
Cause
Conséquence
Arguments contre le changement
Arguments pour la situation actuelle
Conclusion

Enfin, rien que mettre un smiley dans une pétition ça manque de crédibilité (mais par contre je suis tout à fait d'accord avec le fond !).

M. Gandhi: "C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
C'est quoi ce bordel ?

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#3 02-07-2012 13:51:59

Flo
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Peut-être s'inspirer de ça : http://www.framablog.org/index.php/post … ciel-libre

Flo

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#4 02-07-2012 15:23:27

La_mouette
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Merci pour vos réponses !

J'ai modifié (un peu) la pétition pour tenir compte de vos messages.

La multiplication d'actions (courriers d'associations, de citoyens de ce genre finira par raisonner chez nos députés...).

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#5 02-07-2012 16:37:45

bel@mi
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bon, par solidarité j'ai signé, bien que je ne pense pas que l'usine à gaz (ouboutmou) soit un bon choix....

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#6 02-07-2012 17:23:04

La_mouette
Membre
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Merci.

Certes la distribution choisie est discutable mais c'est déjà ça !

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#7 02-07-2012 21:44:56

deuchdeb
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bon je viens de signer.

Tu as raison, il faut soutenir les logiciels libres.

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#8 02-07-2012 21:46:48

TechDesk
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Etrange que peu de personne signe

Le matériel c'est pas éternel

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#9 02-07-2012 22:06:59

bel@mi
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

TechDesk a écrit :

Etrange que peu de personne signe


C'est vrai quoi les mecs et les nanas aussi un peu d'entrain, une petite signature vite fait, défendons notre vision de l'avenir, il y a bien assez de moutons comme ça............Med alors!

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#10 02-07-2012 23:09:45

debianero
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonjour,

En voulant être constructif, je pense qu'il faudrait que le corps de la pétition soit un peu plus formel. J'ai trouvé des erreurs de français, il me semble aussi qu'il faudrait faire quelque chose de plus concis et que la revendication de la pétition soit plus claire. Le titre semble explicite mais on ne retrouve pas la revendication dans le corps du texte.

Peut-être aussi faudrait-il positiver la revendication : "pour le maintien des logiciels libres à l'assemblée nationale". Ce qui sous entends que l'outil a déjà été mis en place et utilisé à l'AN pendant un certain temps.

Peut-être aussi argumenter en disant que les LL servent à l'autres corps d'état comme la gendarmerie.

J'ai aussi remarqué que certains signataires sont entièrement bidons, comme susmab.it, est-ce qu'il est prévu de faire un tri ?

Cordialement

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#11 03-07-2012 12:14:17

La_mouette
Membre
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Merci pour ces remarques, je vais faire de mon mieux pour apporter quelques corrections.

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#12 03-07-2012 14:11:34

dbkblk
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Je trouve toujours ça peu direct et assez brouillon. Néanmoins, ça me convient -un peu - mieux alors j'ai signé wink

Bonne initiative quoiqu'il en soit !

M. Gandhi: "C'est une erreur de croire nécessairement faux ce qu'on ne comprend pas."
C'est quoi ce bordel ?

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#13 03-07-2012 17:46:06

Blacksad
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Je trouve l'initiative intéressante mais je suis aussi déçu par la forme. Ajoutes à ça le fait que je sois peu convaincu par l'efficacité des pétitions en ligne.

Je pense écrire une lettre à mon député nouvellement élu, et ça tombe bien, je suis un de ses électeurs (au deuxième tour ... en même temps c'était la seule candidate, mais peu importe).
Mais pour ça j'aimerais que tu éclaircisse certains points.

D'où tiens-tu l'information de cette migration à venir ? A quelle date devrait-elle avoir lieu ?

Plus largement que la seule Assemblée Nationale, sur l'ensemble des Ministères la dépense en licences bureautiques est évaluée par Bercy à 725 Millions d'Euros/ans hors coûts des salaires.


Idem que précédemment, quelles sont tes sources pour avancer ce chiffre ?

