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#14601 19-04-2018 14:42:26

hyrr0
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

C'est ce qu'on appelle "se retourner la gueule". On comprend mieux pourquoi!

C'est du i3 sur ton bureau? ça fait g33k! On se croirait presque dans NCIS. Tu hackes la NSA ? Le KGB ? big_smile Ah non... t'es sur IRC tongue

Dernière modification par hyrr0 (19-04-2018 14:43:53)

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#14602 19-04-2018 19:17:03

lagrenouille
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

AAHHH! ça faisait longtemps

il n'y a plus rien  disait le père Léo

Écoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle.
C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse, en ces temps.
Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire: "T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs?
Espèce de conne!
Et barre-toi!
Divorce-la
Te marie pas!
Tu peux tout faire:
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir!

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise: " Sale blanc!"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Était bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs!

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen!

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr!
Citoyens! Aux armes!
Aux pépées, Citoyens! A l'Amour, Citoyens!
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés!
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire!

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes!
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça!

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi!
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots!
Et nous partons avec nos cris!
Et voilà!

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien?
Perhaps!
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens:
"Apprends donc à te coucher tout nu!
"Fous en l'air tes pantoufles!
"Renverse tes chaises!
"Mange debout!
"Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit!
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le catéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innommé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel!

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage: on rote et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons!
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais?

Heureusement il y a le lit: un parking!
Tu viens, mon amour?
Et puis, c'est comme à la roulette: on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait!
Je comprends les joueurs: ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
Dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination

Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit!

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche!

- Vous n'avez rien à déclarer?
- Non.
- Comment vous nommez-vous?
- Karl Marx.
- Allez, passez!

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Écoutez-les... Écoutez-les...
Ça rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlote ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges!
Écoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient?
Hein?

Nous étions combien?
Ça ira!

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

0 DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire:

Monsieur!
Madame!

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous?
Pardon.... LEURS sous!

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l'anonymat.

Les révolutions? Parlons-en!
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras!
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt, dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise: "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles! Pour la reptation, vous êtes imbattables; seulement, vous ne vous la concédez que dans la métaphore...
Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse!
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez!

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos règlements d'administration pénitentiaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.

"C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend."         
Gilles Deleuze

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#14603 19-04-2018 19:38:39

smolski
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Ça ressemble à du Léo Ferré, bravo pour la balade... happy0065.gif

"Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient…"
"L'utopie ne signifie pas l'irréalisable, mais l'irréalisée." - T Monod (source :  La zone de Siné)
"Je peux rire de tout mais pas avec n'importe qui." - P Desproges
"saque eud dun" (patois chtimi : fonce dedans)

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#14604 29-04-2018 07:28:47

nono47
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Comme les oiseaux sont en train de crever dans l'indifférence, rabattons nous sur un enregistrement pour avoir le chant des oiseaux :
Cantus Arcticus, op. 61 de Einojuhani Rautavaara - Concerto pour oiseaux et orchestre - http://musictonic.com/music/Cantus+Arti … O3YRZWLvQo

Le triste sort des oiseaux -> Les oiseaux disparaissent de nos campagnes = https://www.futura-sciences.com/planete … nes-70600/

En zones agricoles, les populations d'oiseaux ont perdu en moyenne un tiers de leur effectif en 15 ans, montrent les relevés conduits depuis 1989



Et pour ceux qui n'aiment pas le classique, il y a Jacques Higelin - La croisade des enfants = http://musictonic.com/music/Higelin+Cro … LtSBBb6Cs8

J'suis trop p'tit pour me prendre au sérieux
Trop sérieux pour faire le jeu des grands
Assez grand pour affronter la vie
Trop petit pour être malheureux


tongue

édition : pour un meilleur son pour le concerto des oiseaux, choisir cette adresse : http://musictonic.com/music/Cantus+Arti … LjXgV-Mhp0

Dernière modification par nono47 (29-04-2018 07:56:06)

#14605 29-04-2018 08:11:45

Jean-Pierre Pinson
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Jean-Baptiste CLEMENT   (1837-1903)

Le temps des cerises
Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous en serons au temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

Mais il est bien court, le temps des cerises,
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles.
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises,
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles.
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises :
C'est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte,
Et dame Fortune, en m'étant offerte,
Ne saurait jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur.

