Debian-facile

Bienvenue sur Debian-Facile, site d'aide pour les nouveaux utilisateurs de Debian.

Vous n'êtes pas identifié(e).


L'icône rouge permet de télécharger chaque page du wiki visitée au format PDF et la grise au format ODT → ODT PDF Export

Table des matières

page miroir des cahiers du débutant pour la communauté Debian-Facile

Page miroir du projet.

N'oubliez pas de faire un tour sur cette page pour prendre connaissance du Cahier des charges et de la manière de Contribuer aux cahiers du débutant 8-)

Cette page est synchronisée (hormis le format et quelques images) avec la page officielle de contribution des cahiers du débutant.

Les cahiers du débutant


sans se prendre la tête…

Debian 8 Jessie

https://lescahiersdudebutant.fr

Debian is a registered trademark of Software in the Public Interest, Inc.

À propos de ce manuel

« Les cahiers du débutant » est un manuel simplifié francophone pour l'installation et la prise en main d'un système Debian.

Vous trouverez dans ces pages les réponses à vos premières questions sur le système Debian GNU/Linux, son histoire, son obtention, son installation, sa prise en main, sa configuration et son administration.

Vous pourrez aller plus loin et obtenir des informations sur la protection de la vie privée, la sauvegarde de vos données ou les différents acteurs du monde Libre français.

Ce manuel n'est pas exhaustif et n'en a pas la mission.

Pour une documentation détaillée, visitez le wiki Debian-Facile.

Si vous désirez un manuel complet Debian, consultez les Cahiers de l'admin de Raphaël Hertzog et Roland Mas https://debian-handbook.info/browse/fr-FR/stable/.

Comment utiliser les cahiers du débutant ?

Viendez piocher !! C'est le principe : une question de débutant sur Debian ?

Prenez le temps de consulter ce manuel et la rubrique appropriée avant de poser la question sur un forum; Vous apprendrez plus vite en le faisant vous-même vous connaîtrez votre système de mieux en mieux, vous maîtriserez votre installation et les manchots iront bien .

Ce manuel est là pour répondre aux premières questions et situations dans le cadre d'une installation Debian.

De nombreux liens externes sont directement accessibles. N'hésitez pas à les consulter pour obtenir plus de détails.

Pour modifier ce manuel et l'adapter à votre situation (distribution dérivée, association, école…), il vous suffit d'exporter cette page au format odt et de l' ouvrir avec votre traitement de texte favori.

Communauté Debian-Facile : debian-facile.org

Forum d'entraide : forum debian-facile.org

Documentation officielle : wiki debian-facile

Portail de l'Association : https://debian-facile.org/asso.php

Suivi du projet : https://debian-facile.org/projets:ebook-facile


Debian ? Kézako ?

Debian (prononcez Dé-biane) est un système d'exploitation (OS = Operating System = Système d'Exploitation) libre, gratuit, et alternatif aux systèmes propriétaires et payants (Windows de Microsoft® ou OS X d'Apple®).

Debian permet le fonctionnement d'un ordinateur, et propose un ensemble complet de logiciels libres avec leurs mises à jour, pour tous les usages habituels, et plus encore…

Ces logiciels libres proviennent en grande partie du projet GNU, lancé dans les années 80 par Richard Stallman (amicalement nommé RMS).

Il manquait un noyau au projet GNU pour fonctionner, ce qu'apportera Linus Torvalds, un étudiant finlandais, avec le noyau Linux, dans les années 90.

La distribution est donc nommée Debian GNU/Linux. Elle a été lancée en août 1993 par Ian Murdock (rip), comme une nouvelle distribution qui serait faite de façon ouverte, dans l'esprit de Linux et GNU.

Debian a la réputation d'être soigneusement et consciencieusement mise en place, et d'être maintenue et gérée avec autant de soins. Tout a commencé avec un petit groupe de hackers de logiciels libres très soudé, et graduellement cela s'est développé pour devenir une communauté de développeurs et d'utilisateurs vaste et bien organisée.

Debian est produite par presque un millier de développeurs éparpillés autour du monde qui travaillent bénévolement pendant leur temps libre. Peu de développeurs se sont en fait rencontrés en personne. La communication se fait principalement par courrier électronique (listes de diffusion sur lists.debian.org) et IRC (canal #debian sur irc.debian.org).

Le projet Debian a une structure organisée soigneusement. Pour plus d'informations sur ce à quoi Debian ressemble vu de l'intérieur, n'hésitez pas à naviguer librement dans le coin des développeurs.

Pour tout savoir sur le quand du comment, consultez l'histoire détaillée.

Valeurs Debian

Des logiciels libres ?

Debian est donc un ensemble complet de logiciels libres. Mais c'est quoi un logiciel libre ? Ce concept est né dans le début des années 1980 sous l'impulsion de R.M. Stallman (oui, l'initiateur du projet GNU) qui a créé la Free Software Foundation.

Logo FSF

Un Logiciel libre permet à son utilisateur de l'utiliser, l'étudier, le modifier et le redistribuer sans enfreindre la loi (les 4 libertés du logiciel libre). Pour cela, il est nécessaire que l'auteur distribue le code source, et autorise l'utilisateur à exercer ces droits grâce à une licence libre.

Le contrat social de Debian

Debian décline ce principe dans son Contrat social, et notamment dans les Principes du logiciel libre selon Debian.

Ce contrat indique que le projet Debian ne contiendra que des logiciels libres. Ainsi, lors de l'installation d'une distribution Debian, aucun pilote non-libre ne sera installé par défaut. Le contrat reconnaît cependant que les utilisateurs peuvent avoir besoin de composants « non-libres » pour faire fonctionner leurs systèmes, comme certains pilotes de matériel, ou certaines applications permettant de décoder de la musique ou des vidéos par exemple.

Ainsi, le projet fournit les mécanismes et les infrastructures (serveurs) qui permettent d'installer le plus facilement possible ces composants « non-libre ».

Les logiciels distribués sont donc séparés en 3 sections :

  • main pour les logiciels libres disponibles de base
  • contrib et non-free pour les logiciels ne respectant pas les principes du logiciel libre, qui peuvent être ajoutés si besoin (voir le chapitre sur les préférences système).

Un des intérêts majeurs des logiciels libres, même si vous, personnellement, ne pouvez pas user de tout ces droits, c'est que cela permet à des gens compétents d'auditer le programme pour s'assurer notamment qu'il ne fait absolument que ce qu'il annonce. Il est ainsi possible de vérifier qu'il n'envoie pas vos données personnelles à votre insu . C'est donc une barrière supplémentaire pour protéger votre vie privée.

Le système d'exploitation universel

Debian se veut “Le Système d'exploitation universel”. Il est donc disponible pour le maximum de type d'ordinateur possible (on parle d'architectures). On y trouve environ 35 000 paquets couvrant tous les besoins, du serveur web aux ordinateurs de recherches, d'imagerie médicale et bien sûr, aux ordinateurs de bureautique et multimédia, qui vont nous intéresser plus particulièrement ici.

Cette grande diversité de logiciels offre ainsi des choix qui n'existent pas dans les OS non-libres (RMS utilise le terme de privateurs pour qualifier les logiciels non-libre car ils privent l'utilisateur de ses libertés), comme les environnements de bureaux par exemple, qui permettent de choisir le programme le plus adapté à ses souhaits, mais aussi à la puissance de sa machine. Il est ainsi possible de faire fonctionner des ordinateurs anciens et/ou peu puissants sans nécessité de renouveler son équipement informatique.

Debian est développée avec soin. Toute nouvelle version stable est longuement testée par ses utilisateurs avant sa sortie. Cette dernière est publiée lorsqu'elle est prête. De ce fait, elle demande peu de maintenance une fois installée (les mises à jour se limitent aux corrections de sécurité et sont donc assez légères) et les problèmes y sont peu fréquents. Cela implique cependant que les logiciels ont des versions relativement anciennes par rapport à d'autres distributions qui publient de nouvelles versions à dates fixes ou intègrent en continu de nouveaux programmes.

Comme de nombreuses autres distributions libres, Debian est peu sensible aux logiciels malveillants (« malwares » tels les virus, chevaux de troie, logiciels espions, publicitaires, réclamant une rançon ou chiffrant vos documents personnels…)

  • Tout d'abord, cette grande diversité de logiciels est disponible dans des dépôts, sur des serveurs contrôlés par le projet. Il n'est ainsi pas nécessaire de chercher des programmes à installer sur divers sites plus ou moins douteux qui distribuent virus et programmes indésirables en plus du logiciel que vous recherchez (comme par exemple des barres d'outils supplémentaires dans le navigateur internet, des outils de « tracking » publicitaire).
  • De plus, comme pour les organismes vivants, la diversité des distributions rend plus compliquée l'écriture d'un virus qui fonctionne partout.
  • Enfin, les droits administrateur et utilisateur sont clairement séparés, ce qui aide à limiter les dégâts en cas d'infection virale (seuls les documents de l'utilisateur sont affectés). Cette séparation des droits limite aussi les risques d'erreurs commises entre la chaise et le clavier.

Plus de détails sur les droits dans le chapitre dédié.

Mais, la sauvegarde régulière de vos données reste le meilleur garant pour vous protéger contre d'éventuels virus, mais surtout contre vos propres erreurs.

Quelques liens pour aller plus loin

Déterminez votre niveau informatique

Gardez à l'esprit que ce manuel n'est pas en marbre… nos conseils ne sont que des suggestions par rapport à vos connaissances en informatique…

Avant tout, vous êtes libres !

L'important est d'être le plus honnête possible : nous sommes tous débutants dans un domaine (personnellement, je suis incapable de changer un carbu' ) et ce n'est pas un défaut. Le souci vient de la place prépondérante de l'outil informatique dans nos vies, qui pénalise les débutants du numérique. On est là pour changer tout ça !

Le but de ce manuel n'est pas de vous transformer en adminsys GNU/Linux, mais simplement vous offrir les outils pour utiliser votre machine comme vous le voulez !

Très grand débutant ?

Vous n'avez jamais ou très rarement touché un clavier ? Vous vous demandez encore pourquoi il faut « ouvrir une fenêtre » ou ce qu'est le « glisser-déposer » ?

Rendez-vous au chapitre “initiation simplifiée à l'informatique” et laissez-vous guider

Vous apprendrez :

  • à utiliser votre souris et votre clavier : vos outils d'échange direct avec la machine.
  • à reconnaître les éléments de base des environnements de bureau : menus, panels, fenêtres, bureaux virtuels…
  • puis vous partirez à la découverte de Debian et ses fonctionnalités .

Utilisateur débutant ?

Vous êtes utilisateur Windows® et/ou vous avez une petite expérience sur GNU/Linux mais sans l'avoir installé : c'est le moment de choisir votre Debian et de découvrir l'interface principale de votre futur système.

Utilisateur basique ?

Vous avez déjà utilisé une dérivée Debian et/ou une autre distribution libre et vous savez ce dont vous avez besoin, passons directement aux choses sérieuses avec l'installation proprement dite.

Initiation simplifiée à l'informatique

Et c'est parti pour la page qui fait peur…

On va commencer avec un simple constat :

les informaticiens et les utilisateurs ne parlent pas le même langage…

Mais alors … comment va-t-on faire ?

Simple : on lit les cahiers du débutant !

L'ordinateur est devenu en quelques années un outil quasi indispensable à la vie moderne. Le souci est que l'information et l'éducation ne suivent pas le rythme du progrès et les besoins des utilisateurs.

Il est donc difficile à un « nouvel utilisateur » de découvrir l'intégralité des possibilités de son ordinateur. De plus, nous n'utilisons généralement que quelques applications.

Nous allons tenter de simplifier au maximum cet univers afin que vous puissiez profiter pleinement de votre ordinateur et des possibilités de Debian.

L'informatique, comment ça marche ?

On lance des applications, on clique sur des icônes, on tape du texte avec le clavier… On a besoin de l'ordinateur, d'un écran, d'un clavier et d'une souris.

Dans cette section, nous allons vous expliquer les manipulations de base pour utiliser votre souris et votre clavier . Mais avant tout, un mot sur l'utilisateur

Les utilisateurs

Dire qu'il faut un utilisateur pour utiliser l'ordinateur peut sembler être un pléonasme, mais nous allons voir que ce n'est pas forcement le cas, ce terme ayant plusieurs significations .

$USER
En règle générale, l'utilisateur, c'est évidemment vous. On parle parfois d'Interface chaise/clavier (ICC), puisque votre place est bien entre la chaise et le clavier, ou la souris.

Lorsque vous travaillez sur votre ordinateur, celui-ci ne vous voit pas. Il voit juste les actions d'un utilisateur (user en Anglais) ayant un nom (login), et parfois un mot de passe (password).

Chaque utilisateur est autorisé par l'ordinateur à réaliser un certain nombre d'actions. Votre utilisateur peut, par exemple, utiliser la souris et le clavier, lire et écrire certains documents (fichiers), mais pas tous. On appelle cela les droits : pour effectuer des tâches d'administration, il faut obtenir les droits de l'administrateur root.

ROOT
Un seul utilisateur a tous les droits, c'est l'administrateur. Cet utilisateur est donc en mesure de réaliser certaines tâches (pour l'administration du système notamment) que les utilisateurs normaux ne peuvent pas faire. Mais une mauvaise manipulation réalisée par cet utilisateur root est en mesure de tout casser.

Sur un ordinateur de bureau à la maison, vous pouvez utiliser l'ordinateur à la fois comme utilisateur et comme administrateur. Certaines actions bien précises sont à faire pour passer de l'un à l'autre, dont la saisie du mot de passe administrateur root.

Séparer pour sécuriser
C'est cette distinction nette, qui n'existe pas nécessairement sous d'autres systèmes d'exploitations, qui renforce la stabilité et la sécurité du système Debian GNU/Linux dont nous avons parlé au chapitre 2. En utilisant un simple utilisateur, vous ne pouvez pas rendre votre ordinateur complètement inutilisable, et les éventuels virus ne peuvent pas infecter l'ensemble du système.

Plus de détails sur les droits et permissions dans le chapitre dédié.

La souris

La souris est l'interface qui permet de manipuler votre pointeur sur l'écran :

Identifiez les « clics » de souris selon leurs positions

Clic-gauche et Double-clic

le clic-gauche , le plus commun, sert à pointer (sélectionner) un dossier, un fichier, une image que vous pouvez ouvrir grâce au double-clic (deux pressions rapides sur le bouton gauche de la souris).

Clic-droit

le clic-droit sert à ouvrir un menu contextuel pour modifier les propriétés d'un dossier, d'un fichier…

Clic-central

le clic-central ou molette sert au défilement, à la copie rapide.

Si votre souris ne possède pas de bouton central ou de molette, le « clic-central » peut être simulé en appuyant simultanément sur les deux boutons.

Les actions de la souris

La première chose à NE PAS FAIRE est de cliquer plusieurs fois de suite sur un bouton si rien ne se passe. Il est possible qu'une application ne se lance pas « immédiatement », cela dépend de votre matériel et de l'application lancée. Par exemple, le navigateur internet met plus de temps à se lancer que le gestionnaire de fichiers.

Fermer une fenêtre

Pour fermer, clic-gauche sur le bouton « fermer » des fenêtres ouvertes; Il est généralement symbolisé par une croix et est situé en haut à droite dans la plupart des cas.

Déplacer une fenêtre

Pour déplacer une fenêtre sur votre écran, il suffit de placer votre pointeur sur la barre de titre (en haut de la fenêtre), puis clic-gauche maintenu et déplacement.

Votre pointeur change alors d'apparence :

devient

Si vous n'avez pas accès à la barre de titre, vous pouvez utiliser la touche spéciale Alt de votre clavier. Placez votre pointeur dans la fenêtre puis pressez simultanément sur [Alt] et le clic-gauche de votre souris, vous pourrez alors déplacer votre fenêtre.

Redimensionner une fenêtre

Les fenêtres s'affichent directement avec une certaine taille sur votre écran. Pour les fermer, vous avez vu qu'il fallait cliquer sur le bouton de fermeture signalé par une croix.

Pour redimensionner une fenêtre, il faut placer le pointeur sur un des bords de la fenêtre ou mieux, sur l'un des coins inférieurs.

Votre pointeur change alors d'apparence :

devient ou selon que vous placiez le pointeur à gauche ou à droite.

Un clic-gauche maintenu lorsque le pointeur change d'apparence vous permettra de redimensionner la fenêtre à votre convenance.

Si vous n'avez pas accès à la barre de titre, vous pouvez utiliser la touche spéciale Alt de votre clavier. Placez votre pointeur dans la fenêtre puis pressez simultanément sur [Alt] et le clic-droit de votre souris, vous pourrez alors redimensionner votre fenêtre.

Pour maximiser la fenêtre, effectuez un double-clic (deux pressions rapides sur le clic-gauche de votre souris) sur la barre de titre (sur GNOME) ou utilisez le bouton de maximisation situé juste à côté du bouton de fermeture s'il est présent (sur la plupart des bureaux).

Glisser-déposer

Pour déplacer ou copier graphiquement vos données, il suffit de les « faire glisser » et de les « déposer » où on souhaite (l'équivalent grapique de la commande mv).

Exemple : pour déplacer un fichier téléchargé dans un dossier, clic-gauche maintenu sur le fichier concerné, déplacez la souris vers le dossier de destination, puis relâchez le bouton de la souris :


glisser-déposer sur le bureau Gnome

Sélectionner du texte

Placez le pointeur de la souris au début ou à la fin du texte à sélectionner, maintenez le clic-gauche enfoncé tout en déplaçant la souris sur le texte, puis relâchez le bouton de la souris.

Vous pouvez aussi effectuer un double-clic (2 pressions successives rapides sur le bouton gauche) sur le mot à sélectionner, puis déplacez le pointeur.

Sélection de texte avec Gedit sur Gnome

Si vous êtes rapide, un triple-clic permet de sélectionner la ligne ou le paragraphe.