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#14 03-07-2012 17:54:50

DosXX
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Salut tout le monde,
Je suis plutôt d'accord sur l'ensemble du texte, à l'heure ou l'ont nous demandes une fois encore d'accepter une hausse des impôts, que partout les médias nous rabâche qu'il va falloir taper dans le portefeuille des citoyens, que nous sommes loin de  trouver les quelques milliards manquant pour équilibrer les comptes du budget français. Là tu nous balance une info de premier ordre

Plus largement que la seule Assemblée Nationale, sur l'ensemble des Ministères la dépense en licences bureautiques est évaluée par Bercy à 725 Millions d'Euros/ans hors coûts des salaires.


donc faudrait peut être qu'ils s'y mettent au "libre" nos nouveaux élus et qu'ils comprennent que les effort sont valable pour tout le monde, surtout eux .... Ne doivent ils pas montrer l'exemple ? Bon enfin tout ça pour dire que moi aussi je l'ai signé.
Ps : Faudrait peut être rendre le sujet plus visible, pour avoir plus de signataires.


# >_Znort !!!

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#15 03-07-2012 18:03:57

debianero
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonjour, voici le texte que je vous propose pour la pétition :
***
Pourquoi c'est important :
Avec la nouvelle mandature, les ordinateurs des députés vont être renouvelés.

Lors de la précédente mandature, la distribution GNU/Linux Ubuntu et la suite bureautique OpenOffice/LibreOffice équipaient ces ordinateurs.

Le choix de ces logiciels comme outils de travail pour nos députés semble aujourd'hui remis en question.

Les logiciels libres (comprendre licences, logiciels, formats, protocoles,…) sont la garantie de la liberté d'accès à l'information via le logiciel de son choix, libre ou non. Ils sont la garantie d'une égalité en terme d'accès à l'information, en effet la plupart des logiciels libres bien que de grande qualité sont diffusés gratuitement. Ils sont aussi promoteurs de fraternité, de collaboration et de partage étant donné que chacun peut en bénéficier mais aussi apporter sa pierre à l'édifice.

Ainsi, les logiciels libres reposent sur un tissus socio-économique original comprenant aussi bien des entreprises, des universités, des bénévoles passionnés isolés ou organisés en communautés : tous mettent leur travail à la libre disposition de chacun.

Bien sûr, on pourra argumenter que les logiciels libres respectent des formats de données standardisés et ouverts, garants d'une interopérabilité que n'offrent pas la plupart des logiciels et des formats propriétaires. Ainsi, par exemple, le format OpenDocument utilisé par la suite bureautique Libre Office constitue la norme ISO26300:2006. L'utilisation d'un tel format de données garantit un libre accès à l'information dans le temps, puisque ses spécifications sont librement diffusées et accessibles à tous.

On pourra aussi avancer que les logiciels libres semblent avoir fait leurs preuves à la Gendarmerie ainsi que dans certaines administrations.

On pourra enfin se demander si à l'heure où chacun doit faire des efforts et des économies, il est pertinent de retourner vers l'utilisation de logiciels privatifs dont les licences sont souvent onéreuses.

Bien entendu les concurrents propriétaires des logiciels libres sont souvent techniquement  séduisants malgré des contreparties qui sont moins visibles.

Mais, un éventuel abandon des logiciels libres par l'assemblée nationale ne revêt pas seulement un côté technique et pécuniaire, il revêt aussi un côté plus symbolique et politique : celui de ne plus voir l'assemblée nationale soutenir l'initiative et la philosophie des logiciels libres.

Alors, signons cette pétition pour manifester notre attachement aux logiciels libres et demander leur maintien dans une large proportion comme outils de travail à l'assemblée nationale.

***

Bien cordialement

Dernière modification par debianero (03-07-2012 18:21:17)

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#16 03-07-2012 18:30:14

Haricophile
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

La distribution choisie n'est pas discutable, car elle a été choisie sur un cahier des charges précis dans un appel d'offre tout à fait réglo.

Appel d'offre qu'il faudrait renouveler plus ou moins à l'identique, et en tout cas avec les mêmes fondamentaux.

« La religion et l'art sont les luxes des lâches, qui permettent de fuir la réalité quand elle devient trop difficile à affronter. La différence c'est que la religion transforme tout mensonge en vérité alors que l'art transforme toute vérité en mensonge. »

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#17 03-07-2012 22:16:50

La_mouette
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Super, j'apprécie beaucoup votre intérêt pour le sujet smile

@Debianero : Puis-je reprendre ta proposition pour la pétition en ligne ?
La pétition est en ligne mais on peut une fois terminer l'extraire avec les signatiares pour un envoi plus formel.