Voilà une interprétation magnifique de Juliette Greco : https://www.youtube.com/watch?v=Wzmsy5OTDbI

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#14606 29-04-2018 08:20:50

Jean-Pierre Pinson
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Merci lagrenouille, la parole du poète, "Léo ferré" celle que j'aime entendre.....

https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY

Dernière modification par Jean-Pierre Pinson (29-04-2018 08:21:41)


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#14607 29-04-2018 08:33:41

lagrenouille
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

alors lis celle ci
-------------------

Fin mil neuf cent soixante-treize, deux condamnés à mort ont été exécutés un matin à cinq heures à Paris. Les présidents, même Nixon, ne se sont pas dérangés pour assister à cette formalité.
Le deuxième président de la cinquième République Française est mort le deux avril mil neuf cent soixante-quatorze à Paris. Les présidents, même Nixon, se sont dérangés pour assister à cette cérémonie.
Laissez ouvert... J'arrive !
De fait il arriva

Les villes sont debout la nuit dans les maisons de l'amour fou
Des appareils marchent tout seuls branchés sur des soleils de volts
Des enfants jouent à l'amour mort dans des ascenseurs accrochés
À d'autres cieux, à d'autres vies là-bas sur les trottoirs glacés
Des assassins prennent le temps de mesurer leur vie comptée
Perchés comme des oiseaux de nuit sur leur arme qu'ils vont tirer
Comme on tire une carte alors qu'on sait qu'on est toujours perdant
Dans le matin les coups de feu s'agitent comme des menottes

On ne les voit jamais que lorsqu'on les a pris
Alors on voit leurs yeux comme des revolvers
Qui se seraient éteints dans le fond de leurs yeux
Alors on n'a plus peur de ces loups enchaînés
Et on les fait tourner dans des cages inventées
Pour faire tourner les loups devant la société


Des loups endimanchés des loups bien habillés
Des loups qui sont dehors pour enfermer les loups

Je les aime, ces loups qui nous tendent leur vie.
Je les aime !

Les routes sont des chiffres bleus dans la tentation du printemps
Du deux cent vingt à la Centrale à deux cent vingt vers l'hôpital
Des drogués sortent dans la cour faire cent pas avec le vent
Et la Marie dans les poumons, ils se vendent pour trois dollars
Des grues qui font le pied de nez aux maisons blêmes mal chaussées
Des magazines cousus de noir ressemblent aux linges de la mort
Les cathédrales de la nuit ont des cafés au fond des cours
On a flingué deux anges blonds dans un café de Clignancourt

C'est eux, toujours les loups qui dérangent la nuit
Qui la font se lever dans le froid du métal
C'est eux qu'on chasse alors qu'il ne tiendrait à rien
À peine un peu d'amour sans le Bien ni le Mal
Mais on les fait dormir au bout d'un téléphone
Qu'on ne décroche pas pour arrêter la mort
Qui vient les visiter, la cigarette aux lèvres
Et le rhum à la main tellement elle est bonne

Je les aime, ces loups qui nous tendent la patte.
Je les aime !

On oublie tout et les baisers tombent comme des feuilles mortes
Les amants passent comme l'or dans la mémoire des westerns
Les images s'effacent tôt dans le journal que l'on t'apporte
Et les nouvelles te font mal jusqu'à la page des spectacles
À la une de ce matin il y a deux loups sans queue ni tête
Ils sont partis dans un panier quelque part dans un pays doux
Où la musique du silence inquiète les hommes et les bêtes
Ce pays d'où l'on ne revient que dans la mémoire des loups

Lorsque j'étais enfant j'avais un loup jouet
Un petit loup peluche qui dormait dans mes bras
Et qui me réveillait le matin vers cinq heures
Chaque matin à l'heure où l'on tuait des loups

Je les aime ces loups qui m'ont rendu mon loup
Je les aime !