Copier-Coller une sélection
  • Avec le clic-droit : le clic-droit va afficher un « menu contextuel » permettant plusieurs actions dont le copier/coller demandé.
  • Placez le pointeur sur la partie sélectionnée, clic-droit puis sélectionnez « copier ». Placez ensuite le pointeur à l'endroit où vous désirez coller la sélection. clic-droit à nouveau puis « coller ».



  • Avec le clic-central : c'est la méthode la plus rapide. Une fois votre texte sélectionné, il vous suffit de placer le pointeur à l'endroit où vous désirez coller la sélection, puis d'effectuer un clic-central. Votre sélection sera copiée instantanément.
Sélectionner plusieurs éléments

Si vous souhaitez déplacer ou supprimer plusieurs éléments d'un dossier, vous pouvez les sélectionner ensemble.

Pour sélectionner des éléments contigus : clic-gauche maintenu , déplacez la souris pour rassembler les éléments puis relâchez le bouton de la souris. Vous pourrez ensuite agir sur la sélection comme expliqué précédemment (copier/coller ou menu contextuel).

Sélection de plusieurs dossiers sur Gnome

Pour sélectionner plusieurs éléments non-contigus, vous pouvez au choix :

  • sélectionner les éléments un par un grâce à la combinaison de la touche [Ctrl] de votre clavier et le clic-gauche de votre souris : en maintenant la touche [Ctrl] enfoncée, clic-gauche sur les éléments que vous désirez sélectionner.
  • Sélectionner tous les éléments puis « retirer » ceux que vous ne désirez pas grâce à la combinaison de la touche [Ctrl] et du clic-gauche de votre souris : une fois la sélection globale effectuée, et tout en maintenant la touche [Ctrl] enfoncée, clic-gauche sur les éléments que vous ne désirez pas sélectionner.

Sélection de plusieurs éléments non-contigus dans Nautilus.

Le clavier

Le clavier ne sert pas uniquement à taper du texte dans la barre de recherche internet ou à travailler avec un éditeur de texte. Il intègre des touches spéciales appelées touches de modification qui permettent d'effectuer des actions rapides en modifiant le comportement des touches « normales ». La combinaison de certaines touches « spéciales » avec des touches « normales » forme les raccourcis claviers.

Le clavier standard AZERTY

Disposition standard pour les claviers français (CC-by-SA sources)

Les touches de modification

  • ↵ Entrée La touche [ENTER] est la première touche « spéciale » sans être réellement une touche de modification.

C'est la touche la plus importante de votre clavier, celle qui vous permet d'envoyer une commande, de lancer une recherche, celle qui dit « oui » à l'ordinateur.

Lorsqu'une fenêtre de dialogue s'affiche à l'écran, que ce soit pour confirmer un téléchargement ou la suppression d'un logiciel, prenez le temps de lire avant de presser la touche [ENTER] ou de cliquer sur « oui ».

  • Ctrl La touche [Ctrl] ou [Control] située de part et d'autre de la barre d'espace en bas de votre clavier. C'est la touche prévue par défaut pour la plupart des raccourcis clavier.
  • Alt La touche [Alt] ou [Fonction] est par défaut la touche qui permet d'afficher les raccourcis spécifiques des applications. Sur une fenêtre ouverte, presser la touche [Alt] fait apparaître les touches rapides pour naviguer dans les menus, effectuer des actions. Ces touches rapides sont identifiées par un soulignement. Si vous maintenez [Alt] enfoncée tout en pressant la touche soulignée, vous afficherez le menu correspondant :

    Dans cet exemple, « f » ouvre le menu « Fichier », « e » le menu « Editer », « v » le menu « Vue », « l » le menu « Aller » et enfin « a » ouvre le menu « Aide ». Vous pouvez circuler dans le menu avec les flèches de direction de votre clavier.
  • AltGr La touche [AltGr] permet d'utiliser les caractères cachés de votre clavier. Plus d'infos dans la section sur les caractères spéciaux.
  • Echap La touche [ESC] ou [Echap] permet d'annuler la dernière touche de modification frappée ou de fermer une boite de dialogue demandant à l'utilisateur de faire un choix (cela revient à cliquer sur le bouton « Annuler » proposé dans cette boite de dialogue).
  • Tab ⇆ La touche [Tab] ou [Tabulation], représentée par deux flèches allant dans des sens opposés, permet de compléter une commande ou de circuler dans les menus d'une fenêtre.
  • Maj. ou Shift La touche [Shift] représentée par une large flèche vers le haut, permet de taper des lettres majuscules ou des chiffres.
  • Verr Maj La touche [CapsLock] ou [Verrouillage] représentée par un cadenas ou un [Shift] plus large, permet de simuler le maintien de la touche [Shift].
  • F1 .. F12 Les touches de fonctions [F1], [F2]…[F12] exécutent des fonctions variées… Forcément. La touche [F1] est communément utilisée pour l'aide des applications, [F11] pour le passage en plein-écran… Par exemple.

Les raccourcis clavier

Pourquoi ? Ça va plus vite !

Notez que les raccourcis clavier s'effectuent en maintenant simultanément les touches enfoncées.

Voici une petite sélection des raccourcis clavier les plus utiles :

  • Ctrl+C [Ctrl]+[c] : Copier une sélection
  • Ctrl+X [Ctrl]+[x] : Couper une sélection (dans le but de la déplacer)
  • Ctrl+V [Ctrl]+[v] : Coller la dernière sélection copiée/coupée
  • Ctrl+F [Ctrl]+[f] : Rechercher un mot ou une expression
  • Ctrl+ clic-central [Ctrl]+molette de la souris : Zoom d'affichage
  • Alt+F4 [Alt]+[F4] : Fermer la fenêtre active
  • Alt+Tab⇆ [Alt]+[Tab] : Circuler entre les fenêtres ouvertes

Les caractères spéciaux

Les claviers ne peuvent contenir autant de touches que de caractères possibles. Afin d'écrire les caractères particuliers en français, il faut combiner les touches à la manière des raccourcis (pression simultanée des touches)

Tout d'abord, un aperçu des touches « cachées » de votre clavier azerty :

Les caractères spéciaux accessibles depuis votre clavier (CC-by-SA sources)

Chaque symbole est associé à une combinaison de touche(s). Ainsi pour écrire « œ », il vous faudra presser simultanément les touches [AltGr] et [o] (la lettre, pas le chiffre).

Le détail des caractères disponibles depuis la touche [c]

Si vous n'êtes pas à l'aise avec les exercices de pression simultanée, vous pouvez toujours copier-coller les caractères spéciaux depuis un tableau de caractères ou depuis les exemples donnés ci-après.

Caractères alphabétiques :

ŸÁÂÃÄÅÆÇÈÉÊËÌÍÎÏÐÑÒÓÔÕÖØŒŠ
Ÿáâãäåæçèéêëìíîïðñòóôõöøœš

Autres caractères :

ߥ£®©®ª×÷±²³¼½¾µ¿·¸º°¯§

Exercices en ligne

s'exercer à la souris :

s'exercer au clavier :

L'informatique, à quoi ça sert ?

Résumer l'informatique en quelques phrases semble difficile. Pourtant, l'utilisation qu'on en fait est claire :

  • regarder un film : que ce soit un film de vacances, un DVD ou un fichier vidéo téléchargé sur internet, Debian vous propose différents lecteurs multimédia. Un exemple dans ce manuel avec VLC.
  • écouter de la musique : profiter de vos CD audio, de la radio en flux direct ou de votre bibliothèque numérique musicale, sans soucis avec Rhythmbox
  • effectuer une recherche sur internet : naviguer, consulter et contribuer à internet grâce aux logiciels web Debian, prenons Firefox comme exemple.
  • lire ou écrire un courrier électronique : communiquer avec votre famille, vos contacts avec un courielleur ou votre navigateur
  • travailler sur des documents formatés, des présentations : Debian utilise plusieurs applications mais la |suite bureautique LibreOffice vous permettra toutes sortes de travaux en formats compatibles.
  • parcourir ses photos de familles : vos souvenirs en un clic, tout simplement avec les visionneuses d'images intégrées sur tous les bureaux Debian.
  • imprimer des documents ou des photos : Debian utilise les serveurs d'impression |CUPS et son outil de configuration commun, mais vous disposez également d'un outil de configuration simplifié intégré

C'est exactement ce que vous allez apprendre à faire avec les cahiers du débutant.

Commençons par identifier les différents éléments affichés à l'écran.

Le bureau Xfce avec le menu des applications et Thunar.

Les barres de tâches

Le « panel », la barre de tâches, la barre d'informations… tout ceci pour parler de l'interface de lancement et d'information de votre système.

C'est généralement un bandeau situé en haut ou en bas de votre écran, et qui affiche plusieurs informations, lanceurs, menus pour vous permettre d'accéder rapidement à vos données ou vos applications, mais aussi pour vous informer (d'un nouveau courriel, de l'heure, si un disque USB est branché…) via la |zone de notification.

  • Le panel Gnome-Shell :

  • Le panel Xfce :

  • Le panel LXDE :

  • Les panels MATE (haut et bas d'écran) :

  • Le panel Cinnamon

  • Le panel KDE

La barre de tâches, quel que soit le bureau, affiche au minimum les éléments suivants :

  • Un menu d'applications vous permettant d'accéder aux logiciels installés
  • Une liste des fenêtres actives ou du moins, le titre de la fenêtre active
  • L'heure avec la date au survol du pointeur
  • Une zone de notification plus ou moins garnie selon le bureau
  • Un bouton d'action pour quitter la session de travail, mettre en veille, redémarrer ou arrêter votre ordinateur. Vous pourrez aussi, selon votre configuration, changer d'utilisateur depuis ce bouton d'action, et profiter du mode multi-utilisateur des systèmes Debian GNU/Linux.

Comme la plupart des éléments des bureaux GNU/Linux, la barre de tâches peut être configurée, agrémentée de greffons (petits modules spécialisés.) ou tout simplement supprimée !

Un clic-droit sur le « panel » ouvre un menu déroulant permettant la configuration (sauf pour le bureau Gnome-3)

Exemple de configuration du panel Xfce

Un clic-droit sur la barre de tâches déroule le menu

Configuration du panel Xfce

Plus de détails dans la section de découverte des bureaux GNU/Linux.

Les menus

Les applications installées sur votre système sont disponibles via plusieurs vecteurs : lanceurs sur le bureau, dans la barre de tâches ou plus généralement, depuis les menus.

Dans les menus, vos programmes sont listés et classés par catégories. Un clic-gauche sur l'icône de menu affiche les entrées d'applications et de sections :

Menu par catégories sur Cinnamon :

Menu déroulant classique sur Xfce :

Menu plein-écran pour Gnome-Shell :

Les fenêtres

Vos applications, vos données, vos clés USB, sont généralement affichées dans un cadre décoré. Chaque environnement de bureau décore ses fenêtres à sa façon, mais on retrouve généralement les mêmes fonctions :

  • la barre de titre en haut affiche généralement le titre de la fenêtre et les boutons d'actions (minimiser/maximiser/fermer)
  • les décorations entourant la fenêtre et qui proposent aux coins inférieurs, deux zones pour redimensionner la fenêtre à l'aide du clic-gauche .
  • la zone de statut : certaines applications affichent des informations au bas des fenêtres (place disponible sur la partition active, poids du fichier pointé …)

Agir sur les fenêtres :

  • fermer la fenêtre avec un clic-gauche sur la croix
  • déplacer la fenêtre avec un clic-gauche maintenu sur la barre de titre + déplacement du pointeur (ou avec [Alt]+clic-gauche)
  • redimensionner la fenêtre depuis un coin ou un bord avec le clic-gauche maintenu (ou avec [Alt]+clic-droit)
  • maximiser la fenêtre avec un double-clic sur la barre de titre

Vous trouverez un descriptif détaillé dans le chapitre sur Thunar.

Voici un exemple de fenêtres sur le bureau Gnome :

Le navigateur Firefox et le gestionnaire de fichiers sous Gnome

Les bureaux virtuels

Pour éviter de surcharger votre espace de travail, les environnements Debian GNU/Linux proposent depuis plusieurs années le principe des bureaux virtuels : ce qui s'affiche à l'écran est déposé sur un « bureau ». Vous pouvez en avoir plusieurs, ce qui signifie que si vous passez sur un autre « bureau », celui-ci sera vide. Si vous revenez sur le premier bureau, vous retrouvez vos applications ouvertes.

C'est comme si vous aviez plusieurs écrans les uns derrière les autres avec la possibilité de changer l'ordre à volonté.

Chaque environnement affiche les bureaux virtuels à sa façon :

  • Gnome affiche vos bureaux dans un panneau latéral (ici : 5 bureaux à droite)

  • Xfce affiche les bureaux dans son panel (ici : 4 bureaux en haut à droite) sous la forme de cadres représentants les différents espaces de travail :

Les droits et permissions

Comme Debian est un système GNU/Linux, il est multi-utilisateur. Il faut donc un mécanisme pour protéger les dossiers et les fichiers appartenant à chacun pour que l'utilisateur bendia ne puisse pas modifier le tableau de compte des points-chocolat de l'utilisateur smolski par exemple.

Pour cela, chaque fichier et chaque dossier appartient à un propriétaire et à un groupe d'utilisateur .

On peut donner pour chaque dossier ou fichier les droits en lecture (Read en anglais), en écriture (Write) et en exécution (eXecution), et ce distinctement pour le propriétaire, le groupe, et les autres (qui ne sont donc ni propriétaire, ni membre du groupe propriétaire).

Pour avoir ces informations, on peut utiliser une commande que vous découvrirez au chapitre suivant en lui ajoutant une option : « ls » (lister) avec l'option « -l ».

ls -l
-rw-r----- 1 smolski gourmands 4096 août 1 16:13 compte_points_choco.ods

Ainsi, on peut voir que l'utilisateur smolski a les droits en lecture 'r' et en écriture 'w' sur le fichier de compte des points-chocolat, que les membres du groupe gourmands (dont fait partie l'utilisateur bendia) peuvent juste 'r' lire le fichier sans le modifier et que les autres ne peuvent pas l'ouvrir '-' .

La grande majorité des fichiers systèmes qui seront modifiés lors des tâches d'administrations appartiennent à l'utilisateur root et n'offrent pas les droits d'écritures pour les autres. Il faut donc que les commandes passées pour modifier ces fichiers le soient par cet utilisateur root.

Passer en mode administrateur

Pour passer une commande en mode administrateur, Debian utilise « su ». Le mot de passe administrateur vous est demandé, rien ne s'affiche à l'écran lors de la saisie du mot de passe, c'est normal.

Debian peut aussi utiliser « sudo » ( pour se substituer à « root »). Lors du passage en sudo, c'est votre mot de passe qui vous est alors demandé.

Des exemples utilisateur et administrateur sont listés dans le chapitre dédié

Un mémo pour les commandes GNU/Linux vous est proposé en fin de manuel.

Le terminal

Lorsque vous lancez une application depuis un menu, lorsque vous déplacez un fichier d'un dossier à un autre avec votre souris, vous envoyez graphiquement des instructions à l'ordinateur.

Ces instructions peuvent être envoyées directement sans passer par un menu ou un logiciel grâce au Terminal qui vous donne accès à la ligne de commande. Cet outil est plus précis qu'une interface graphique, car vous avez accès à toutes les options de vos applications. Il est aussi votre seul recours en cas de perte de session graphique.

Le souci est que ça fait un peu peur cette petite boite noire … alors on va démystifier tout ça et vous montrer que le terminal peut devenir votre nouvel ami.

Certaines commandes bien pratiques comme « rm » (remove = efface) permettent de passer par-dessus le principe de la « corbeille » mais peuvent être dévastatrices en mode admin sur un système entier.

Dans le doute, n'hésitez pas à poster (poser des questions) sur notre forum d’entraide.

Ne testez pas votre terminal en mode administrateur !!

Présentation

On va commencer simplement par ce que vous voyez :

La configuration de cet affichage se trouve dans le fichier ~/.bashrc (un fichier caché de votre répertoire personnel), le fichier de configuration de l'interpréteur « bash » qui gère les commandes lancées dans le terminal (pour faire court). bash permet d'envoyer des commandes à travers le terminal jusqu'à la machine afin de lui donner des instructions ou obtenir des informations.

Exemple utilisateur

Afin d'apprivoiser le bidule, on va commencer par du simple, « cd » … pour « change directory », qui vous permet de vous balader dans votre système.

Lorsque l'on ouvre le Terminal, par défaut, on se trouve dans le répertoire personnel de l'utilisateur (le 'home' : /home/arp/). Ce répertoire intègre les sous-répertoires Images, Téléchargements, etc.

Pour aller dans le sous-répertoire Images, je tape « cd Images » sans les « » (la majuscule à son importance, d'où la nécessité d'identifier clairement le nom des fichiers ou répertoires que l'on recherche…) puis je presse [Enter] pour envoyer la commande. Pour rejoindre le dossier 'Images' depuis n'importe quel répertoire du système, il fait indiquer le chemin en entier '/home/arp/Images' (arp étant à remplacer par votre identifiant) :

Utilisation de cd pour naviguer dans les dossiers en console

Vous voyez que le « ~ » a changé, vous avez changé de répertoire, comme dans votre gestionnaire de fichiers quand vous ouvrez un dossier.

Dans un gestionnaire de fichiers, lorsque vous ouvrez un dossier, vous « voyez » ce qu'il y a dedans. Avec un terminal, il faut lister les éléments avec la commande « ls » :

Lister les répertoires et fichiers présents avec ls.

… simple non ? Vous voyez, vous n'avez rien cassé :-) mouais, vous allez me dire que c'est un peu inutile ce genre de truc …

On va passer à des trucs plus sympas :

  • 'uname -r' vous donne la version de votre noyau Linux actif

  • 'uptime' vous donne le temps de fonctionnement de votre session de travail, le nombre d'utilisateurs connectés et la charge système. Le « load average » calcule les processus en cours et en attente durant la dernière minute, il y a 5 minutes et il y a 1/4 d'heure, afin de voir si des processus ne sont pas trop en file d'attente. Si le load dépasse 1 (pour les vieux ordis) ou 2 (pour les dualcore et +) cela veut dire qu'un processus est en cours et un autre en file d'attente.