Pour mes sources, il est un peu délicat de donner trop de précision mais elles proviennent d'un ministère qui est impliqué de part ses missions dans l'implantation des logiciels libres au sein des Ministères. Ce sont des infos de premières mains. J'aurais également quelques savoureuses histoires sur le combat entre des armées de consultants ayant vendu un outil d'inventaire de parcs pour quelques centaines de milliers de PC avec des coûts en millions d'euros et une efficacité de recensement de quelques milliers de postes : quelques informaticiens de ce ministère ont installé OCS Inventory/GLPI et ont recensé 50000 postes en 6 mois pour un coût quasi nul : le temps passé à installer et paramétrer le couple de logiciels libres.

L'envoi de courrier direct est une excellente piste. Dans quelques jours je pourrais vous transmettre d'une lettre ouverte en cours d'envoi au Président de l'Assemblée Nationale et aux Présidents de Groupes Parlementaires via notre association : La Mouette

En tout cas encore merci de votre intérêt !

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#18 03-07-2012 22:57:04

debianero
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonsoir La mouette,

Oui oui, tu peux reprendre le texte si tu le trouves valable. Mais justement j'avais essayé de positiver les choses et de ne pas prêter le flanc à des polémiques en avançant des chiffres dont je ne connais pas la source ou des anecdotes dont je n'ai pas la preuve.

Ce que je voulais dire dans le texte c'était que les logiciels libres ont une philosophie et des avantages qui les rendent intéressants à utiliser et à promouvoir. Et c'est volontairement que je n'avais pas repris les parties qui avançaient des chiffres ou qui faisaient référence à un éditeur américain. Si c'était sans risque d'avancer ce genre d'arguments je pense que l'éditeur américain aurait été nommé or il ne l'a pas été.

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#19 03-07-2012 23:04:46

La_mouette
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Microsoft n'a pas été nommé pour ne pas rajouter de la pub ;-)

Ceci dit dans la lettre ouverte en cours d'envoi reprend ces chiffres et nomme Microsoft car nous n'avons aucun problème avec ces chiffres.

Par contre, il y a effectivement des éléments que nous ne pouvons donner car si tout notre petit monde (journalistes, asso du Libre comme l'APRIL) est au courant, là nous n'avons pas de preuve formelle.

Aussi il faudrait peut-être mixer le tout encore que les chiffres arrivant par un autre biais tes arguments permettre d'aborder un autre angle...

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#20 04-07-2012 07:17:04

DosXX
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

bonjour,
Il semblerait que l'actualités nationale rattrape le sujet.... Evasion fiscale de la part de l'éditeur devrait être un argument supplémentaire auprés des décideurs.
bonne journée.

# >_Znort !!!

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#21 04-07-2012 08:47:51

paskal
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonjour,

Je suis toujours un peu septique par rapport aux pétitions en général.

Comme Blacksad, je pense qu'écrire à son député, ou le rencontrer, est une action bien plus efficace.

I'd love to change the world
But I don't know what to do
So I'll leave it up to you...

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#22 04-07-2012 11:36:42

La_mouette
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Bonjour,

Mieux vaut remettre l'ouvrage 100 fois sur le métier que pas du tout...

Pour l'évasion fiscale de MS, c'est justement là-dessus que nous n'avons pas de preuve pour ce qui est des Ministères.

Voici les infos dont je parlais plus haut :
"...Reste à évaluer le même calcul [des coûts de licences] dans les collectivités locales et on a facilement
au total 3 ou 4 Milliards d'Euros défiscalisés en Irlande ...

La délocalisation de base fiscale est d'ailleurs la raison de l'intervention de la DNEF (Direction des Enquêtes fiscales) Jeudi dernier au siège de Microsoft !

L'accord cadre du Ministère de la Défense signé il y a 4 ans à propos des produits Microsoft a d'ailleurs aussi été délocalisé en Irlande ... mais faut pas que ça se sache !!!"

Voilà !