On oublie tout et les baisers tombent comme des feuilles mortes
Les amants passent comme l'or dans la mémoire des westerns
Les images s'effacent tôt dans le journal que l'on t'apporte
Et les nouvelles te font mal jusqu'à la page des spectacles
À la une de ce matin il y a deux loups sans queue ni tête
Ils sont partis dans un panier quelque part dans un pays doux
Où la musique du silence inquiète les hommes et les bêtes
Ce pays d'où l'on ne revient, ce pays d'où l'on ne revient
Ce pays d'où l'on ne revient que dans la mémoire des loups
Des loups... des loups... des loups
Je les aime ces loups qui m'ont rendu mon loup

"C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend."         
Gilles Deleuze

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#14608 29-04-2018 08:55:09

yoshi
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

https://www.youtube.com/watch?v=S-6GwRYn7N8

Bella Ciao

Dernière modification par yoshi (29-04-2018 09:28:18)

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#14609 29-04-2018 14:46:17

nono47
Invité

Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Gérard Manset - Les Loups - http://musictonic.com/music/Manset+Les+ … _dz7kIc6EQ

A leur coup, pas de collier
Pas de montre à leur poignet

#14610 30-04-2018 12:54:51

lagrenouille
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

les nouvelles  du jour

un jeune journal
http://casse-roles.revolublog.com/

l
amusant
la Conformité KOAK 2.0 pour votre site

http://www.koakidi.com/spip.php?page=koak

salut out.gif

Dernière modification par lagrenouille (30-04-2018 12:55:39)


"C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend."         
Gilles Deleuze

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#14611 30-04-2018 14:05:57

Mnemozip
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Bonjour a tous,

J'utilise HandyLinux et j'aimerai savoir s'il est possible de passer a DFLinux sans avoir a tout "reformater" ? sans partir de zéro quoi !
handy.png


Merci par avance.
merci.gif

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#14612 30-04-2018 14:11:40

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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

salut

à mon avis tu devrais poster sur le post système

voir aussi

https://3hg.fr/Isos/

Dernière modification par lagrenouille (30-04-2018 14:12:11)


"C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend."         
Gilles Deleuze

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#14613 30-04-2018 14:45:25

Mnemozip
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Merci j'y va de ce pas !

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#14614 02-05-2018 09:51:50

nono47
Invité

Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Gérard Manset - Un jour être pauvre -> http://musictonic.com/music/Manset+Un+J … y_ijEtE7K0

#14615 03-05-2018 15:34:51

hyrr0
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Juste pour vous accorder la nouvelle du jour. J'en suis tellement abasourdi que je la partage!

Je bosse dans une (très grosse) boîte. L'informatique est géré par quelques glandus flemmards (pléonasme). Les PC (Windows) sont verrouillés. On ne peut rien y installer sans effectuer une demande via un site internet et attendre (à minima) une semaine qu'un desdits glandus se sorte les doigts.

Bon, le contexte est posé. Quand on arrive dans le boîte, le navigateur internet c'est IE. Ni une ni deux, je file télécharger Firefox. Impossible à installer soit même. Le site distant étant bloqué par un proxy. Pas grave, me dis-je! Je file télécharger la version portable. J'ai tourné quelques temps avec ça et puis un jour, on m'a dit que je pouvais faire la demande pour installer Firefox sur mon poste. Je l'ai fait. Bon, hormis le fait qu'il se met pas à jour (bah oui, le site est bloqué par le proxy tongue) et que j'ai un beau message du genre "votre version est aussi vieille que votre grand-mère. Veuillez la mettre à jour" => Bon, ça reste utilisable.

Et bien aujourd'hui, on m'a annoncé que (tenez-vous bien) : "Le service informatique n'installera plus Firefox car les licences arrivent à expiration et ne seront pas renouvelées".

Alors, j'ai bugué. J'avoue sur le moment, j'ai pas compris. Firefox => Licences ? W.T.F. Alors j'ai cherché... et j'ai rien trouvé.