  • revenir à votre dossier personnel ? un petit 'cd' tout seul pour revenir @home.

  • yen a trop sur l'écran ? un petit 'clear' videra votre console

Exemple administrateur

Pour passer une commande en mode administrateur, Debian utilise « su ». Le mot de passe administrateur vous est demandé, rien ne s'affiche à l'écran lors de la saisie du mot de passe, c'est normal.

Passage en mode administrateur avec su.

Vous remarquez que le « $ » identifiant un utilisateur classique, a été remplacé par un « # » désignant le compte administrateur « root ».

Une fois connecté en « root » dans votre session de terminal, vous pouvez lancer des commandes d'administrations, ici une mise à jour des dépôts avec le terminal Gnome et la commande « apt-get update » :

Mise à jour des dépôts avec apt-get update.

Reprenons l'exemple de mise à jour des dépôts, c'est à dire la récupération des informations sur les paquets ou les mises à jour disponibles. Après l'update (qui vérifie les dépôts), on lance « apt-get upgrade » pour effectuer la mise à jour :

Sur GNU/Linux, lorsqu'un processus doit modifier votre système, une confirmation vous est généralement demandée. Ici, le terminal vous indique la nature des changements prévus et attend votre accord, soit en pressant simplement [Enter], soit « O » (la lettre, pas le chiffre) pour accepter… soit « n » pour refuser.

Si vous acceptez les changements, vous verrez le processus complet de téléchargement, de configuration et d'installation des paquets concernés. Puis, le terminal vous « rendra la main » en affichant de nouveau l'invite de commande :

Voilà, vous venez de mettre votre système à jour depuis votre terminal !

Alors après on peut s'amuser, car les commandes seules… en revanche, les commandes associées dans un « script » permettent l'automatisation d'une suite de processus.

Plus d'informations sur les scripts dans la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Il faut être très rigoureux lorsqu'on passe des commandes en mode administrateur. Pour éviter les erreurs, il faut utiliser l'auto-complétion. Ce mécanisme va permettre à l'ordinateur de terminer les commandes que vous avez commencées à taper (3 lettres suffisent) où les arguments de ces commandes. Cela se fait en appuyant sur la touche <Tab>. Si des choix multiples sont possibles, ils vous seront proposés.

Certaines applications en mode graphique nécessitent les droits adminstrateur. Il ne faut surtout pas les lancer avec su ou sudo, sous peine de casser sa session graphique. Il faut utiliser à la place gksu (sur les bureaux gtk) ou kdesu (pour KDE) selon votre Environnement de bureau.

Ceci-dit, notez que je n'ai jamais cassé ma session avec un sudo synaptic

La gestion des fichiers sur GNU/Linux

Vos données, vos films, vos documents et vos photos sont considérés comme des fichiers par Debian GNU/Linux. Ces fichiers sont organisés dans des dossiers.

Oui… Et alors ??

Nous allons vous expliquer comment naviguer dans vos dossiers, consulter vos fichiers, les organiser, les retrouver…

L'organisation des données sur Debian GNU/Linux

Imaginez votre ordinateur comme une grosse commode. Chaque tiroir renferme des boîtes, et dans chaque boîte se trouvent vos données (films, photos, documents, musiques, etc) ou les données du système (programmes, thèmes d'apparence, bibliothèques utilisées par les programmes, etc).

Debian est un système d'exploitation (le gros programme qui fait tourner votre ordinateur) qui organise les données selon leurs adresses respectives :

  • ainsi, votre commode est identifiée comme « / », la racine du système qui aligne les tiroirs qui contiennent toutes les boites.
  • votre dossier personnel est identifié comme « /home/votre nom d'utilisateur »,
  • quelques programmes sont situés dans « /usr/bin »…

Pour reprendre notre analogie : dans la commode « / » se trouve le tiroir « /home/ » qui renferme la boîte « votre nom d'utilisateur » avec toutes vos données bien rangées : la boîte Images, Documents, Vidéos…

Vos données personnelles

Vos données personnelles sont stockées dans votre dossier personnel, votre boîte « /home/votre nom d'utilisateur ». Elles sont organisées en dossiers pour plus de facilité lors de la recherche et de la consultation par vous ou certains de vos programmes (il est plus logique pour une visionneuse d'images de s'ouvrir dans votre dossier « Images »).

Debian est livrée avec quelques dossiers dans votre dossier personnel (quelques petites boîtes pour organiser au mieux vos données) : Bureau, Documents, Images, Modèles, Musique, Téléchargements et Vidéos.

Le gestionnaire de fichier Thunar sur Xfce avec deux onglets ouverts

Vos fichiers cachés

Certains fichiers de votre dossier personnel concernent la configuration de votre interface, votre police d'affichage, vos mots de passe Firefox, etc.

Ce type de données n'a aucunement besoin d'être affiché à l'écran lorsque vous consultez vos photos ou vos documents : c'est pourquoi ces dossiers ou fichiers sont cachés.

Ces dossiers ou fichiers cachés sont identifiés sous la forme « /home/votre nom d'utilisateur/.fichier caché » . Notez le « . » (point) devant le nom du fichier.

Pour les afficher, pressez simultanément [Ctrl]+h (h pour « hidden ») ou depuis le menu de votre gestionnaire de fenêtres « Vue » > « Montrer les fichiers cachés » :

Affichage des fichiers cachés dans Thunar sur Xfce

Les fichiers du système

Debian GNU/Linux intègre une série de programmes pour naviguer sur internet, dans votre dossier personnel, dans vos photos, etc. Ces programmes sont situés dans des « dossiers système ».

Ces dossiers sont protégés en écriture et certains en lecture : cela signifie que vous pouvez en consulter certains, mais que vous ne pouvez en modifier aucun en tant que simple utilisateur.

Pour modifier ces dossiers ou fichiers, vous devez passer par le compte administrateur du système « root ».

Exemple de gestionnaire de fichiers : Thunar

Thunar est le gestionnaire de fichiers par défaut du bureau Xfce. Ce programme vous permet de naviguer dans vos dossiers « Images », « Documents », etc, avec l'aide de la souris (en effectuant un double-clic sur un dossier pour parcourir son contenu) ou du clavier (naviguez parmi les dossiers avec les flèches du clavier puis pressez la touche [Enter] pour l'ouvrir). Son rôle est d'afficher à l'écran le contenu de ces dossiers : vos données personnelles. Thunar est accessible depuis le menu d'applications Xfce de votre |barre de tâche sous le nom « gestionnaire de fichiers ».

Présentation simplifiée de Thunar

Lorsque Thunar affiche votre dossier personnel, un certain nombre d'informations et d'outils sont déjà à votre disposition :

  • #1 La barre de titre : elle renseigne sur le programme lancé, le nom du dossier consulté. Elle intègre les « boutons d'actions » qui permettent, lors d'un clic-gauche de la souris, de minimiser la fenêtre ( alors disponible dans la barre de tâches), maximiser la fenêtre ( elle occupera tout l'écran ), fermer la fenêtre ou d'autres actions selon le gestionnaire de fenêtre utilisé.
  • #2 La barre de menu : elle permet d'agir sur les fichiers ou dossiers (copier/coller/effacer/renommer, etc), de changer d'emplacement, de style d'affichage (en icônes, liste, liste compacte), ou de fermer la fenêtre toujours à l'aide du clic-gauche.
  • #3 La barre d'emplacements : elle indique le dossier dans lequel vous êtes et si la place est suffisante, le(s) dernier(s) dossier(s) visité(s).
  • #4 la barre d'onglets : elle indique les dossiers ouverts dans la fenêtre active. Les onglets Thunar fonctionnent comme ceux de votre navigateur internet.
  • #5 Le panneau latéral : il affiche les dossiers principaux (dossier personnel, corbeille, système de fichiers, bureau), vos raccourcis (dossiers préférés) et les volumes externes (clés USB ou disques durs externes branchés en USB). Un clic-gauche sur un libellé affichera le dossier sélectionné. Un clic-central ouvrira le dossier dans un nouvel onglet (pratique pour déplacer ou copier des données).

Le panneau latéral peut aussi afficher l'arborescence de votre système, c'est-à-dire l'intégralité de vos dossiers et fichiers classés hiérarchiquement.

  • Vous pouvez masquer/afficher le panneau latéral avec le raccourci clavier [Ctrl]+[b]
  • #6 Le cadre principal : il affiche le contenu du dossier. Si le dossier sélectionné contient d'autres dossiers, ils seront affichés avant les fichiers « simples » (photos, documents PDF, etc) et classés, par ordre alphabétique par défaut.
  • #7 La barre de statut : elle affiche le nombre d'éléments dans le dossier concerné, indique si un ou plusieurs fichiers sont sélectionnés ainsi que la place restante sur le système de fichiers affiché.

Utilisation et fonctionnalités de Thunar

Thunar va vous permettre de consulter vos données, les classer et les modifier.

Notez que d'autres gestionnaires de fichiers utilisent un rendu différent (GTK3) qui permet d'afficher le menu de l'application directement dans la barre de titre (comme sur Gnome par exemple)

Consultation des données

La consultation de vos données est simple. Lancez Thunar qui s'ouvrira par défaut sur votre dossier personnel. Vous pouvez alors choisir d'ouvrir un dossier spécifique selon la nature des données à consulter.

  • Pour visiter, ouvrir un dossier, placez le pointeur de votre souris dessus : un double clic-gauche ouvrira le dossier dans la même fenêtre. Un clic-central ouvrira le dossier sélectionné dans un onglet de la fenêtre.

Vous pouvez également cliquer sur un des raccourcis situés dans le panneau latéral gauche de votre fenêtre Thunar.

  • Pour ouvrir un fichier, placez le pointeur dessus : un double clic-gaucheouvrira le fichier avec l'application assignée par défaut. Un clic-droit ouvrira un menu contextuel qui vous permettra, entre autres choses, d'ouvrir le fichier avec l'application de votre choix.
Sélection des données

Pour sélectionner plusieurs éléments, placez votre pointeur dans un espace vide de votre fenêtre puis, clic-gauche maintenu pour sélectionner les éléments désirés, relâchez votre souris. Pour retirer un ou plusieurs éléments de la sélection, vous pouvez pointer l'élément, puis clic-gauche tout en appuyant sur la touche [Ctrl] de votre clavier.

Le détail dans |l’initiation simplifiée.

Une fois sélectionnés, vous pouvez effectuer les actions de modification détaillées dans le chapitre « Modifications » ci-après.

Classement des données

Vous allez me dire : « je fais bien ce que je veux avec mes données » … et vous avez bien raison !

Cependant, certaines applications iront chercher plus facilement vos données dans leurs dossiers spécifiques. Ainsi, le logiciel de capture d'écran enregistrera dans le dossier « Images », votre navigateur internet enregistrera vos données dans le dossier « Téléchargements », votre lecteur de musique cherchera dans votre dossier « Musique »… Et ainsi de suite.

Thunar vous permet de créer des raccourcis afin de faciliter l'accès, le classement et donc la recherche, de vos données.

Pour créer un raccourci, il suffit de « glisser-déposer » le dossier désiré dans le panneau latéral : clic-gauche maintenu sur le dossier sélectionné, puis déplacez votre pointeur dans le panneau latéral. Votre dossier sera alors toujours accessible d'un simple clic.

Modifications des données

Le menu contextuel déclenché par un clic-droit sur un dossier ou un fichier, vous permettra d'effectuer une série de modifications sur le dossier ou fichier sélectionné.

Dans notre exemple, le menu contextuel vous propose les actions suivantes :

  • Ouvrir avec l'application par défaut, ici la visionneuse d'images Ristretto.
  • Ouvrir avec une autre application : si vous choisissez cette option, une fenêtre vous permettra de naviguer dans votre système afin de sélectionner une application différente (commencez par /usr/bin/nom de l'application).
  • Envoyer vers est un menu pour partager par courriel, placer comme lanceur ou d'autres option différentes selon le type de fichier sélectionné.
  • Couper : cette action supprimera le fichier/dossier sélectionné dans le but d'être collé ailleurs. Il vous suffit ensuite de naviguer jusqu'au dossier de destination, d'effectuer un clic-droit dans la fenêtre du dossier de destination et de choisir « coller ».
  • Copier : cette action laissera un exemplaire du fichier/dossier sélectionné sur place et fera une copie dans le dossier de destination selon la même procédure que pour « couper ».
  • Déplacer dans la corbeille : cette action supprimera le fichier/dossier sélectionné pour le déplacer directement dans votre corbeille (voir le chapitre suivant)
  • Supprimer définitivement le fichier sélectionné
  • Renommer : cette action vous permet de modifier le nom du fichier/dossier sélectionné.
  • Définir comme fond d'écran est explicite et n'apparaît que sur une image
  • Créer une archive : cette action vous permet de compresser un ou plusieurs fichier(s) ou dossier(s) sélectionné(s). Dans la fenêtre qui s'affiche alors, choisissez un dossier de destination en naviguant dans le panneau latéral, puis indiquez le nom de votre archive avec son type. Clic sur « Nouveau » pour lancer la création de l'archive.
  • Propriétés : cette action vous permet de modifier le nom du fichier, l'application par défaut pour ouvrir ce fichier, lui attribuer un « emblème » ou gérer les droits et « Permissions d'accès » du fichier/dossier sélectionné.
Suppression de vos données

La fameuse « Corbeille ». Elle est accessible directement depuis le panneau latéral de votre fenêtre Thunar. Une icône « pleine » vous indique que des éléments se trouvent dans la corbeille.

Pour vider la corbeille et supprimer définitivement les éléments qui s'y trouvent, clic-gauche sur l'icône appropriée puis choisir « Vider la corbeille ». Vous pouvez aussi passer par le menu « Fichier » de la barre d'outils Thunar puis « Vider la corbeille ».

Choisir sa Debian

Debian est un système d'exploitation qui se décline en plusieurs versions, il va donc vous falloir faire un choix en fonction de votre niveau, vos goûts, vos besoins et votre matériel.

Je vous laisse choisir

  • je suis (grand) débutant et/ou
  • je ne sais que choisir et/ou
  • je n'ai pas le temps ni l'envie de me plonger dans de la doc… on verra plus tard

⇒ je prends |DFLinux et son plan d'apprentissage intégré qui me permettra de faire évoluer mon niveau informatique à mon rythme quand j'en ai envie ou besoin …

Libre quoi !

Choisir une dérivée Debian ?
Il existe de nombreuses dérivées de Debian plus ou moins stables et/ou maintenues. Ce manuel et les indications qui s'y trouvent peuvent servir pour toute dérivée de Debian Stable « Jessie ».

Si vous désirez tester d'autres distributions basées sur Debian, consultez la page des Debian Derivatives.

Je tente l'aventure Debian
C'est parti ! La suite de ce manuel va vous aider pour :

Choisir l'architecture

Le processeur, l'organe de calcul de votre ordinateur, fonctionne sous un type spécifique d'architecture, c'est à dire qu'il traite les informations selon son type (32, 64, PPC …).

Debian-Facile recommande l'utilisation de l'image ISO de type « netinst multiarch » qui contient l'installeur pour les deux architectures principales (i386 et amd64) et permet d'obtenir les versions des logiciels les plus à jour. Si vous choisissez cette option, vous pouvez passez à la |découverte des bureaux GNU/Linux.

Si vous voulez utiliser une image ISO contenant directement un environnement spécifique (Gnome, KDE, Xfce …), vous devez en premier lieu la choisir en fonction de l'architecture de votre processeur. Autrement dit, choisir entre une version 32 bits et une version 64 bits, ou encore entre une version i386 et une amd64.

Pour faire simple

  • Si votre ordinateur a un auto-collant « coreDuo », « core2duo », ou qu'il date d'après 2005, vous pouvez prendre une ISO amd64.
  • Si votre ordinateur affiche fièrement « Pentium IV M » ou qu'il date d'avant 2003, prenez une version i386.
  • Dans le doute, choisissez la version 32 bits “i386”, elle fonctionnera partout
  • Dans le gros doute, passez nous voir sur le forum

Pour vérifier

  • Depuis une distribution GNU/Linux en session « live » (DFLinux par exemple), ouvrez un terminal et lancez la commande suivante afin d'obtenir la compatibilité 32 ou 64 bits :
lscpu | grep op-mode

qui vous rendra un résultat explicite, ici avec un processeur 'amd64' :

CPU op-mode(s):        32-bit, 64-bit
  • Depuis un poste windows®, le modèle de votre processeur est affiché dans l'onglet « Général » du menu Démarrer > Panneau de configuration > Système.

Choisir son bureau GNU/Linux

C'est le moment de choisir l'interface principale de votre système.

Debian vous permet d'adopter directement un ou plusieurs bureaux depuis l'interface d'installation :

Pourquoi plusieurs « bureaux » GNU/Linux ?

L'ordinateur n'est qu'un outil et même si on vous demande parfois d'apprendre 2~3 trucs pour l'utiliser, il n'en reste pas moins votre outil et donc, il doit pouvoir s'adapter au maximum à vos goûts, votre façon de travailler ou de vous détendre.

Dans cette optique, chaque bureau a son organisation, son système de configuration, ses fonctionnalités : ce n'est pas une diversité superflue, issue des méandres de quelques cerveaux barbus (quoi que), c'est une des forces du logiciel libre : savoir proposer au lieu d'imposer !

Nous vous présenterons ici les principales caractéristiques de ces différents environnements afin de vous aider à faire votre choix.

Vous pourrez en ajouter plus tard selon vos besoins où vos envies.

Les deux bureaux principaux sont Gnome et KDE, mais ce sont aussi les plus gourmands en ressources donc n'hésitez pas à tester les autres environnements.

Applications intégrées

Chaque environnement de bureau est prévu pour offrir les fonctionnalités minimales lors d'une utilisation personnelle de votre ordinateur.

Vous trouverez donc sur tous les bureaux présentés ici, un navigateur internet, un gestionnaire de fichiers, un éditeur de texte, une suite bureautique, un lecteur multimédia (sauf sur MATE DE, mais c'est facile à ajouter) et une logithèque pour faire évoluer votre installation et la maintenir à jour.