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#23 04-07-2012 15:15:27

bundy
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Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

J'ai signé et je vien d'envoyer cette lettre à André Chassaigne , président du groupe GDR à l'assemblé national

" Cher Camarade , cher député , bonjour ,

Premièrement je tien à vous féliciter pour votre discours d'hier à l'assemblée , et , la décision prise était à mon humble avis la seul voie possible ,pour les députés FDG.

Je viens par la présente attirer votre attention sur un problème qui va ce poser à tout(e)s les député(e)s , et , que d'aucun qualifieront de mineur car ce  n'est le coût que de quelques millions d'euros ....Il en va en réalité de la liberté des député(e)s , de la garantie de leur pleine possession  et de leur libre accès à leur propres documents.

Avec la nouvelle mandature, les ordinateurs des députés vont être renouvelés.

Lors de la précédente mandature, Ubuntu et OpenOffice/LibreOffice équipaient ces ordinateurs.Ce sont des logiciels libres , et il serait grave qu'ils soient abandonnés au profits des logiciels propriétaires de Microsoft

En effet après un lobbying à la hauteur de son quasi-monopole, l' éditeur américain est en passe de réimposer son système d'exploitation et sa suite bureautique.

je vous copie ici un texte de  Richard Stallman qui sera plus parlant que je ne saurai le faire pour cerner les enjeux du combat  :

"Les techniques numériques de l'information contribuent à l'intérêt général en rendant plus commodes la copie et la modification de l'information. Les ordinateurs apportent la promesse de faciliter ces opérations pour tous.
Tout le monde ne veut pas de cette simplification. Le système du copyright attribue aux programmes informatiques des « propriétaires », qui pour la plupart souhaitent en garder pour eux les bénéfices potentiels et non les ouvrir au public. Ils veulent être seuls à pouvoir copier et modifier les logiciels que nous utilisons.

Le système du copyright s'est développé en même temps que l'imprimerie, une technique de copie à grande échelle. Le copyright était adapté à cette technologie parce qu'il ne limitait que la copie à grande échelle. Il ne privait pas les lecteurs de leurs libertés : le lecteur moyen, qui ne possédait pas de presse à imprimer, ne pouvait recopier les livres qu'avec sa plume et son encrier, et peu de lecteurs furent poursuivis pour cela.

Les techniques numériques sont plus souples que la presse d'imprimerie. Une fois sous forme numérique, il devient facile de recopier l'information pour en faire profiter d'autres personnes. Cette souplesse place le support numérique en porte-à-faux dans un système comme le copyright. C'est pour cette raison que de plus en plus souvent des mesures sévères et draconiennes sont prises pour faire appliquer le copyright pour les logiciels. Prenez par exemple quatre pratiques de la SPA (association des éditeurs de logiciels) :

une propagande massive disant qu'il est mal de désobéir aux propriétaires afin d'aider ses amis ;
une incitation à la dénonciation de ses camarades ou de ses collègues ;
des visites surprises, avec l'aide de la police, dans les bureaux et dans les écoles, au cours desquelles on exige des personnes la preuve qu'elles sont innocentes du délit de copie illégale ;
des poursuites menées par le gouvernement américain à la demande de la SPA, à l'encontre de personnes comme David LaMacchia, du MIT, non pour avoir recopié un logiciel, mais simplement pour avoir laissé des moyens de copie sans surveillance et ne pas avoir réussi à en empêcher l'utilisation.[1]
Ces pratiques rappellent toutes les quatre celles de l'ancienne Union soviétique. Sous ce régime à présent aboli, chaque photocopieuse était gardée pour empêcher la copie interdite, et les individus étaient obligés de recopier l'information en secret et de la diffuser de la main à la main sous forme de samizdat. Évidemment, les motifs de ce contrôle de l'information n'étaient pas les mêmes : en Union soviétique ils étaient politiques, aux États-Unis c'est le profit. Mais ce sont les mesures qui nous affectent, et non pas les motifs. Toute tentative de blocage de la diffusion de l'information pour quelque raison que ce soit conduit aux mêmes méthodes et à la même brutalité.

Les propriétaires ont inventé divers arguments pour justifier leur prise de contrôle de la manière dont nous utilisons l'information :

Les insultes.
Les propriétaires emploient des expressions péjoratives comme « pirate » ou « vol » en les associant à une terminologie plus technique comme « propriété intellectuelle » ou « préjudice ». Ils conduisent ainsi le public à penser comme ils le veulent, par une analogie simpliste entre les programmes d'ordinateurs et les objets du monde physique.