J'en suis arrivé à la conclusion que c'était juste ces glandus de l'informatique qui n'avaient certainement plus envie de se faire suer à installer Firefox sur les PC des gens. Voilà le bonheur du logiciel libre. Tandis que Chrome poursuit sa conquête tranquillou bilou... Le serveur de téléchargement de Chrome n'est pas bloqué par le proxy et on peut l'installer sans autorisations particulières ... Un très très grand bravo!

C'était mon coup de gueule du soir. Hyrr0 en direct de sa boîte privatrice de libertés fondamentales : A vous les studios.

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#14616 03-05-2018 16:14:34

Frosch
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

kernal_panic.gif

apt install anarchism

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#14617 03-05-2018 17:13:54

Anonyme-8
Invité

Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Le prix de la licence pour Firefox coûte deux fois plus chère que celle de Chrome. Il est générallement très difficile de négocier un contrat avec Mozilla pour baisser les prix roll
A moins que ça soit une crainte de l'exploitation du panda roux et que l'entreprise craint un futur procès hmm
En attendant, se mettre en position de foetus et ne plus bouger.

Sinon, faut leur demander si Chrome est conforme au RGPD tongue

#14618 04-05-2018 09:22:08

hyrr0
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Donc y'a vraiment des licences pour utiliser FF en entreprise? yikes

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#14619 04-05-2018 19:17:53

Frosch
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Il y a cru en plus lol

apt install anarchism

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#14620 04-05-2018 20:35:35

smolski
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Un poisson de 1er mai sans doute ? big_smile

"Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient…"
"L'utopie ne signifie pas l'irréalisable, mais l'irréalisée." - T Monod (source :  La zone de Siné)
"Je peux rire de tout mais pas avec n'importe qui." - P Desproges
"saque eud dun" (patois chtimi : fonce dedans)

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#14621 07-05-2018 08:25:27

hyrr0
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

ç'aurait pu être un Business Model valide. Mais bon, attaquer le marché des entreprises avec des licences là où Chrome n'en a pas ça me paraissait bizarre. Mais c'est vrai... j'ai marché! Bien joué. Bon, ma boîte se fout bien de nous du coup big_smile

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#14622 08-05-2018 21:42:05

Philou92
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Stevie en balade pour une ballade...
http://musictonic.com/music/Steevie+Won … qrvm2XDvpQ

Chaque siècle fera son œuvre, aujourd’hui civique, demain humaine. Aujourd’hui la question du droit, demain la question du salaire. Salaire et droit, au fond c’est le même mot. L’homme ne vit pas pour n’être point payé ; Dieu en donnant la vie contracte une dette ; le droit, c’est le salaire inné ; le salaire, c’est le droit acquis.
             Quatrevingt-treize
             Victor Hugo.

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#14623 08-05-2018 21:49:09

Philou92
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?


Chaque siècle fera son œuvre, aujourd’hui civique, demain humaine. Aujourd’hui la question du droit, demain la question du salaire. Salaire et droit, au fond c’est le même mot. L’homme ne vit pas pour n’être point payé ; Dieu en donnant la vie contracte une dette ; le droit, c’est le salaire inné ; le salaire, c’est le droit acquis.
             Quatrevingt-treize
             Victor Hugo.

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#14624 12-05-2018 05:08:53

nono47
Invité

Re : Je vous offre un petit café les DF ?

1526097847.jpg
Les Ramoneurs De Menhirs Bella Ciao character0029.gif

#14625 12-05-2018 05:43:57

smolski
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Re : Je vous offre un petit café les DF ?

Ça.. ça décoiffe ! smile

Et dire qu'à l'origine c'était un chant contestataire des femmes paysannes italiennes quasi-esclaves (sous-payées, battues, violées) dans les montagnes pour la cueillette d'une plante dont je n'ai plus le souvenir du nom... smile

"Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient…"
"L'utopie ne signifie pas l'irréalisable, mais l'irréalisée." - T Monod (source :  La zone de Siné)
"Je peux rire de tout mais pas avec n'importe qui." - P Desproges
"saque eud dun" (patois chtimi : fonce dedans)

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