Gnome

Gnome 3.14 est la version de Gnome embarquée pour Debian 8 Jessie.

L'interface Gnome-Shell est le bureau pour Debian par défaut et propose :

  • Un gestionnaire d'activités situé en haut à gauche dans lequel on retrouvera (Touches ⊞ Win pour l'ouvrir au clavier):
    • L'ensemble des lanceurs applications,
    • L'ensemble des applications ouvertes,
    • La possibilité de répartir les applications sur plusieurs bureaux virtuels,
    • Un moteur de recherche, d'applications, de fichiers, ou même de contacts.

  • Un gestionnaire de temps au centre, en cliquant sur la date, avec un calendrier lié au gestionnaire de courriel, d'agenda et de contacts d'Evolution.

  • Un gestionnaire système en haut à droite avec :
    • La gestion des paramètres réseaux,
    • La gestion des paramètres de sessions,
    • L'accès au gestionnaire des paramètres de votre système.

Gnome classique

Gnome 3, avec l'interface Gnome-Shell est un changement profond d'interface par rapport à Gnome 2. Cependant, afin de maintenir une continuité dans les habitudes des utilisateurs, l'équipe Gnome a configuré une série d'extensions redonnant l'aspect de Gnome 2. Cette interface est accessible lors de l'ouverture de session, dans les réglages, sous le nom Gnome Classique.

Aide complète intégrée

Gnome intègre son aide générale détaillée directement accessible depuis le dock par défaut, de quoi rassurer les débutants :


Fiche technique :

  • Applications principales :
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 440 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 520 Mo
  • Niveau minimal requis : grand débutant / débutant

Page du projet Gnome : https://www.gnome.org/

Plus de détails dans la section dédiée de ce manuel.

KDE

KDE4 est un projet qui fournit un environnement graphique (Plasma) et une suite logicielle complète. KDE4 est grandement configurable, aussi bien l'environnement de bureau que les applications qui l'accompagnent, on peut même trouver ça compliqué tellement il y a de possibilités.

Notez que vous pouvez utiliser KDE sans configuration particulière et qu'il est tout à fait utilisable « out-of-the-box » (tout frais sorti du cul d'la poule).

Le bureau KDE4 Plasma sur Debian 8

KDE4 se rapproche de l'environnement Windows®, et propose :

  • Kickoff KDE : le menu à partir duquel vous aurez accès à tout votre système.
  • Composants graphiques : les modules à placer où vous voulez sur votre bureau pour profiter de fonctionnalités supplémentaires.
  • Les activités : un bandeau qui intègre vos tâches à accomplir, vos rendez-vous… un autre façon de faciliter votre travail quotidien
  • Le panneau de configuration : c'est ici que vous allez pouvoir effectuer tous les réglages de votre ordinateur et de votre système Debian.
  • L'aide complète : KDE est un bureau complet et comme Gnome, intègre une aide très documentée.
  • Plasma : KDE4 est livré avec un pack d'applications complètement intégrées au bureau « plasma » offrant une expérience graphique fluide et cohérente.

Comme les autres bureaux GNU/Linux, vous pouvez transformer KDE4 selon vos besoins et envies.

Pour ajouter un composant graphique, clic-droit sur le bureau et choisissez « Ajouter des composants graphiques ». Un bandeau contenant tous les composants disponibles se place en bas de l'écran : faites votre choix

Les composants graphiques sur KDE4

Le gestionnaire d'activité vous permet de vous organiser et de garder à l'œil vos tâches. Pour y accéder, clic-gauche sur les trois points du panel :

Le bandeau des activités sur KDE4

Comme Gnome, KDE est un environnement très complet et dispose de son centre de configuration ainsi que son centre d'aide intégré.

Pour lancer le centre de contrôle, direction le menu KickOff > Applications > Configuration > Configuration du système.

L'aide est directement disponible en bas de la liste principale des applications.

Le panneau de configuration et le Centre d'aide sur KDE4

Fiche technique :

  • Applications principales :
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 460 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 570 Mo
  • Niveau minimal requis : débutant / confirmé

Plus de détails sur la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Mate

MATE est un fork de GNOME 2. C'est-à-dire que cet environnement de bureau est une reprise du code de GNOME 2, avec quelques modifications.

C'est un environnement idéal pour les personnes qui ne veulent pas changer leurs habitudes acquises avec GNOME 2. C'est aussi un bon bureau pour la MAO et ses applications spécifiques gourmandes !

MATE se veut léger en comparaison de GNOME 3 et, de ce fait, il est adapté à des ordinateurs assez anciens et restreints en ressource.

En clair, c'est un bon compromis entre GNOME 3 et Xfce 4 !

Le bureau MATE sur Debian 8

Mate offre une interface « traditionnelle » avec ses deux barres de tâches :

  • Le panel supérieur intègre les principales applications, les dossiers principaux et le menu d'administration système sur la gauche.
  • La droite du panel supérieur est réservée à la zone de notification et de réglages rapides (volume sonore, disposition du clavier, agenda minimal)
  • Le panel inférieur affiche le bouton de bureau (qui permet de masquer toutes les fenêtres), la liste des fenêtres actives et le sélecteur de bureaux virtuels.

La configuration de Mate passe par son centre de contrôle (menu « système » > centre de contrôle) qui donne accès à tous les organes de votre interface :

Centre de contrôle du bureau MATE

Fiche technique :

  • Applications principales :
    • Navigateur internet : Firefox
    • Suite bureautique : |LibreOffice
    • Gestionnaire de fichiers : Caja (fork de Nautilus)
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 260 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 360 Mo
  • Niveau minimal requis : grand débutant / débutant

Plus de détails sur la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Cinnamon

Cinnamon est un environnement de bureau dérivé de Gnome-Shell. Il délaisse l'interface tout-en-un de ce dernier au profit d'une interface plus traditionnelle (tableau de bord accompagné d'un menu dans lequel les icônes sont classées par catégories).

Il est développé par l'équipe de Linux Mint, distribution GNU/Linux dont il est un des DE phare (Desktop Environment = Environnement de bureau).

Cinnamon utilise Muffin et ses librairies pour la gestion des fenêtres et Nemo en tant que gestionnaire de fichiers.

Nemo est un fork de Nautilus 3.4 qui réintroduit certaines fonctionnalités ôtées de ce dernier : vue compacte, ouvrir dans un terminal, ouvrir en tant que root, possibilité d'éditer le chemin absolu à la main, etc.

Le bureau Cinnamon sur Debian 8

Fork de Gnome-Shell, Cinnamon présente un bureau complet avec toutes les applications (f)utiles à votre usage quotidien : vous pouvez voir les applications graphiques dans la capture ci-dessus et vous trouverez par exemple pour les applications « Internet » : le navigateur Firefox, le client courriel Icedove, le client de messagerie

multi-protocole Pidgin, le client Bittorent Transmission, un visionneur de bureaux distants et le client IRC Xchat.

La configuration de Cinnamon est confiée au gestionnaire de paramètres qui centralise les réglages système et utilisateur :

Fiche technique :

  • Applications principales :
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 400 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 490 Mo
  • Niveau minimal requis : grand débutant / débutant

Plus de détails sur la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Xfce

Xfce est un environnement de bureau léger pour les systèmes d'exploitation de type UNIX. Il vise à être rapide, peu gourmand en ressources système, tout en étant visuellement attrayant et convivial. Il est extensible grâce à de nombreux plugins et intègre un mixeur sonore (xfce4-mixer), son propre gestionnaire de fenêtres supportant la transparence, les ombres… (xfwm4), un gestionnaire d'archive intégré au gestionnaire de fichiers (thunar-archive-plugin), un moniteur de disque, de batterie, réseau, processeur, mémoire, ainsi que des thèmes et plugins divers.

Son interface est claire et traditionnelle : vous ne serez pas surpris au premier rendez-vous.

Le bureau Xfce par défaut sur Debian 8

Xfce offre l'avantage d'une totale modularité de ses éléments intégrés car il est livré avec différents modules indépendants. Xfce permet aussi l'intégration d'applications venues d'autres environnements et est capable de charger (lancer au démarrage) les services Gnome et/ou KDE par défaut.

C'est l'environnement idéal pour un débutant, offrant une grande stabilité, un pilotage complet « à la souris », et des possibilités d'évolution sans limites. C'est le DE par défaut du projet DFLinux.

Comme pour les environnements précédents, Xfce centralise sa configuration pour faciliter la personnalisation. Notez que les éléments peuvent aussi être configurés depuis leurs interfaces spécifiques (comme un clic-droit sur le panel pour ajouter un lanceur…).

Le gestionnaire de paramètres Xfce sur Debian 8

Fiche technique :

  • Applications principales :
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 207 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 280 Mo
  • Niveau minimal requis : grand débutant / débutant

Plus de détails sur la page dédiée du wiki Debian-Facile & la FAQ officielle Xfce.

LXDE/Openbox

LXDE est un environnement de bureau libre pour les systèmes Unix et autres systèmes conformes aux standards POSIX, tels que Linux ou BSD. Le nom LXDE est l'acronyme de « Lightweight X11 Desktop Environment » (environnement de bureau X11 léger).

LXDE est un projet ayant pour but de proposer un nouvel environnement de bureau qui soit léger et rapide.

Contrairement à d'autres environnements de bureau, les composants ne sont pas étroitement liés. Au lieu de cela, ils sont indépendants et chacun d'eux peut être utilisé sans les autres avec peu de dépendances (paquets appelés lors de l'installation).

LXDE utilise Openbox comme gestionnaire de fenêtres par défaut.

Le bureau LXDE et PCManFM sur Debian 8

Le mode de construction de LXDE implique que la configuration de chaque élément passe par une interface dédiée à l'application concernée. Vous ne trouverez pas de « Control Center » à la Gnome, mais plutôt une suite d'outils légers pour personnaliser votre environnement.

Configuration de l'interface et de la session LXDE sur Debian 8

Menu des préférences et Outil de configuration OpenBox sur LXDE

Vous noterez que l'interface n'est pas encore totalement traduite, mais les éléments configurés affichent les modifications à la volée, ce qui facilite la personnalisation.

LXDE est particulièrement léger ce qui le rend idéal pour les petites configurations matériel et le ré-emploi informatique, mais il demande un peu plus de temps pour la prise en main des différents éléments.

Ceci-dit, le couple LXDE/OpenBox vous permettra de faire vos premières armes de g33k sur Debian.

Si vous désirez découvrir une version pré-configurée de Debian LXDE, consultez la section DFLinux dédiée.

Fiche technique :

  • Applications principales :
  • Ressources minimales nécessaires au démarrage : 120 Mo
  • Ressources minimales nécessaires en navigation internet : 190 Mo
  • Niveau minimal requis : débutant / confirmé

Plus de détails sur la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Installez Debian

C'est le grand moment … il faut se jeter à l'eau.

Les sections suivantes décrivent les deux modes d'installation classiques :

  • Installer en Simple Boot : Debian sera la seule distribution présente sur le disque dur et l'installation sera automatique (partitionnement assisté avec tout le système dans une seule partition)
  • Installer en DualBoot : Debian sera installée à côté d'un autre système (GNU/Linux ou Windows®) en mode automatique (partitionnement assisté de l'espace libre avec tout le système dans une seule partition)

Pour les installations différentes (/home séparé, LVM, Chiffré, Multi-Boot..) vous trouverez les liens vers les documentations dédiées |en fin de section.

Notez que ce manuel est destiné aux débutants et ne couvre pas l'intégralité des possibilités d'installation d'un système Debian. Si vous êtes dans une situation particulière n'étant pas listée ici, consultez le manuel d’installation Debian en ligne.

Avant l'installation

La plupart des utilisateurs n'a jamais eu à installer un système (les ordinateurs sont livrés avec un système d'exploitation pré-installé)… ça peut faire flipper un peu… Prenez donc le temps de bien vous préparer, respirez, tout va bien se passer.

Compatibilité du matériel

Une des premières questions lorsqu'on souhaite installer Debian porte sur la compatibilité du matériel : est-ce-que Debian va tourner sur mon ordi ??

Une façon simple et rapide de vérifier est de taper dans un moteur de recherche le terme « Debian » suivi du modèle de votre machine : cherchez « Debian ibm T60 » par exemple. Dans le doute, n'hésitez pas à demander sur notre forum d'entraide.

Pour être certain, vous pouvez passer par une distribution offrant une session de test « live » comme DFLinux par exemple.

Sauvegarde des données

Si vous prévoyez d'écraser totalement votre disque dur avec Debian, vérifiez bien qu'aucune donnée personnelle sensible ne s'y trouve : elle sera perdue.

Si vous prévoyez d'installer Debian en mode « dualboot », à côté d'un autre système, pensez à sauvegarder vos données avant toute manipulation des partitions :

Espace nécessaire

Une distribution Debian occupe en moyenne 4 Go, mais prévoyez tout de même un minimum de 6 Go afin de pouvoir télécharger les mises à jour. Pour plus de sécurité si vous prévoyez d'ajouter quelques applications, 12 Go et vous serez à l'aise.

Temps d’installation

Installer Debian depuis une ISO « netinstall » demande du temps car les logiciels sont téléchargés sur les serveurs Debian durant le processus : le temps d'installation dépend donc de la qualité de votre connexion internet et peut varier entre 40 minutes et 1h30.

Installer une dérivée comme DFLinux prend beaucoup moins de temps (environ 20 minutes selon la puissance de votre ordinateur) car l'intégralité des paquets se trouvent déjà dans l'image ISO téléchargée.

Préparation du disque dur

Si vous prévoyez d'installer Debian à côté d'un autre système d'exploitation, prenez soin de préparer votre disque dur (en défragmentant la partition Windows par exemple). Plus de détails dans la section dédiée au DualBoot.

Téléchargez Debian

Les images ISO Debian sont disponibles pour chaque bureau et plusieurs architectures, en version netinst, CD, DVD…

Quelle image dois-je télécharger ?

Voici les différentes façons d'obtenir une image ISO Debian. Si vous avez d'autres questions, Debian a prévue une FAQ : https://www.debian.org/CD/faq/index.fr.html.

Si vous ne savez toujours pas vraiment que choisir, où que vous êtes arrivé dans cette section par hasard, rendez-vous dans la section DFLinux.

Debian Netinst

Si votre connexion internet est stable, nous vous conseillons le téléchargement de l'image ISO de type « netinst » multiarch qui contient tout ce qu'il faut pour installer Debian sur tout ordinateur moderne 32 ou 64 bits (i386 ou amd64) avec toutes les options désirées : vous pourrez choisir votre interface principale lors de l'installation.

Pour obtenir une image ISO de type « netinst », consultez cette page.

Debian sur CD

Pour obtenir une image ISO de démarrage classique pré-configurée avec un bureau spécifique, rendez-vous sur cette page. Ce fichier ISO ne permet pas de tester le système en « live » afin de vérifier la compatibilité matérielle avec votre PC. Il permet seulement d'installer Debian sur votre PC.

Debian torrent

Pour soulager les serveurs principaux et partager dans le même temps votre image ISO avec d'autres membres de la communauté, vous pouvez utiliser le protocole BitTorent.

Pour obtenir la liste des « torrent » disponibles, visitez cette page.

Debian live

Des images dites « autonomes » sont également disponibles : elles permettent de tester en session « live » un environnement particulier. Ces images disposent d'un lanceur d'installation sur le bureau qui permet, une fois testé, d'installer Debian directement depuis votre session. Pour profiter d'une image live, visitez cette page.

Vérifiez l'image ISO

Le calcul de la « somme md5 » est un moyen de contrôle permettant de vérifier l'intégrité d'un fichier. On peut l'utiliser pour tout type de donnée, mais il est particulièrement utile lors du téléchargement d'une image ISO.

Vérification md5 sur GNU/Linux

L'outil de vérification md5 est intégré par défaut dans quasi toutes les distributions GNU/Linux. Pour vérifier la somme md5 d'un fichier, il suffit de lancer la commande suivante depuis un émulateur de terminal, en indiquant le chemin du fichier à vérifier :

md5sum debian-xx-amd64-i386-netinst.iso

qui vous donnera un résultat de ce type (à comparer avec la somme md5 donnée par le site de téléchargement) :

6753c353cef5f5336079d94562ad15c3  debian-xx-amd64-i386-netinst.iso

Vérification en mode graphique avélasouris.

Le programme Gtkhash permet également de vérifier la signature md5 sur GNU/Linux, mais avec une interface graphique.

  • Installer 'gtkhash' (à partir du Terminal ou du gestionnaire de paquets Synaptic.),
  • Lancer Gtkhash depuis votre menu d'applications,
  • Dans la ligne Fichier : rechercher le fichier ISO à vérifier

Sélection de l'image ISO à vérifier avec GTKHash

  • Dans la ligne Vérifier : coller l'empreinte de contrôle récupérée sur internet
  • Cliquer sur le bouton Hacher
  • Les empreintes numériques du fichier apparaîtront dans les lignes pour chaque fonction de hachage (MD5, SHA1, SHA256,…) :
  • Si l'intégrité est exacte, un symbole de validation s'affichera alors après la ligne Vérifier et après la ligne du type de hachage adéquat.

Vérification md5 sur Windows®

Pour vérifier graphiquement la somme md5 depuis un poste Windows®, utilisez le logiciel WinMd5Sum à télécharger ici: Télécharger winMd5Sum

Une fois installé, lancez-le; Une petite interface graphique s'ouvre. Dans « File Name » ouvrez ou glissez votre image.iso Debian téléchargée. Dans « Compare », faites un copier/coller du MD5 du site donné par Debian (trouver ci-dessus) puis clic sur Compare.

Le logiciel winMd5Sum en action avec une image ISO Debian

C'est tout. La somme md5 se calcule en environ une minute tout au plus, (tout dépend de la taille du fichier) et si elle correspond on peut passer à la suite.

Sinon il faudra télécharger à nouveau notre image car il semble y avoir un problème.

Transfert sur CD/DVD

Pour graver votre fichier ISO Debian sur un CD/DVD depuis un poste GNU/Linux, ouvrez simplement votre logiciel de gravure préféré, indiquez-lui le chemin vers votre debian-xx.iso téléchargée, puis lancez la gravure de votre support.