Nos idées et nos intuitions sur la propriété des objets matériels se rapportent à la question de savoir s'il est juste d'emporter un objet qui appartient à quelqu'un d'autre. Elles ne s'appliquent pas directement à la copie de quelque chose. Mais les propriétaires nous demandent de les appliquer quand même.

L'exagération.
Les propriétaires disent subir des « dommages » ou des « pertes économiques » du fait que les utilisateurs recopient eux-mêmes les programmes. Pourtant la copie en elle-même n'a aucun effet direct pour le propriétaire et ne fait de mal à personne. Le propriétaire ne subit une perte que dans la mesure où la personne qui fait cette copie aurait été prête à payer au propriétaire le prix d'un exemplaire.

Or en y réfléchissant un petit peu, on conclut vite que la plupart de ces personnes n'auraient pas acheté le logiciel. Ce qui n'empêche nullement les propriétaires de calculer leurs « pertes » comme si toutes ces personnes avaient été des acheteurs potentiels. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils exagèrent.

Le droit.
Les propriétaires parlent souvent des dispositions légales et des pénalités sévères dont ils peuvent nous menacer. Implicitement, ils veulent nous dire là que les lois d'aujourd'hui reflètent un point de vue moral incontestable, et en même temps nous invitent à considérer les pénalités encourues comme des données naturelles, dont personne ne porte la responsabilité.

Ce type d'argumentation n'a pas été taillé pour résister au raisonnement critique mais pour venir renforcer une pensée routinière.

C'est une évidence que les lois ne sont pas les arbitres du bien et du mal. Tout Américain devrait savoir que dans les années 1950, dans de nombreux États, il était illégal pour un Noir de s'asseoir à l'avant d'un autobus. Cependant seuls les racistes diront que c'était mal de le faire.

Les droits naturels.
Souvent les auteurs revendiquent leur attachement affectif aux programmes qu'ils ont écrits et nous en font déduire que leurs désirs et leurs intérêts au sujet de ces programmes sont plus importants que ceux de toute autre personne, plus importants même que ceux du monde entier. Il faut ici remarquer que la plupart du temps ce sont les sociétés et non les auteurs qui détiennent le copyright sur le logiciel, mais nous sommes censés négliger cette incohérence.

À ceux qui énoncent comme un axiome moral l'idée que l'auteur est plus important que le public, je peux seulement répondre que pour ma part, bien qu'auteur de logiciels très connu, je dis que c'est du chiqué.

Si les gens ont tellement tendance à sympathiser avec les arguments du type « droits naturels », c'est généralement pour l'une des deux raisons suivantes.

La première de ces raisons repose sur une analogie abusive avec les objets matériels. Si je prépare un plat de spaghetti, cela ne me va pas me convenir que quelqu'un d'autre que moi les mange, parce qu'alors je ne pourrai plus les manger moi-même. En mangeant mes spaghetti, l'autre personne me cause un dommage dans l'exacte mesure de son bénéfice à elle. D'elle ou de moi, une seule personne peut avoir les spaghetti, la question est de savoir qui. La plus petite distinction entre nous deux suffit à faire pencher la balance morale.

Mais le cas d'un programme que j'ai écrit est très différent. Si vous le faites fonctionner ou si vous le modifiez, cela vous profite directement mais ne m'affecte que d'une manière indirecte. Le fait que vous en donniez ou non une copie à un ami vous profite beaucoup plus, à vous et à votre ami, qu'il ne me dérange, moi. Il ne faut pas que j'aie le pouvoir de vous en empêcher. Personne ne doit avoir ce pouvoir.

Deuxièmement, les gens ont entendu dire que les droits naturels des auteurs constituaient une tradition universellement acceptée et jamais remise en question par notre société.

Pourtant historiquement c'est l'inverse qui est vrai. Au moment de la rédaction de la Constitution des États-Unis, l'idée de droits naturels pour les auteurs fut proposée mais finalement rejetée. C'est pourquoi la Constitution se borne à autoriser un système de copyright, sans toutefois le rendre obligatoire, et c'est pourquoi elle dit qu'un tel système doit être temporaire. Elle spécifie également que son but est de favoriser le progrès et non pas de récompenser les auteurs. Le copyright récompense certes les auteurs, et les éditeurs encore plus, mais toujours en tant que moyen d'infléchir leur comportement.

La véritable tradition de notre société, c'est que le copyright empiète sur les droits naturels du public et ne peut se justifier que dans l'intérêt de ce même public.

L'Économie.
Finalement, on nous dit qu'il faut aux logiciels des propriétaires parce que cela conduit à en produire plus.

Contrairement aux autres arguments, celui-ci repose du moins sur une approche légitime du sujet. Le but est valable en effet : satisfaire les utilisateurs de logiciels. L'expérience montre effectivement que les gens produiront plus de quelque chose s'ils sont bien payés pour le faire.

Mais cet argument économique a le défaut d'être basé sur l'hypothèse discutable que la différence se fera en fonction de l'argent que nous voulons bien donner. On tient pour acquis que ce que nous voulons c'est de la production de logiciels, avec ou sans propriétaire.

Le public accepte facilement cette hypothèse parce qu'elle correspond à son expérience des objets matériels. Si nous prenons l'exemple du sandwich, on peut sans doute réussir à en trouver deux qui soient identiques, l'un gratuit, l'autre payant. Si c'est le cas, ce que vous payez est la seule différence entre les deux. Que vous deviez ou non l'acheter, le sandwich aura le même goût, la même valeur nutritive et en tous cas vous ne pourrez le manger qu'une seule fois. Le fait que le sandwich vous ait été fourni, ou non, par un propriétaire n'a d'influence directe que sur la somme d'argent dont vous disposez par la suite.

Ceci est vrai pour n'importe quel objet matériel. Le fait qu'il ait ou non un propriétaire ne change pas sa nature, ni son utilité au cas où vous en faites l'acquisition.

Pour un programme c'est différent. Le fait qu'il ait un propriétaire modifie nettement sa nature, et ce que vous pouvez en faire si vous en achetez un exemplaire. Et pas seulement pour une question d'argent, car ce système encourage les propriétaires à produire quelque chose, mais pas ce dont la société a besoin. Il est la cause d'une pollution morale imperceptible qui nous affecte tous.

En effet, de quoi la société a-t-elle besoin ? D'une information vraiment disponible pour ses citoyens. Par exemple, des programmes que les gens peuvent lire, réparer, adapter, améliorer, et pas seulement faire marcher. Or ce que les propriétaires de logiciels livrent généralement est une boîte noire que personne ne peut étudier ni modifier.

La société a aussi besoin de liberté. Quand un programme a un propriétaire, ses utilisateurs perdent la liberté de contrôler un des aspects de leur vie.

Surtout, la société a besoin d'encourager l'esprit de coopération volontaire de ses citoyens. Quand les propriétaires de logiciels qualifient de « pillage » le fait d'aider notre voisin d'une façon simple et naturelle, ils polluent l'esprit civique de notre société.

C'est pourquoi nous disons que le logiciel libre est une question de liberté, pas de prix.a

L'argument économique des propriétaires est un faux argument, mais le problème économique est un vrai problème. Certaines personnes écrivent des logiciels utiles pour le plaisir ou pour conquérir l'admiration et la reconnaissance, mais si nous voulons plus de logiciels que ceux que ces personnes écrivent il nous faut récolter des fonds.

Depuis les années 1980, les développeurs de logiciels libres essaient, avec un certain succès, diverses méthodes pour trouver des financements. Il n'est pas indispensable pour cela d'enrichir quelqu'un ; un revenu moyen a fait la preuve de sa capacité suffisante comme stimulant pour beaucoup de métiers moins satisfaisants que la programmation.

Pendant des années, jusqu'à ce qu'une bourse le rende superflu, j'ai gagné ma vie avec les améliorations que je faisais sur commande aux logiciels que j'avais écrits. Chacune de ces améliorations était ajoutée à la version livrée en standard, et ainsi devenait en fin de compte disponible au public. Les clients me payaient pour travailler aux améliorations qu'ils souhaitaient, et qui ne coïncidaient pas forcément avec les fonctionnalités que j'aurais autrement considérées comme prioritaires.