Pour les utilisateurs microsoft®, voici un tuto pour Windows®7/8.

Transfert sur clé USB

La clé USB est un moyen pratique d'installer une distribution GNU/Linux car vous pouvez en changer souvent, et en tester plusieurs.

Depuis un poste GNU/Linux

Avec le terminal : la méthode recommandée.

Branchez votre clé USB, puis lancez un terminal en mode administrateur « root ». Nous allons identifier la clé USB à utiliser grâce à la commande :

blkid

qui vous donnera un résultat du type :

/dev/sda1: LABEL="system" UUID="3d378712-1b6e-4f66-b9e8-2a6673c62199" TYPE="ext4" 
/dev/sdb1: UUID="F9B8-E691" TYPE="vfat"

Ici, notre clé est identifiée comme UUID=“F9B8-E691”, est formatée en « vfat » et contient la partition sdb1. Notez bien ce sdb1 pour ne pas, par erreur, effacer une partition de votre disque dur interne (ici sda1).

L'ISO Debian se trouve dans le dossier Téléchargements; Plaçons-nous dedans pour agir sur le fichier ISO :

cd /$HOME/Téléchargements

Nous allons maintenant transférer le contenu de l'ISO sur la clé USB grâce à la commande « dd ». Prenez bien soin de nommer la clé USB « sdb » et pas sdb1 car c'est le disque qui compte, pas la partition et changez debian-xx.iso par le numéro de version correspondant. Dans un terminal en mode administrateur « root » :

dd if=debian-xx.iso of=/dev/sdb bs=4M && sync

Le temps de transfert sur votre clé USB dépend de la taille de l'ISO et du taux de transfert de votre port USB. Cette opération peut durer 10 à 15 minutes sans aucun signe d'activité de votre terminal. Le terminal vous « rendra la main » (affichera l'invite de commande) une fois le transfert terminé.

Avec liveUSBcreator : la méthode graphique

Thuban et coyotus ont conçu un petit outil vous permettant de transférer facilement une image de type ISO sur une clé USB, créant ainsi un liveUSB. LiveUSBcreator est disponible en paquet debian ici.

  • lancement : liveUSBcreator se lance depuis la section « Système » des menus Debian
  • warning : le message qui fait peur

  • choix du fichier ISO : la première fenêtre vous permet de sélectionner le fichier ISO à transférer sur la clé USB :

  • choix de la clé : vous devez ensuite choisir le disque correspondant à votre clé USB. ATTENTION : liveUSBcreator va effacer l'intégralité du disque désigné pour y placer l'image ISO. En cas de doute sur le disque à utiliser, prenez une capture d'écran et venez consulter notre forum.

  • transfert de l'ISO : si vous avez validé l'étape précédente, le fichier ISO sélectionné est transféré sur la clé USB. Vous pouvez suivre le processus. Un message vous informe quand la clé USB est prête :


Vous pouvez débrancher votre clé USB et vous lancer dans |l'installation de Debian !

Depuis un poste Windows® avec Rufus

Rufus est un utilitaire permettant de formater et de créer des média USB démarrables, tels que clés USB, mémoire flash, etc.

C'est le logiciel recommandé comme outil de transfert d'ISO depuis un poste Windows®.

  • Commencez par brancher votre clé USB à votre ordinateur.

Si cette clé USB contient des données importantes elles seront supprimées par Rufus : il est vivement conseillé de les copier sur un autre support.

  • Téléchargez le logiciel Rufus depuis la page dédiée : https://rufus.akeo.ie/
  • Lancez Rufus et remplissez les champs comme suit :
    1. « Périphérique », choisir la clé USB prête pour accueillir une nouvelle distribution.
    2. « Type de partition et système de destination », choisir « Type de partition MBR pour ordinateur BIOS ou UEFI »
    3. « Système de fichiers », laissez « FAT32 » (défaut)
    4. « Taille d'unité d'allocation », laissez « xxx kilo-octets( Défaut) »
    5. « Nom de volume », par exemple Install Debian GNU/Linux.
    6. « Créer un disque de démarrage », choisir « Image ISO » (si vous avez effectivement téléchargé un fichier ISO, ce qui est normalement le cas).
    7. Cliquez sur l'icône représentant un CD, et choisissez l'image ISO Debian (fraîchement téléchargée).
    8. Cochez les cases « Formatage rapide », « Créer un disque de démarrage », « Ajouter un label étendu et une îcone »
    9. Cliquez sur « Démarrer » pour lancer le processus.

Patientez un instant et vous serez en possession d'une clé USB bootable de Debian !

Il vous reste à redémarrer votre ordinateur sur cette clé bootable et lancer l'installation.

Démarrer sur le CD/DVD ou l’USB

Pour procéder à l'installation de Debian depuis votre support CD/DVD ou USB, il faut démarrer dessus. Si votre ordinateur ne démarre pas automatiquement sur le support d'installation, il faut accéder au « Boot Menu » ou modifier l'ordre de boot dans le BIOS.

Certains ordinateurs possèdent une fonction qui permet de démarrer directement sur un périphérique sans avoir à modifier le BIOS. Tout comme pour accéder au BIOS, il faut tapoter sur une touche du clavier dès qu'on allume le PC. Il s'agit généralement des touches SUPPR ou DEL ou F2 pour accéder au BIOS ou de la touche F12 pour accéder seulement aux options de démarrage.

Source CNET http://forums.cnetfrance.fr/topic/101668-modifier-lordre-de-boot-du-bios-pour-booter-sur-un-cd-dvd-ou-un-peripherique/

Le Boot-Menu

La touche pour accéder au menu de démarrage peut varier d'un ordinateur à un autre. Cette touche ainsi que celle d'accès au BIOS est indiquée lors du démarrage pendant une ou deux secondes :


Le menu de boot permet de sélectionner le disque de démarrage sans passer par le BIOS

Utilisez les flèches du clavier afin de sélectionner le périphérique approprié (pour l'USB, c'est « Removable Devices »).

Configuration du Bios

Sans le menu de démarrage, il faudra modifier l'ordre dans le BIOS.

Une fois rentré dans le BIOS, les opérations à faire sont très simples, il faut toutefois éviter de modifier les autres paramètres. Heureusement, le programme permet de quitter sans enregistrer en cas de mauvaise manipulation grâce à la touche ESC (ou Echapp). D'autres touches tel que F9 ou F10 vont vous permettre de charger les paramètres par défaut ou de quitter en enregistrant les modifications :

  • F9 : Charger les paramètres par défaut
  • F10 : Enregistrer les modifications et quitter
  • ESC : Annuler les modifications et quitter

La navigation se fait à l'aide des touches directionnelles (flèches) du clavier, on valide et on rentre dans les options grâce à la touche ENTER. Dans la plupart des modèles de BIOS, il suffit de se déplacer jusqu'à mettre en surbrillance le menu “Boot” puis de trouver où se situe le réglage de la sélection des périphériques au démarrage (boot device, boot sequence, boot priority) et enfin sélectionner quel périphérique doit se trouver en première position, puis deuxième, troisième etc.

Voici le nom des périphériques tels qu'ils peuvent apparaître dans le BIOS :

  • Un lecteur de cd-rom apparaîtra généralement en tant que CD/DVD ou CD-ROM
  • Un disque dur apparaitra généralement en tant que HDD ou HARD DRIVE ou HARD DISK ou encore IDE~
  • Un périphérique USB apparaîtra en tant que USB DRIVE ou USB DEVICE ou Removable Device.
Configuration du BIOS/UEFI/Secure Boot

Si votre machine utilise un BIOS/UEFI équipé du fabuleux « Secure Boot », la manipulation est légèrement différente.

Chaque fabricant à son propre UEFI, les explications et les images qui vont suivre seront peut-être différentes chez vous.

Désactiver le secure boot

A l'aider des touches du clavier ou de la souris sélectionnez l'onglet « Security » ou « Authentication ». Vérifiez que « secure boot » soit en « Disabled » :

Désactivation du « secure boot »

Changer l'odre de démarrage

Maintenant il faut changer l'ordre de démarrage afin que le système boot en premier sur la clé USB (ou le DVD). Cliquez sur l'onglet « Boot » et modifiez si nécessaire de manière à ce que votre support soit le premier dans la liste.

Ordre de démarrage

Voilà sauvegardez vos modifications et passez à l'installation de Debian.

Installation simple boot

Voici un pas à pas en image pour installer Debian simplement à l'aide de l'installeur graphique. Cette méthode écrase la totalité du disque et installe Debian comme unique système d'exploitation sur votre machine. L'image ISO est de type « netinst » multi-arch.

Lancement de l’installation

En démarrant sur l'installeur, on commence par le sélecteur du mode d'installation :

Si votre carte mère démarre en UEFI, l'apparence peut changer légèrement :

pour plus d'information sur l'UEFI voir ici

Lors du lancement, l'installeur propose plusieurs modes d'installation :

  • le mode Install qui propose un texte en gris sur fond bleu avec un déplacement uniquement au clavier grâce aux flèches, à la touche Tab ⇆ et à la touche Espace pour cocher ou décocher une case.
  • Le mode Graphical Install propose une interface plus jolie et utilisable avec une souris.

Chaque panneau de l'installeur dispose d'un texte explicatif clair. Quand vous ne savez pas, prenez les réglages par défaut. Attention tout de même au partitionnement, puisque celui-ci pourrait écraser les données sur les disques de votre machine.

Choix de langue et de la situation géographique

Sélection de la langue

Le choix de la langue du système par défaut : ce choix modifiera aussi la langue de l'installeur lui-même qui affichera ensuite les messages en français (si vous prenez « French »).

Choix de la situation géographique

Ce choix permet de configurer automatiquement la date et l'heure de votre système depuis un serveur de temps distant.

Configurer le clavier

Configurer le réseau

Configurer le nom du système

Configurer un nom de Domaine (si nécessaire)

Ne rien mettre si vous ne savez pas.

Créer les comptes utilisateurs

Création du compte root

Entrez le mot de passe pour l'administrateur (deux fois pour confirmer).

Création du premier utilisateur

Commencez par indiquer le nom complet de l'utilisateur principal :

Puis renseignez l'identifiant, c'est à dire le pseudo utilisé lors de la connexion (login) :

Mot de passe pour le premier utilisateur

Comme pour l'administrateur, répétez le mot de passe deux fois pour confirmer :

Partitionnement du disque dur pour recevoir l'installation

Choix du mode de partitionnement assisté ou manuel

Dans l'exemple que nous vous présentons ici nous avons choisi un partitionnement assisté sur un disque entier. Si vous souhaitez choisir un partitionnement en mode manuel pour l'adapter à vos souhaits, des conseils sont disponibles ici

Choix du disque sur lequel on va créer la partition

Choix du partitionnement

Continuer ou terminer le partitionnement

Récapitulatif du partitionnement et lancement formatage

Attention c'est à partir de cette étape que l'installeur commence à formater les partitions. Il y a un risque de perdre des données !

Configuration de la gestion des paquets

Un paquet est une archive pouvant contenir un logiciel, de la documentation, des fichiers de configuration ou plein d'autres choses (cf: Wikipedia).

Analyse du contenu des CD ou DVD supplémentaires si nécessaire

Notre exemple suppose l'utilisation d'une image ISO de type « netinst », vous pouvez donc cocher « non » à cette étape car l'image « netinst » est autonome.

Si vous avez opté pour la série de CD Debian contenant l'ensemble des paquets nécessaire à l'installation, c'est à ce moment que vous insérez le CD n°2.

Utilisation d'un dépôt miroir

Un dépôt miroir est un serveur informatique accessible qui héberge l'ensemble des paquets Debian. Si vous ne disposez pas de tous les CD, Debian viendra piocher les logiciels ou paquets dont vous avez besoin sur des serveurs miroirs.

Il existe des serveurs dépôts dans le monde entier, chacun étant une copie de l'autre (miroir). Dans cet exemple nous sélectionnerons « oui » et choisirons dans les cartons qui suivent un miroir situé en France, accessible depuis internet.

Choix du pays dans lequel se trouve le miroir

Choix du serveur hébergeant le miroir

Celui par défaut est souvent un bon choix.

Configuration d'un serveur mandataire "ou proxy" si nécessaire

À laisser vide, si vous ne savez pas.

Participation ou pas aux statistiques Debian

Cela peut être utile pour la communauté mais c'est sans obligation.

Sélection des logiciels

C'est le moment de sélectionner votre interface de bureau principale. Notez que vous pouvez sélectionner plusieurs bureaux afin d'installer directement plusieurs environnements.

  • Environnement de Bureau Debian permet d'installer un bureau ou pas. L'installation d'un environnement de Bureau peut se faire plus tard, ou ne pas se faire du tout, ce n'est souvent pas indispensable pour un serveur. Parmi les bureaux proposés, on trouve :
  • serveur web comprend une pré-sélection de paquets dédiés au serveur Web.
  • serveur d'impression comprend une pré-sélection de paquets dédiés au serveur d'impression.
  • serveur ssh permet l'activation du protocole ssh et la prise de contrôle à distance.
  • utilitaires usuels du système comprend une série d'applications pour gérer votre système d'exploitation.
Installation des paquets

C'est le moment de faire une pause, le téléchargement et l'installation des paquets peut prendre un certain temps en fonction de la puissance de votre machine et du débit de votre connexion internet.

Fin de l'installation

Installation de Grub, le sélecteur de démarrage

Choix de l'emplacement pour Grub

On termine et on relance l'ordinateur

On termine en pensant à retirer le CD ou la clé USB pour éviter de retomber sur l'installeur au redémarrage.

Premier démarrage de Debian

Le sélecteur de démarrage Grub :

L'ouverture de session pour Gnome :

L'interface par défaut de Debian sur le bureau Gnome 3.14 :

Installation en DualBoot

Le « DualBoot » permet d'installer côte à côte deux systèmes indépendants l'un de l'autre et ainsi vous permettre, au démarrage de votre ordinateur, de choisir quel système lancer.

Ce n'est pas la méthode recommandée : elle comporte un risque pour vos données lors du redimensionnement des partitions.

Si vous choisissez cette solution pour débuter sur Debian, sachez que vous pouvez tout à fait tester depuis une session Live sans risque pour vos données.

Une documentation plus complète sur le DualBoot est disponible sur Debian-Facile

Sauvegarder le premier système

La première chose à faire si vous envisagez d'installer Debian à côté d'un autre système d'exploitation (Windows ou Linux), c'est de sauvegarder vos données et/ou votre système entier en cas de soucis ou simplement si vous décidez de revenir en arrière et de rétablir votre ancien système sur tout le disque.

La méthode la plus sûre est de cloner votre système avec CloneZilla

  • Vous aurez ainsi la possibilité de revenir à l'identique. Et de ne perdre aucune données y compris le MBR et la Table de Partitions.
  • Compter environ 3h30, 4h00 pour un disque dur de 320 Gio. À partir de maintenant, vous pouvez reprendre une activité normale.
  • Petite précision ne vous attaquez jamais à ce genre de manipulation par temps orageux…

Cet avertissement n'est pas là pour vous dire que tout va casser ! Mais le redimensionnement des partitions comporte toujours un risque, ne serait-ce que physique (coupure de courant, enfant qui court dans les fils) ou logiciel (plantage tout bête de l'interface lors du partitionnement). Ça arrive très rarement, mais on n'aime pas être « unique » dans ce genre de situation.

Si vous ne jugez pas la sauvegarde de tout votre système nécessaire, prenez au moins soin de copier vos données personnelles sur un support externe.

Préparez votre disque pour l’installation

Une fois votre système cloné et/ou vos données personnelles en sécurité (au cas ou), passons à la préparation avant installation : faire de la place pour Debian.

Cette partie n'est pertinente qu'en cas de dualboot sur le même disque dur : si vous installez Debian sur un disque séparé prévu à cet effet, passez à l'installation.

La préparation se résume en deux étapes :

  • Défragmenter votre disque dur depuis le Panneau de configuration

La défragmentation provoque une usure prématurée sur un disque dur SSD.

  • Libérez de la place en diminuant votre partition C: depuis le gestionnaire de disques.
Défragmentation depuis Windows®

Pour défragmenter votre disque, dixit le support Windows®

  • « Ouvrez l'outil Défragmenteur de disque en cliquant sur le bouton Démarrer. Dans la zone de recherche, saisissez Défragmenteur de disque, puis cliquez sur Défragmenteur de disque dans la liste des résultats.
  • Sous État actuel, sélectionnez le disque que vous souhaitez défragmenter.
  • Pour déterminer si le disque doit être défragmenté ou non, cliquez sur Analyser le disque Si vous êtes invité à entrer un mot de passe d'administrateur ou une confirmation, saisissez le mot de passe ou la confirmation.

Une fois que Windows® a terminé l'analyse du disque, vous pouvez vérifier le pourcentage de fragmentation sur le disque dans la colonne Dernière exécution. Si le nombre affiché est supérieur à 10%, envisagez de défragmenter le disque.

  • Cliquez sur Défragmenter le disque Si vous êtes invité à entrer un mot de passe d'administrateur ou une confirmation, saisissez le mot de passe ou la confirmation.

L'exécution du défragmenteur de disque peut prendre de plusieurs minutes à quelques heures, en fonction de la taille et du degré de fragmentation du disque sur. L'ordinateur reste utilisable au cours du processus de défragmentation. »

Libérer de la place pour Debian

Depuis votre poste Windows®, lancez le menu démarrer puis un clic-droit sur « ordinateur » > « Gérer » > « Gestion des disques ». La fenêtre qui s'ouvre affiche vos disques et partitions. Sélectionnez la partition que vous souhaitez diminuer afin de libérer de l'espace pour Debian, puis effectuez un clic-droit > « Réduire le volume » :

Gestionnaire de disques Windows® : réduire une partition

La fenêtre qui s'ouvre vous permet d'affiner vos modifications. Lancez « Réduire » après avoir vérifié vos modifications :

Réduction d'une partition Windows®

Vous pouvez vérifier que l'espace sélectionné a bien été libéré pour Debian dans l'interface principale du gestionnaire de disques :

Affichage de l'espace libéré pour Debian

Lancez l’installation de Debian

Le processus démarre de la même façon que pour l'installation en mode Simple Boot jusqu'au stade du partitionnement.