Certains développeurs de logiciels libres gagnent leur vie en vendant des services de support technique. En 1994, Cygnus Support, avec 50 employés, estime que 15 pour cent de l'activité de ses équipes est consacrée au développement de logiciels libres – pourcentage fort respectable pour une société de logiciel.

Au début des années 1990, des sociétés, parmi lesquelles Intel, Motorola, Texas Instruments et Analog Devices, se sont regroupées pour financer le développement du compilateur libre GNU pour le langage C. La majeure partie du développement de GCC est encore faite par des développeurs payés. Le compilateur libre GNU pour le langage Ada a été subventionné dans les années 1990 par la US Air Force, et son développement continue depuis avec une société spécialement créée pour cela.

Le mouvement du logiciel libre est encore petit et encore jeune. Mais l'exemple de la radio financée par les auditeurs aux États-Unis montre qu'il est possible de soutenir une activité importante sans forcer chaque utilisateur à payer.

En tant qu'utilisateur d'ordinateur aujourd'hui, vous utilisez peut-être un programme propriétaire.b Si votre ami vous en demande une copie, ce serait mal de refuser. La coopération est plus importante que le copyright. Cependant, la coopération clandestine, sous le manteau, ne permettra pas de bâtir une bonne société. Chacun devrait aspirer à une vie honnête menée ouvertement et avec fierté, et pour cela il faut dire « non ! » au logiciel propriétaire.

Vous méritez de pouvoir coopérer ouvertement et librement avec les autres personnes qui utilisent les logiciels. Vous méritez de pouvoir apprendre comment marche un logiciel et l'enseigner à vos élèves. Vous méritez de pouvoir engager votre programmeur favori pour réparer le logiciel quand il est cassé.

Vous méritez le logiciel libre."



ou encore , extrait d'un autre de ses articles :



"
Les logiciels libres sont définis comme des logiciels qui respectent quatre libertés fondamentales : (0) la liberté d'utiliser le logiciel comme bon vous semble, (1) la liberté d'étudier le code source et de le modifier pour faire ce que vous voulez, (2) la liberté de faire et de redistribuer des copies, (3) la liberté de publier les versions modifiées. Seuls les programmeurs peuvent exercer directement les libertés 1 et 3, mais tous les utilisateurs peuvent exercer les libertés 0 et 2, et tous les utilisateurs bénéficient des modifications que les programmeurs écrivent et publient.

Le fait de distribuer une application sous licence de brevet de Microsoft interdit la plupart des modifications possibles du logiciel. La liberté 3 qui permet la publication des versions modifiées n'étant pas respectée, ce ne serait pas un logiciel libre."



Voila ,je pense , pourquoi il faut absolument que les députés FDG  déclarent clairement et fermement à l'Assemblé national ,leur volonté de conserver leur poste de travail avec un système d'exploitation libre  et des logiciels qui le sont tout autant.

merci de m'avoir lu .

Veuillez recevoir , cher Camarade et député , l'expression de mes sentiments amicaux."

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#24 04-07-2012 15:20:57

smolski
administrateur quasi...modo
Lieu : AIN
Distrib. : 8 (jessie) 64 bits + backports
Noyau : 4.6.0-0.bpo.1-amd64
(G)UI : gnome 3.14.1
Inscription : 21-10-2008

Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

smile

"Définition d'eric besson : S'il fallait en chier des tonnes pour devenir ministre, il aurait 2 trous du cul." - JP Douillon
"L'utopie ne signifie pas l'irréalisable, mais l'irréalisée." - T Monod (source :  La zone de Siné)
"Je peux rire de tout mais pas avec n'importe qui." - P Desproges
"saque eud dun" (patois chtimi : fonce dedans)

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#25 04-07-2012 16:38:26

bel@mi
Membre
Distrib. : Stable (bpo)
Inscription : 14-04-2012

Re : Vers la sortie des logiciels libres de l'Assemblé Nationale

Salut bundy,

je ne suis pas communiste....Mais l'esprit communautaire est une valeur qui est primordiale à mes yeux aussi. Donc, je soutiens ton initiative, le truc est ; ne penses-tu pas le pavé un peu indigeste pour un député ? Combien vont prendre le temps de passer 15 min sur la lecture ? Si l'intention est bonne, l'extrait est trop long. Mais le discourt est bien construit....Bonne initiative.

J'écris à ma député de suite smile

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