Les images présentées ici n'affichent pas les valeurs relevées au chapitre précédent et ne sont là qu'à titre d'exemple de partitionnement. (captures avec VirtualBox)

Partitionnement manuel du disque dur

Selon votre situation, vous pouvez choisir « Utiliser le plus grand espace disponible » ou « Manuel ». Nous choisirons cette seconde option pour éviter les erreurs et bien choisir le disque dans l'étape suivante.

Sélection de l’espace libéré

Sélectionnez maintenant l'espace que vous avez libéré lors de la préparation du disque sous Windows®

Partitionnement automatique de l’espace libre

Laissons Debian configurer l'espace libéré…

Choix du schéma de partitionnement

Debian va créer un partition étendue dans laquelle il va intégrer les partitions logiques de votre système. « Tout dans une seule partition » est le choix raisonnable :

Vérification du partitionnement proposé

Confirmation du partitionnement

Attention !! à partir de cette étape, le partitionnement commence et Debian s'installe sur votre disque dur.

Installation du système de base

L'installation commence comme pour la méthode Simple Boot.

À la fin de l'installation le menu de démarrage GRUB listera votre système Debian ainsi que votre système précédemment installé. Vous aurez le choix (ici avec wXP et HandyLinux) :

Installations détaillées en ligne

Debian offre plus de possibilités que les deux méthodes d'installation décrites dans les chapitres précédents, mais ce manuel étant destiné aux débutants, les modes d'installation plus complexes sont détaillés dans la documentation Debian-Facile.

Pour avoir une idée, petite présentation des autres modes d'installations :

LVM ? Késako ?

LVM sont les initiales de Logical Volume Manager ou gestionnaire de volumes logiques.

Son utilisation consiste à :

  • Créer une partition spécifique de type LVM, (qui correspond à un disque monté).
  • A l'intérieur de laquelle, nous créons et modifions à volonté des volumes logiques, (qui correspondent aux partitions) que nous y créerons, eux-mêmes formatés et dimensionnés à notre convenance.

Ainsi, l'utilisation de Volumes Logiques remplace tout de go le partitionnement des disques habituel d'une manière beaucoup plus souple, permettant à tout moment la gestion du volume de chacun d'eux.

De même, il est possible de conserver une partie de la partition LVM sans volume logique d'installé, dans l'attente d'une gestion ultérieure…

Tous les détails sur la page dédiée à LVM sur Debian-Facile.

Chiffré, pourquoi faire ?

La confidentialité des données personnelles est un sujet d'actualité. Afin de protéger au mieux vos données, vous pouvez opter pour l'installation chiffrée. Avec ce type d'installation, même en cas de vol de votre ordinateur et démontage du disque dur, pas d'accès possible sans mot de passe !

Les cahiers de l’admin nous donnent plus de détails :

« Cette fonctionnalité peut se greffer très facilement en amont de n'importe quel système de fichiers puisque, comme pour LVM, Linux (et plus particulièrement le pilote dm-crypt) utilise le Device Mapper pour créer une partition virtuelle (dont le contenu sera protégé) en s'appuyant sur une partition sous-jacente qui stockera les données sous une forme chiffrée (grâce à LUKSLinux Unified Key Setup soit « Configuration de clés unifiée pour Linux » — un format standard permettant de stocker les données chiffrées mais aussi des méta-informations indiquant les algorithmes de chiffrement employés). »

Pour faire simple, LUKS créé un container pour y loger un volume chiffré protégé par un mot de passe.

Pour plus de détails et un guide complet, visitez le guide d’autodéfense numérique.

Le RAID, c’est dur ?

Wikipédia est mon ami…

Le RAID est un ensemble de techniques de virtualisation du stockage permettant de répartir des données sur plusieurs disques durs afin d'améliorer soit les performances, soit la sécurité ou la tolérance aux pannes de l'ensemble du ou des systèmes.

RAID est l'acronyme de Redundant Array of Independent Disks, ce qui signifie « regroupement redondant de disques indépendants ».

Notez que l'installation Debian en mode RAID utilise le RAID Logiciel (grâce au logiciel mdadm) et non le RAID Matériel (géré par un contrôleur RAID physique).

Pour plus de détails et un tutoriel d'installation complet, visitez le carnet du maker.

Démarrage rapide après installation

Les premières choses à faire après l'installation.

Rappelez-vous qu'avant l'installation, il est vivement conseillé d'effectuer une session de test en live afin de vérifier la compatibilité du matériel (connexion réseau, résolution de l'écran, périphériques…)

Configurez votre connexion réseau

Filaire ou Wi-fi (sans fil), votre système Debian est prévu pour établir une connexion réseau. Généralement, la connexion filaire (ethernet) est reconnue nativement. Pour le Wi-fi, il faut parfois faire appel à un pilote (driver) non-libre.

Si votre connexion est reconnue nativement, passez directement aux sections de configuration avec Network-Manager (pour les bureaux Gnome, Mate, Cinnamon et Xfce), Wicd (sur le bureau LXDE) ou l'éditeur de connexion de KDE.

Si votre carte réseau n'est pas fonctionnelle, il faut passer par la section de reconnaissance matérielle.

Pensez à utiliser une session Live pour tester la compatibilité de votre matériel avant l'installation.

Vérifier la présence du firmware

Les Firmwares sont des micro-programmes souvent fournis par le constructeur et que le noyau doit charger dans la carte Wi-fi elle-même.

Pour vérifier si le firmware est présent , nous allons utiliser la commande :

/sbin/ifconfig

qui doit retourner un résultat du genre

 eth0      Link encap:Ethernet  HWaddr xx:xx:xx:xx:xx:xx  
            BROADCAST MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
            RX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
            TX packets:0 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
            collisions:0 lg file transmission:1000 
            RX bytes:0 (0.0 B)  TX bytes:0 (0.0 B)
 
  lo        Link encap:Boucle locale  
            inet adr:127.0.0.1  Masque:255.0.0.0
            adr inet6: ::1/128 Scope:Hôte
            UP LOOPBACK RUNNING  MTU:65536  Metric:1
            RX packets:552 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
            TX packets:552 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
            collisions:0 lg file transmission:0 
            RX bytes:37827 (36.9 KiB)  TX bytes:37827 (36.9 KiB)
 
  wlan0     Link encap:Ethernet  HWaddr xx:xx:xx:xx:xx:xx  
            UP BROADCAST RUNNING MULTICAST  MTU:1500  Metric:1
            RX packets:638993 errors:0 dropped:0 overruns:0 frame:0
            TX packets:412031 errors:0 dropped:0 overruns:0 carrier:0
            collisions:0 lg file transmission:1000 
            RX bytes:617235341 (588.6 MiB)  TX bytes:42145548 (40.1 MiB)

Si wlan0 ou eth1 n'apparaît pas, c'est que le firmware Wi-fi manque.

Identifier une carte réseau et installer un driver

Si votre connexion réseau ne fonctionne pas, c'est généralement une histoire de driver. Pour choisir le bon, il faut identifier sa carte réseau.

Depuis un terminal, en mode utilisateur, lancez cette commande :

lspci | grep -i "net" | cut -d: -f3

qui vous renverra un résultat du genre

Intel Corporation 82567LM Gigabit Network Connection (rev 03)
Broadcom Corporation BCM4322 802.11a/b/g/n Wireless LAN Controller ...

Ici, la carte réseau Wi-fi détectée est une Broadcom BCM4322 .

Si j'effectue une simple recherche internet « Debian Broadcom BCM4322 », je trouve très vite la bonne page qui m'indique d'installer firmware-b43-installer.

La configuration de la connexion Wi-fi est un sujet délicat pour les distributions GNU/Linux en raison des drivers non-libres à utiliser. Une page récapitulative des drivers libres et non-libres est disponible dans le wiki Debian-Facile.

Plus de détails sur la page dédiée de la documentation officielle Debian.

Network-manager-gnome

Le gestionnaire par défaut livré avec Gnome, Mate, Cinnamon, et Xfce. Il est disponible depuis son icône dans la zone de notification :

Gestion du réseau depuis Gnome … ou Xfce

Les connexions actives et inactives sont listées, le(s) réseau(x) sans-fil détecté(s) également. Un clic-gauche sur le réseau auquel vous souhaitez vous connecter et une boite de dialogue apparaît. Sélectionnez votre réseau puis « Se connecter », le mot de passe de votre réseau vous sera demandé (celui donné par votre fournisseur d'accès internet FAI). Ici sur le bureau Gnome :

Puis profitez de la connexion sans-fil :

Pour configurer finement les paramètres Wi-fi, sélectionnez l'entrée dédiée dans le menu principal :

Vous pourrez modifier les paramètres de connexion mais aussi « Oublier » le réseau :

Configuration de la connexion sans-fil sur Gnome-Shell

Wicd

Wicd (Wireless Interface Connection Daemon) est un gestionnaire de réseau indépendant (Il peut être utilisé sur n'importe quel bureau) livré avec le bureau LXDE.

Son interface est légèrement différente de celle du gestionnaire Gnome, mais les fonctions restent les mêmes.

Wicd est disponible depuis son icône dans la barre de tâches (en bas à droite généralement, dans la zone de notification). Un clic-gauche sur l'icône ouvre l'interface principale qui vous permet de sélectionner votre accès réseau :

« Propriétés » de la connexion Wi-fi avec Wicd sur LXDE

Si votre réseau n'apparaît pas, vérifiez en premier lieu dans les « Préférences » de Wicd, que le bon périphérique (celui trouvé dans 7.1.1) soit renseigné pour le réseau sans-fil :

« Préférences » de Wicd

Éditeur de connexion KDE

La gestion du réseau sur KDE se fait de la même façon que pour les autres bureaux : depuis une interface graphique. Un clic-gauche sur l'icône de réseau dans la zone de notification, et vous accédez à la liste des réseaux disponibles. Un clic sur « Se connecter » et KDE vous invite à renseigner la clé Wi-fi de votre réseau :

Une fois fait, vous pourrez vous connecter en Wi-fi et configurer votre réseau depuis l'icône dédiée :

Configurez votre imprimante

C.U.P.S, pour Common Unix Printing System, est comme son nom l'indique un gestionnaire d'impression open source crée par Apple.inc pour osX et autres Unix-like. Il est utilisé par défaut par Debian pour gérer l'impression. Pour ce faire, Cups utilise le protocole d'impression internet (ipp) pour gérer les imprimantes en local ou en réseau.

Si vous avez opté pour une installation exotique, il faudra peut-être installer les paquets debian. Depuis un terminal en mode administrateur grâce à « su » :

apt update && apt install --install-recommends task-print-server

Compatibilité
Comme pour le Wi-fi, certaines imprimantes ont besoin de drivers externes, mais la reconnaissance est tout de même bien meilleure par défaut, ce qui permet à Debian d'intégrer une interface simplifiée de configuration (détaillée dans la première section de ce chapitre).

Si votre imprimante n'est pas reconnue, il va falloir obtenir le pilote non-libre de votre imprimante en ligne. Les méthodes varient d'un constructeur à l'autre :

  • pour Hp : assurez-vous d'avoir le paquet hplip installé sur votre machine. Si votre imprimante HP est très récente visitez cette page, téléchargez les paquets correspondants à votre imprimante pour Debian (terminant par .deb ) et installez ces paquets grâce à dpkg ou gdebi.

Pour vérifier la compatibilité de votre imprimante, visitez le site openprinting.org.

Quelle que soit la méthode choisie, pensez à brancher votre imprimante au secteur, à la connecter à votre ordinateur ou au réseau et à l'allumer.

Méthode graphique simple avec system-config-printer

Les bureaux Debian GNU/Linux intègrent un gestionnaire graphique simplifié d'ajout et de configuration pour votre imprimante : system-config-printer.

Si vous avez suivi le processus d'installation Debian classique, cet outil est déjà présent sur votre système et est généralement situé dans « Système > Configuration de l'impression », ou depuis les centres de contrôle de Gnome ou KDE. Si vous ne le trouvez pas, lancez simplement dans un terminal :

system-config-printer

La première fenêtre qui s'ouvre vous permet d'ajouter une imprimante avec « Ajouter » :

Vous accédez à la fenêtre « Nouvelle imprimante » qui vous présente la liste des imprimantes détectées en local ou sur le réseau. Sélectionnez votre imprimante puis cliquez sur « Suivant » :

Si votre imprimante a été correctement détectée, le pilote a été choisi pour vous. Vous pouvez décrire votre imprimante dans la fenêtre suivante. Une fois vos modifications effectuées, clic sur « Appliquer » :

L'installeur vous propose alors de tester votre imprimante avec une page d'essai :

Votre imprimante est désormais ajoutée à votre système. Elle sera disponible pour vos tâches d'impression depuis tous les programmes installés (Libreoffice, Evince pour les pdf, etc).

Pour configurer votre imprimante, effectuer un double-clic sur son icône :

Petite astuce : pour changer le comportement en cas d'erreur, cliquez sur votre imprimante, vous arrivez sur la page de réglages de votre imprimante. Cliquez sur Comportements et remplacez Arrêter l'imprimante par Abandonner la tâche.

Méthode graphique universelle avec CUPS

L'interface simplifiée est pratique, mais l'interface classique de CUPS n'est plus aussi austère qu'avant. Vous pouvez y accéder simplement depuis votre navigateur internet car CUPS est un serveur d'impression.

Rendez-vous donc sur la page http://localhost:631/printers/ qui affiche les imprimantes détectées (n'oubliez pas de mettre votre imprimante sous tension et de la connecter à votre ordinateur ou au réseau domestique) :

Onglet « Imprimantes » de l'interface web de CUPS

Un clic-gauche sur votre imprimante vous amène à sa page dédiée :

Qui contient les menus de « Maintenance » et « Administration ». Selon les tâches sélectionnées, le mot de passe administrateur vous sera demandé (utilisateur = « root », le mot de passe est celui que vous avez renseigné lors de l'installation).

Plus de détails sur la page dédiée de la documentation Debian-Facile.

Vérifiez les mises à jour

Les mises à jour Debian n'ont rien à voir avec Windows'update

Les mises à jour sur les systèmes GNU/Linux sont l'expression directe d'une des forces du logiciel Libre : les sources publiques.

Alors que les systèmes privateurs cachent le plus longtemps possible les failles de leurs systèmes (puisqu'ils vendent leurs systèmes), les distributions libres annoncent immédiatement les failles détectées et les corrigent dans la foulée !

Alors quand vous voyez une fenêtre surgir pour vous inviter à mettre votre système à jour, faites-le, votre ordi vous dira merci

Mise à jour avec le terminal

Le terminal, la petite boite qui fait peur alors que c'est ton ami … oui oui … ton ami.

Une preuve ? Simple : nous allons mettre à jour l'intégralité du système en une seule ligne.

On commence par ouvrir un terminal et se connecter en mode administrateur. Donc selon votre environnement, depuis le menu des applications > Système > « Terminal administrateur » ou de façon plus classique, ouvrez un terminal et lancez :

su

Le mot de passe administrateur vous sera demandé dans les deux cas.

Une fois connecté en « root » dans votre terminal, copier-coller cette ligne

apt update && apt dist-upgrade
  • « apt » : la commande de gestion des paquets Debian
  • « update » : recharge les informations sur les paquets disponibles
  • « && » : une fois fait sans erreur, lance la suite
  • « apt » : c'est la même application qui vérifie et applique la mise à jour
  • « dist-upgrade » : réalise une mise à jour complète des applications installées avec suppression ou ajout de paquets si nécessaire. Une confirmation vous sera demandée. Pour un exemple complet, jetez un œil sur l’exemple administrateur en début de manuel.

Notification des mises à jour

Les bureaux GNU/Linux utilisent Paquets (Gnome, Xfce, LXDE) ou Apper (KDE) qui intègrent chacun une fonctionnalité de notification. Ainsi, votre système vérifie régulièrement les dépôts sans vous embêter (lorsque le réseau est disponible bien sûr) et affiche une notification au démarrage de votre session si des mises à jours sont disponibles. Il vous suffit d'accepter les mises à jour ou de cliquer sur la bulle de notification qui s'affiche pour ouvrir le gestionnaire de mise à jour intégré à votre système.

Notification de mise à jour sur le bureau KDE

Si vous désirez vérifier manuellement les mises à jour disponibles, utilisez une des méthodes listées en début de chapitre.

Retrouvez votre compte courriel

Si vous disposez d'une messagerie en ligne de type gmail.com ou free.fr, vous pourrez y accéder simplement depuis votre navigateur internet Firefox (se lance depuis les menus d'applications, section « Internet »). Entrez l'adresse de votre fournisseur de compte en ligne (openmailbox.org, yahoo.fr, orange.fr, google.com…) dans la barre d'adresse et lancez en appuyant sur [Enter].

Retrouvez tous les détails sur Firefox et ses fonctionnalités.

Si vous utilisiez un client de messagerie locale, un logiciel spécifiquement dédié de type Thunderbird, Debian propose Icedove, l'équivalent libre.

Icedove : votre courrielleur libre

Icedove est avant tout un courrielleur, mais il est aussi un centre de communication qui permet de consulter et d'écrire dans les groupes de discussions, de « chater » (discuter en ligne), de consulter les flux RSS fournis par certains sites.

Si vous disposez de deux comptes de messagerie ou plus, Icedove regroupera tout votre courrier de toutes vos boites courriel en une seule interface pratique.

Icedove est le clone de Mozilla Thunderbird qui, pour des raisons de protection juridique de son icône, n'est pas intégré dans Debian, mais il offre les mêmes fonctions.

Icedove se lance depuis le menu d'applications, section « Internet », « Client de messagerie ».

Configurer Icedove

Au premier démarrage, Icedove fournit une interface provisoire de configuration ainsi qu'une fenêtre au premier plan qui permet de créer un compte chez un fournisseur partenaire de la fondation Mozilla.

Si vous souhaitez profiter de cette option, remplissez les champs et laissez-vous guider, la configuration sera automatique.

Si vous n'êtes pas intéressé vous pouvez cliquer sur « Passer cette étape et utiliser mon adresse existante ».

Une autre fenêtre s'ouvre. Fournissez alors les renseignements demandés à propos de votre compte. Vous pouvez choisir si Icedove doit retenir le mot de passe. Si vous décochez cette option vous devrez taper votre mot de passe à chaque connexion.

Configuration d'un compte courriel avec Icedove

Cliquez sur « Continuer ». Icedove cherche alors dans sa base de donnée les paramètres spécifiques à votre compte. Lorsqu'il a fini cliquez sur « Terminé ».

Vérification du compte courriel avec Icedove

Icedove affiche maintenant les détails de votre compte dans la colonne de droite et télécharge tous vos courriels et, suivant votre fournisseur, vos contacts (ceci peut prendre un long moment). Cliquez maintenant sur votre compte pour le dérouler, puis « courrier entrant ». L'interface prend alors son apparence normale :

Interface par défaut d'Icedove

L'interface de Icedove

L'interface de Icedove est relativement intuitive. Dans la barre d'outil haute vous pouvez relever votre courrier, écrire un nouveau message, ouvrir une session de chat, accéder à votre carnet d'adresse, mettre une étiquette à un message, ou encore filtrer vos messages. Si vous cliquez sur un message dans le bandeau du haut, des options pour le message seront aussi disponibles : répondre, transférer, archiver, indésirable, etc .

Si vous recherchez un message précis, vous disposez de plusieurs possibilités:

  • taper quelques caractères dans la barre de recherche en haut;
  • cliquer sur l'intitulé des colonnes (« Sujet », « Expéditeur », « Date », « Taille ») : vos messages seront alors instantanément triés selon le critère choisi, ce qui vous évitera d'avoir à faire défiler une liste interminable pour retrouver un message ancien. En cliquant une deuxième fois sur le même titre de colonne vous inversez l'ordre du tri. Vous pouvez ainsi personnaliser votre affichage des messages d'une catégorie selon vos propres critères avec ces outils.
Récupérer un ou d'autres compte(s) de messagerie

Si vous disposez d'un ou d'autres comptes de messagerie que vous désirez consulter à l'aide de Icedove, cliquez maintenant sur les trois petites barres horizontales à droite (les paramètres) au bout de la barre de recherche, posez votre pointeur sur « Nouveau message », puis dans le menu déroulant cliquez sur « Compte courrier existant » et reprenez la procédure de récupération d'un compte de messagerie.

Les paramètres

Les trois petites barres horizontales regroupent tous les paramètres. C'est la présentation moderne. Si vous désirez changer ce comportement pour retrouver des menus classiques, cliquez sur les paramètres, posez le pointeur de votre souris sur « préférences », et cochez « Barre des menus ».

Il est toutefois conseillé de visiter les préférences où vous pourrez définir vos niveaux de filtres antispam, paramétrer vos étiquettes et aurez des options comme n'utiliser qu'un seul mot de passe pour tous vos comptes, entre autre.

Protéger vos courriers et vos transferts

Chiffrer ses courriels… ça veut dire quoi exactement?

Prenons l'exemple d'un courrier habituel, envoyé par la poste. Vous envoyez une carte postale à votre belle-mère par exemple (mais si, vous l'adorez, on le sait), vous savez que ce qui est écrit dessus pourra être lu par le facteur ou n'importe qui.

Eh bien, avec vos courriels, c'est exactement pareil qu'une carte postale si vous ne les chiffrez pas.

« Peu importe » me direz-vous, « je me moque que l'on sache que je dis à belle-maman qu'il fait beau temps en vacances ». Peut-être. Mais dans un courriel, il y a plus que des banalités, et on ne sait pas ce qui peut en être fait. Vous n'êtes pas convaincu ? Je vous invite alors à vous demander si vous n'avez rien à cacher en cliquant ici, ou bien ici pour une vidéo.

Pour une page récapitulative du comment du pourquoi, rendez-vous sur la page email self-defense de la FSF.

Pour protéger efficacement vos échanges électroniques, utilisez EnigMail !

Configurez votre identification

Les systèmes GNU/Linux suivent le principe des droits et permissions par défaut. Lorsque vous installez Debian, un mot de passe est demandé pour l'utilisateur principal. C'est ce mot de passe qui vous est demandé en début de session.

Demande de mot de passe au lancement de la session Gnome

Si vous utilisez Debian en mode « mono-utilisateur », vous pouvez désactiver cette demande de mot de passe afin de lancer directement votre session de travail au démarrage de votre ordinateur.

Debian utilise par défaut trois gestionnaires de connexion : GDM (pour Gnome et Cinnamon), LightDM (pour MATE, LXDE, Xfce) et KDM (pour KDE)

Connexion automatique avec GDM

GDM3 est le gestionnaire de connexion de Gnome, le bureau principal de Debian 8 « Jessie ». Pour activer la connexion automatique, vous devez éditer son fichier de configuration en mode administrateur (pas de méthode à la souris ? Si, plus bas) :

  • Ouvrez un terminal et passez en « root » avec la commande « su », le mot de passe administrateur vous sera demandé.
  • Éditez ensuite le fichier approprié en lançant cette commande :
nano /etc/gdm3/daemon.conf
  • En début de fichier, repérez les lignes suivantes :
    [daemon]
    # Enabling automatic login
    # AutomaticLoginEnable = true
    # AutomaticLogin = user1
  • À éditer pour obtenir ce résultat :
    [daemon]
    # Enabling automatic login
    AutomaticLoginEnable = true
    AutomaticLogin = mon_identifiant

En remplaçant « mon_identifiant » par votre identifiant.

Sauvegardez le fichier avec [Ctrl]+x puis répondez « O » pour oui :

Édition du fichier de configuration de GDM dans Nano

Vous pouvez fermer votre terminal, au prochain redémarrage, vous n'aurez pas besoin d'entrer votre mot de passe.

La méthode graphique
  • Depuis la zone système, cliquez sur l'icône des Paramètres Gnome :

  • Dans la fenêtre des Paramètres, sélectionnez « Utilisateurs »

  • Commencez par déverouiller les réglages : le mot de passe administrateur vous sera demandé

  • Puis activez la connexion automatique :

Connexion automatique avec LightDM

Les préférences de LightDM passent par son fichier de configuration. Pour modifier le comportement de LightDM et activer la connexion automatique, vous devez éditer ce fichier en mode administrateur.

Ouvrez un terminal et passez en mode administrateur avec la commande « su ». le mot de passe administrateur vous sera demandé. Une fois fait, éditez le fichier approprié :

nano /etc/lightdm/lightdm.conf

Cette commande ouvre le fichier de configuration dans l'éditeur Nano en console. Utilisez les flèches pour descendre jusqu'à trouver ces lignes :

#autologin-user=
#autologin-user-timeout=0

Enlevez les « # » devant chaque ligne puis ajoutez votre identifiant de cette façon

autologin-user=mon_identifiant
autologin-user-timeout=0

Avec « mon_identifiant » remplacé par votre identifiant.

Sauvegardez le fichier avec [Ctrl]+x puis répondez « O » pour oui :

Édition du fichier de configuration LightDM dans Nano

Vous pouvez fermer votre terminal, au prochain redémarrage, vous n'aurez pas besoin d'entrer votre mot de passe.

Configuration de KDM sur KDE

Écran de connexion KDM sur Debian 8

KDE est un environnement vraiment complet et KDM vous propose une interface graphique pour configurer votre écran de connexion.

L'outil de configuration vous permettra de gérer le fond d'écran, la langue utilisée, quelques options et bien sûr, la connexion automatique.

Direction le KickOff menu de KDE > Applications > Configuration > Configuration du Système > Administration du système > Écran de connexion.

Lanceur de configuration de l'écran de connexion KDM sur KDE

Pour activer la connexion automatique, visitez l'onglet « Commodités » de l'interface de configuration :

Interface de configuration de KDM

Cochez la case « Activer la connexion automatique » puis sélectionnez l'utilisateur concerné dans le menu déroulant « Utilisateur ». Comme cette action modifie les paramètres système, le mot de passe administrateur vous sera demandé :

Demande du mot de passe administrateur sur KDE

Une fois fait, vous pourrez lancer votre session sans demande de mot de passe.

Lancement du bureau KDE

À propos du navigateur internet

La fonction principale d'un navigateur internet est de permettre la consultation d'informations disponibles sur Internet (World Wide Web).

L'utilisateur donne au navigateur internet l'adresse de la ressource à consulter. Il existe trois manières de donner une adresse web :

  • Taper soi-même l'adresse internet dans la barre d'adresse du navigateur.
  • Choisir une ressource dans la liste des favoris (ou marque-page ou bookmark), sachant qu'à chaque favori est associée une adresse internet.
  • Suivre un hyperlien, sachant qu'à chaque hyperlien est associée une adresse internet.

Le navigateur se connecte au serveur web hébergeant la ressource visée et la télécharge.

Le protocole de communication généralement utilisé est HTTP ou HTTPS (version sécurisée). Si la ressource visée est une page HTML, un fichier vidéo compatible, un PDF, une page s'affiche.

Si la ressource est un fichier autre, le navigateur vous demande quoi faire (télécharger ou ouvrir avec une application externe).

Exemple de navigateur internet : Firefox

Firefox est un navigateur internet libre et gratuit, développé et distribué par la Fondation Mozilla avec l'aide de milliers de bénévoles grâce aux méthodes de développement du logiciel libre/open source et à la liberté du code source. (dixit wikipédia).

Debian intègre Firefox-ESR, la version Extended Support Release , destinée aux grandes organisations (et aux plus petites) pour les déploiements de masse. Cette version est maintenue pendant 10 mois à compter de sa sortie et ne bénéficie que des mises à jour de sécurité assurant ainsi un navigateur stable et sécurisé.

La fenêtre principale se compose des éléments suivants (de haut en bas) :

  • La barre d'onglets affiche les différentes pages ouvertes.
  • La barre d'outils affiche : le bouton de retour, la barre d'adresse, le champ de recherche, les marque-pages, les outils et le menu Firefox.
  • La fenêtre de navigation qui affiche le contenu des pages web.

La personnalisation et la configuration de Firefox passent par son menu principal qui s'affiche lors d'un clic sur l'icône à 3 bandes.

  • la première ligne du menu vous permet d'effectuer des opérations d'édition courante (couper/copier/coller)
  • vient ensuite la ligne de zoom … c'est explicite.
  • différents outils sont à votre disposition pour naviguer en « mode privé », consulter votre historique ou imprimer directement une page internet.
  • le bouton « Préférences » vous mène à la configuration principale de Firefox. 8 onglets avec des entrées explicites.
  • le bouton « Modules » conduit aux extensions installées sur votre navigateur (actives et inactives).
  • le bouton « Personnaliser » lance le « mode édition » de Firefox : vous pourrez déplacer les outils, les ajouter depuis le menu dans la barre d'outils et inversement… bref, vous composez l'apparence de votre navigateur simplement avec un glisser-déposer des éléments sur l'interface.
  • l'icône en forme de « ? », c'est l'aide et franchement, les contributeurs Mozilla ont bien travaillé. L'aide en ligne est complète et détaillée : vous pourrez découvrir toutes les possibilités de votre navigateur.

Pour ajouter des fonctionnalités à votre navigateur Firefox, direction les préférences > Modules. Dans l'onglet qui s'ouvre, sélectionnez « Catalogue » et faites votre choix.

Le catalogue des modules pour Firefox

Visionnez une vidéo

Debian GNU/Linux est livrée avec un lecteur vidéo par bureau. Debian reconnaît nativement la plupart des formats vidéos courants (ogv, mkv, mp4, avi, webm…).

Une fois votre système installé (ou en session Live), un double-clic sur un fichier vidéo ouvrira celui-ci avec le lecteur par défaut du bureau concerné.

Pour Gnome et Cinnamon, c'est le lecteur « Vidéos » (Totem) qui se lance lors d'un double-clic sur une vidéo :

« Vidéos » et « Fichiers » sur Gnome-Shell

Son utilisation est très simple et intuitive. Au moindre mouvement du pointeur, le menu de lecture s'affiche et vous permet de naviguer dans le fichier vidéo, de définir la lecture en boucle (la barre verticale formée de 3 points) ou de régler le volume. Le menu principal vous donne accès aux autres fonctions :

Le menu du lecteur vidéo de Gnome

Chaque bureau intègre son lecteur propre, tous avec les mêmes fonctions de base, largement suffisantes pour une première utilisation d'un système Debian.

Comme d'habitude sur une distribution libre, vous pouvez ajouter le logiciel multimédia de votre choix. Je vous laisse visiter la liste des applications disponibles.

Le bureau Xfce est livré avec un lecteur multimédia multi-plateforme très utilisé chez Windows® : VLC, une façon de débuter sur Debian sans trop changer vos habitudes.

Exemple de lecteur vidéo : VLC

VLC est un lecteur multimédia gratuit et libre et un système capable de lire la plupart des fichiers multimédias ainsi que des DVD, des CD Audio, des VCD, et divers protocoles de diffusion.

VLC s'ouvre lors d'un double-clic sur un fichier vidéo (si c'est l'application par défaut définie pour cette action) ou depuis le menu des applications > Multimédia > Lecteur multimédia VLC.

Pour ouvrir une vidéo : cliquer sur l'onglet « Média ».

VLC est capable de :

  • lire un fichier sur le disque,
  • lister et lire tous les fichiers multimédias d'un dossier,
  • lancer un DVD,
  • ouvrir un flux vidéo entrant.

Ouvrir un fichier avec VLC depuis le menu « Média »

VLC permet aussi de lire des flux réseau (podcasts), écouter une radio en ligne, capturer l'écran mais aussi encoder un flux pour le sauvegarder…

Plus de détails sur la page dédiée de la documentation Debian-Facile.

Écoutez de la musique

Debian GNU/Linux est livré avec un lecteur multimédia minimum par bureau. Certains permettent la gestion d'une Bibliothèque musicale volumineuse, avec gestion du tri, des listes de lectures, pochettes, etc (comme Rhythmbox ou Amarok), d'autres sont des lecteurs simples, légers et faciles à prendre en main (comme Audacious ou XMMS).

À propos des formats audio reconnus nativement

Wikipédia est mon ami …

Un format de fichier audio est un format de données utilisé en informatique pour stocker des sons, notamment de la musique, et de la voix humaine, sous forme numérique. L'industrie a produit de nombreux formats destinés soit à la production, soit à la diffusion.

L'élément de programme qui transforme le signal en fichier et le fichier en signal s'appelle un codec, abréviation de COder-DECoder (codeur-décodeur).

Debian reconnaît (entre autres) les 4 formats principaux par défaut (mp3, ogg, flac, wav). Si vous avez besoin d'installer des codecs ou des logiciels audio non-libres, il faudra |modifier vos dépôts pour y ajouter les sections « contrib » et « non-free ».

Exemple de lecteur audio : Rhythmbox

Rhythmbox est le lecteur de musique par défaut de l'environnement Gnome, qui permet de lire et d'organiser votre collection musicale.

Voici ses fonctionnalités principales :

  • Tri par artistes, albums ou genres
  • Listes de lecture
  • Affichage des pochettes et des paroles
  • Gestion des podcats et des web-radios
  • Intégration de Jamendo, Magnatune et Last.fm
  • Support des lecteurs portables (MTP et iPod)
  • Support des télécommandes infra-rouges
  • Partage et lecture de musique sur un réseau local

Au premier lancement, Rhythmbox scanne votre dossier « Musique », mais vous pouvez ajouter d'autres dossiers à votre bibliothèque musicale.

Interface par défaut de Rhythmbox et gestionnaire de préférences

Rhythmbox intègre un système de greffons (plugins) qui permet d'ajouter des fonctionnalités au lecteur.

Gestionnaire de greffons sur Rhythmbox

Lecteur audio par défaut du bureau Gnome, il bénéficie d'une aide complète intégrée :

L'aide complète de Rhythmbox

Les principaux bureaux ont eux aussi leur lecteur dédié : Xfce utilise QuodLibet et KDE penche pour Amarok.

Travaillez sur traitement de texte

Debian intègre par défaut la suite bureautique LibreOffice qui vous permettra de travailler sur tout type de format de documents issus de différentes suites bureautiques.

Si vous n'avez pas besoin d'un outil aussi complet, vous pourrez utiliser les logiciels Abiword et Gnumeric, plus légers tout en conservant une grande compatibilité.

La suite bureautique LibreOffice

LibreOffice est une suite bureautique libre et gratuite qui offre des modules de traitement de texte (Writer), tableur (Calc), présentation (Impress), dessin vectoriel (Draw), base de données et édition de formules mathématiques.

Ce manuel a été rédigé sur LibreOffice

Les possibilités de LibreOffice sont nombreuses. Le wiki officiel de la communauté

francophone est très bien fait et vous apportera une aide efficace et complète.

Bonne lecture.

Retouchez vos photos avec the Gimp

Debian livre avec ses bureaux le logiciel de manipulation graphique the Gimp.

GIMP pour GNU Image Manipulation Program, est un logiciel de traitement d'image. Souvent considéré comme un concurrent d'Adobe™ photoshop™, il en est dans tous les cas une alternative sûre avec tout de même un avantage, il est libre !.

Disponible pour toute une panoplie d'OS, il tourne bien naturellement sur Linux, MacOsX, *BSD et Windows®.

Il existe déjà de très bonnes documentations concernant The GIMP, et cette page n'est là que pour rassembler, en quelques lignes, les « tâches » les plus basiques, sans pour autant devoir décortiquer des dizaines de sites pour trouver son bonheur.

Présentation de l’interface

Au premier lancement, Gimp affiche 3 fenêtres que nous allons détailler :

The Gimp sur le bureau Gnome-Shell

1 La boite à outils - 2 Les options des outils - 3 La barre de menu Gimp - 4 L'image active - 5 & 6 Les onglets affichant les valeurs des outils et des calques.

  • La boite à outils contient les icônes des différents outils de Gimp. Vous pouvez en ajouter ou en supprimer depuis la barre de menu > Édition > Préférences > Boite à outils. La fonction de chaque outil est affichée au survol du pointeur.
  • Les options des outils affichent les valeurs de l'outil en cours d'utilisation : la taille et la dureté du pinceau par exemple, ou l'opacité du remplissage…
  • La barre de menu vous donne accès à toutes les fonctions et possibilités de Gimp
  • L'image active est affichée dans la fenêtre principale : les modifications apportées sont directement visibles.
  • La fenêtre de droite rassemble différents onglets que vous pouvez modifier/supprimer depuis la petite flèche en haut à droite de l'onglet.

Par défaut, le premier onglet présente les calques actifs de l'image.

Principe des calques
Gimp utilise le principe des calques, c'est à dire la superposition d'images pour un rendu final. C'est le même principe que pour l'enregistrement d'un morceau de musique : les instruments sont tous enregistrés sur des « pistes audio » séparées, les voix aussi, puis on « mixe » le tout pour parvenir à un morceau de musique.

Pour les calques de Gimp, c'est pareil : on sépare les différents éléments sur des calques et l'image finale sera exportée dans le format de votre choix (JPEG, PNG…).

Le format par défaut de Gimp est le « xcf », un format qui permet de conserver l'indépendance des calques et donc, de pouvoir modifier un élément sans toucher aux autres calques.

Premiers conseils

  • Préparer un dossier avec une copie des images à modifier :
    On le dit souvent, la sauvegarde est ton amie et c'est aussi vrai pour la retouche d'image. Avant de travailler sur votre projet, créez un dossier où vous placerez une copie de votre image originale ainsi que tous les éléments que vous désirez ajouter (d'autres images à traiter, modifier, vos ressources graphiques en somme).
  • Enregistrer régulièrement votre travail au format « .xcf » :
    Gimp utilise le format « xcf » par défaut pour enregistrer votre projet. Ce format permet de sauvegarder les calques et donc, de permettre une modification fine de votre travail. Pour sauvegarder au format xcf, direction le menu « Fichier » > « Enregistrer ». Une fois votre projet finalisé, vous pourrez exporter votre projet dans un format compressé courant (jpeg, png, gif) depuis le menu « Fichier » > « Export as ».
  • Passer en mode mono-fenêtre :
    Si l'interface par défaut avec ses 3 fenêtres vous perturbe, Gimp a prévu un mode « mono-fenêtre » disponible depuis le menu « Fenêtres » > « Mode fenêtre unique ».

Gimp en mode « fenêtre unique »

  • Amusez-vous !

Une façon de découvrir the Gimp est de tester, d'essayer, de vous amuser à retoucher des photos de famille pour rigoler… créez-vous un dossier pour jouer avec Gimp et placez-y vos photos ou images préférées et commencez à gimper !

Si vous avez une idée précise en tête, passez à la section suivante qui liste toute une série de travaux pratiques afin de prendre en main the Gimp.

Travaux pratiques

Voici quelques actions simples à réaliser sur Gimp pour débuter. Pour une liste plus complète, visitez la page dédiée du wiki Debian-Facile.

Imprimer une image

Si Gimp n'imprime que des pages blanches, que l'aperçu montre désespérément une page blanche lui aussi, vous pouvez vous en sortir en installant le paquet gimp-gutenprint en mode administrateur :

apt install gimp-gutenprint

Pour imprimer il suffira de faire: Fichier→ Print with Gutenprint

Vous accédez à une page et pouvez paramétrer votre imprimante et votre impression.

Configurez votre environnement

Vous avez pris en main votre système ? On va passer à la configuration fine de votre poste de travail.

Vous pouvez quasiment tout modifier sur les bureaux Debian GNU/Linux et adapter votre environnement à vos besoins et goûts personnels…

L'arme quasi absolue ? Le clic-droit !

Interface utilisateur

Les environnements GNU/Linux sont réputés pour leur grande souplesse en matière de configuration. Cependant, certains bureaux le sont plus que d'autres, en raison de leur interface générale.

Ils fonctionnent en gros sur le même principe : un « Centre de contrôle » pour les diriger tous et le clic-droit pour affiner les éléments individuellement.

La plupart des fonctionnalités ont été évoquées lors de la présentation des bureaux. Mais revenons sur les deux bureaux principaux sur Debian : Gnome et KDE.

L’interface Gnome-Shell

Gnome est le bureau par défaut pour les installations de Debian. Ce bureau présente une interface « tout-en-un » qui en fait un environnement fluide et intuitif. Son centre de contrôle vous permettra de gérer l'intégralité des composants du bureau.

Notez que l'interface Gnome-Shell est « uniforme » et c'est prévu pour, c'est ce qui apporte cette fluidité. Cela veut aussi dire que vous ne pourrez pas tout modifier comme sur les autres bureaux, construits autour de modules.

Mais au lieu de parler du peu que vous ne pourrez pas faire, parlons de tout ce que vous pouvez configurer.

Donc direction le menu d'activités Gnome > « Outil de personnalisation ».

La fenêtre qui s'ouvre intègre tous les éléments de votre bureau Gnome-Shell. Les changements sont immédiatement visibles.

Les réglages Gnome, onglet « Apparence »

Après quelques « clics » sur les différentes catégories, vous comprendrez facilement comment ajouter un menu des applications dans la barre supérieure, un menu des Emplacements ou les prévisions météo :

Le bureau Gnome configuré avec les extensions Gnome-Shell

Ajouter des extensions Gnome-Shell

Vous pouvez ajouter des extensions à Gnome-Shell directement depuis le catalogue Gnome en ligne. Dans la fenêtre de configuration, section « Extensions », visez en bas le lien « Catalogue d'extensions ».

Vous serez dirigé vers une page internet listant les extensions disponibles et installables directement. Commencez par autoriser « l'intégration » :

Puis profitez des extensions Gnome-Shell :

Activation de la liste des fenêtres ouvertes avec Gnome-Shell depuis le catalogue en ligne

Le site prend en compte vos modules installés et vous permet aussi de les configurer depuis l'icône appropriée :

Les raccourcis clavier sur Gnome-Shell

Pour optimiser votre temps, et même si le bureau Gnome est orienté « clic de souris », nous vous conseillons l'utilisation des raccourcis clavier : une pression sur la touche « Windows » permet par exemple d'afficher les activités ouvertes, le dock et les bureaux virtuels.

Alt+F1 ou ⊞ WinOuvre la vue “activités”
Ctrl+Alt+Tab ⇆Affiche le menu d'accessibilité de la vue activités
EspaceAffiche la recherche d'activités
Alt+F2Lancer une commande
Alt+Tab ⇆Naviguer parmi les fenêtres ouvertes
Alt+Maj+Tab ⇆Idem, mais dans l'autre sens
Alt + ²Naviguer parmi les fenêtres ouvertes d'un même groupe
Ctrl+Alt + / Changer de bureau
Ctrl+Alt+Maj + / Déplacer la fenêtre active d'un espace de travail à un autre
Ctrl+SupprSupprimer un fichier
Configuration générale du bureau Gnome

La configuration Générale de votre bureau est disponible depuis le lanceur de Paramètres et vous donne accès à l'intégralité des réglages de votre environnement :

Gnome Classique

Si vous désirez utiliser une interface plus « classique », c'est lors de la connexion à votre session que ça se joue : cliquez sur la petite roue afin de sélectionner « Gnome Classique » avant de cliquer sur « Se connecter » :

Choix de la session « Gnome Classique » lors de la connexion

Votre session s'ouvre alors sur une version plus conventionnelle de Gnome, mais vous conservez vos réglages principaux et vos outils.

L'interface « Classique » est plus légère, mais offre moins d'effets visuels (f)utiles.

Le bureau Gnome Classique sur Debian 8 Jessie

Pour revenir au bureau Gnome-Shell par défaut, sélectionnez « Gnome » depuis la petite roue lors de votre prochaine connexion.

L’interface Plasma KDE

KDE est un bureau historique des environnements GNU/Linux et a toujours mis l'accent sur la personnalisation extrême. Le passage au moteur de rendu Plasma n'a rien changé sur ce point : tout est configurable, déplaçable, modulable sur KDE, et depuis un unique centre de contrôle très détaillé.

Le panneau de Configuration du système

C'est ici que vous allez pouvoir effectuer tous les réglages de votre ordinateur et de votre système Debian.

Réseau, son, vidéo, apparence des fenêtres, langue par défaut mais aussi la façon dont vous voulez vous connecter à votre session et j'en passe, on peut pratiquement tout régler à partir d'ici. Il y a même des effets de bureaux, façon Compiz, intégrés à KDE que l'on peut gérer ici.

La configuration du système Debian sur KDE Plasma

Pour alléger KDE4 vous pouvez décocher l'outil d'indexation Strigi et le bureau sémantique Nemopuk dans l'onglet Recherche sur le bureau. Mais vous pouvez aussi décocher les effets de bureau (transparence des fenêtres, par exemple).

Si vous souhaitez un environnement plus « out-of-the-box », et si votre machine le permet, préférez Gnome ou Cinnamon qui offrent une interface moins détaillée.

Les « dispositions de bureau » sur KDE

KDE permet une organisation pré-configurée de votre espace de travail. Commencez par un clic-droit sur le bureau > « configuration du bureau par défaut »

Dans la fenêtre qui s'ouvre, outre le réglage du fond d'écran, vous pouvez accéder à différents bureaux depuis le menu déroulant approprié :

Le bureau par défaut peut être remplacé par le bureau « Rechercher et lancer » :

Bureau « Rechercher et lancer » sur KDE

Les possibilités de KDE sont vraiment très nombreuses et je vous invite à visiter les documentations externes détaillées, ou à jouer aux aventuriers et fouiner partout avec votre souris.

Visitez la page récapitulative des fonctionnalités KDE4 Plasma sur Debian-Facile.

Préférences du système

La configuration de votre système impacte directement votre expérience utilisateur. Au lieu de vous faire un chapitre complet sur les différents concepts éthiques et techniques qui ont conduit Debian à adopter son organisation logicielle, on va passer par les conséquences sur votre utilisation quotidienne.

Dans la suite de ce chapitre, vous devrez peut-être activer les sections « contrib » et/ou « non-free » des dépôts Debian afin d'accéder à des logiciels un peu « moins libres ». Vous suivrez la méthode documentée dans la section dédiée .

root-user / su-sudo

Lors de l'installation, Debian vous demande de renseigner le mot de passe pour le compte administrateur « root ». Ce compte est commun à tous les systèmes GNU/Linux et permet d'effectuer les tâches d'administration sur le système.

Cependant, ce compte n'est pas obligatoire. Vous pouvez, lors de l'installation, passer la configuration du compte « root » (laisser les champs vides pour le mot de passe) et ainsi éviter la création du compte « root ».

Dans ce cas, c'est le premier utilisateur enregistré au cours de l'installation qui prendra la place de « root ».

Euh oui …. et alors ?

Alors ça change les commandes à lancer pour administrer le système : dans ce manuel, à chaque fois qu'on vous demande de lancer une commande en « root », on utilise la commande « su ». Mais si vous ne créez pas de compte « root », il faudra passer par « sudo », la commande qui vous substitue à « root », et donner votre mot de passe.

Pour résumer :

  • si vous avez créé « root », pour passer une commande administrateur : lancer « su » + mot de passe administrateur + lancer la commande
su + mot de passe administrateur
apt update && apt upgrade
  • si vous n'avez pas créé « root », pour passer une commande administrateur : lancer « sudo + commande » + mot de passe utilisateur
sudo apt update && sudo apt upgrade

Lire un DVD Commercial

Les DVD vendus dans le commerce sont « protégés contre la copie » et ne sont la plupart du temps pas lisibles sur des systèmes libres par défaut.

Les éditeurs de DVD estiment que nous n'avons pas le droit, sur un système libre, de faire une copie privée de notre DVD acheté.

Pour remédier à cela, et si vous avez vraiment besoin de cette fonctionnalité, vous devez installer le paquet libdvdcss2. Ce paquet n'est pas présent dans les dépôts Debian par défaut (car non-libre) mais vous pouvez allez le chercher depuis les dépôts VideoLan (le site de VLC, le lecteur multimédia bien connu).

Le principe : ajouter les dépôts VideoLan à votre système, ajouter la clé de signature pour sécuriser les échanges avec les dépôts VideoLan et enfin installer libdvdcss2.

La mise en œuvre : 3 commandes et c'est réglé…

  • ouvrez un terminal en mode administrateur avec « su » puis lancez cette commande pour ajouter les dépôts Videolan dans un fichier séparé :
echo "deb http://download.videolan.org/pub/debian/stable/ /" > /etc/apt/sources.list.d/videolan.list
  • ajoutez la clé de signature des dépôts
wget -O - http://download.videolan.org/pub/debian/videolan-apt.asc | apt-key add -
  • rechargez les dépôts et installer libdvdcss2
apt update && apt install libdvdcss2

Vous pouvez réaliser ces modifications depuis le gestionnaire de paquets Synaptic en graphique, mais ça prend un temps fou de cliquer partout…

Votre système Debian GNU/Linux est désormais capable de lire les DVD « protégés » du commerce et d'en réaliser des copies privées.

Utiliser FlashPlayer

Adobe Flash Player est une plate-forme multimédia non-libre utilisée pour ajouter des animations, des vidéos ou de l'interactivité à des pages sur internet (publicités, jeux…)

Un lecteur libre existe: Gnash, c'est une alternative au lecteur d'Adobe, mais il ne permet pas d'avoir accès à toutes les fonctionnalités du flash . On le trouve dans les dépôts « backports » de Debian-8 Jessie.

Sachez que la tendance des sites est de délaisser le flash au profit du HTML5, il est donc de plus en plus facile de survivre sur internet sans le lecteur propriétaire flash.

Ce manuel étant destiné aux débutants, nous n'allons pas vous demander de supprimer de vos marques-pages l'intégralité des sites mal codés qui utilisent encore le lecteur flash (quoique ça ferait peut-être bouger les choses plus vite), nous allons donc détailler l'installation du lecteur flash par défaut car oui, en plus, il y en a plusieurs…

Installer le lecteur flash générique

Afin d'installer la version par défaut mais non maintenue du lecteur flash pour Linux, vous devez modifier vos dépôts pour y ajouter la section « contrib ».

  • Ouvrez un terminal et passez en mode administrateur avec la commande « su » puis éditez les dépôts :
apt edit-sources
  • Modifiez les sources comme ceci (ajouter « contrib » après « main ») :
###### Debian Main Repos
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie main contrib
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie main contrib
 
###### Debian Update Repos
deb http://security.debian.org/ jessie/updates main contrib
deb-src http://security.debian.org/ jessie/updates main contrib
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie-updates main contrib
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie-updates main contrib

Sauvegardez avec [Ctrl]+x puis répondez « O » pour « Oui » dans l'éditeur nano.

  • Lancez la suite pour recharger les dépôts et installer le lecteur flash :
apt update && apt install flashplugin-nonfree
  • Pour mettre à jour le lecteur, toujours en « root » :
update-flashplugin-nonfree --install
  • Pour supprimer le lecteur flash :
update-flashplugin-nonfree --uninstall
apt-get remove flashplugin-nonfree

Plus d'infos et de détails à propos des autres plugins disponibles sur la page dédiée de la documentation Debian-Facile.

Installer le pilote d’une carte graphique

Le système Debian GNU/Linux intègre des drivers (firmwares) libres afin d'utiliser les chipsets (fonction graphique intégrée à la carte mère) ou cartes graphiques externes.

Ces firmwares sont généralement suffisants pour assurer l'affichage, mais il arrive que des drivers propriétaires soient nécessaires pour optimiser votre affichage. Vous le saurez en utilisation live ou sur votre système installé si vous constatez :

  • une mauvaise résolution
  • un écran noir au démarrage alors que le système est bien installé sans erreurs,
  • une mauvaise gestion des couleurs,
  • une surchauffe excessive lors de la lecture de vidéos,
  • un retour de veille capricieux …

L'installation de drivers propriétaires est une alternative propriétaire donc non suivie pas les développeurs Debian.

Identifier votre matériel

La première chose à faire est d'identifier votre carte graphique. En tant que simple utilisateur, ouvrez un terminal et entrez la commande suivante :

lspci | egrep "3D|Display|VGA"

qui vous affichera un résultat de ce genre pour une carte nVidia :

01:00.0 VGA compatible controller: NVIDIA Corporation G96GLM [Quadro FX 770M] (rev a1)

ou de ce style pour une carte ATI :

01:00.0 VGA compatible controller [0300]: Advanced Micro Devices, Inc. [AMD/ATI] Barts PRO [Radeon HD 6850] [1002:6739]

Comme vous pouvez le constater, l'identification est plutôt aisée… on a la marque et le modèle sur la même ligne.

Si vous avez le moindre doute et avant de vous lancer dans l'installation de drivers supplémentaires, n'hésitez pas à faire appel à la communauté du libre (forums, wiki Debian) ou venir sur le forum Debian-Facile.

Installation des firmwares génériques

Dans tous les cas, avant d'installer des drivers propriétaires, vous pouvez ajouter les firmwares-nonfree fournis par Debian. Pour cela, commencez par |modifier vos dépôts en ajoutant les sections contrib et non-free à vos sources.

  • Ouvrez un terminal en mode administrateur en tapant la commande « su » (le mot de passe administrateur vous sera demandé) puis lancez :
apt edit-sources
  • Modifiez le fichier sources.list en ajoutant les sections contrib et non-free ainsi :
###### Debian Main Repos
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie main contrib non-free
 
###### Debian Update Repos
deb http://security.debian.org/ jessie/updates main contrib non-free
deb-src http://security.debian.org/ jessie/updates main contrib non-free
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie-updates main contrib non-free
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ jessie-updates main contrib non-free

Sauvegardez les modifications avec [Ctrl]+x dans l'éditeur Nano puis « O » pour « Oui ».

  • Recharger les informations sur les dépôts et installez les firmwares non-free
apt update && apt install firmware-linux firmware-linux-nonfree
  • Redémarrez votre machine pour tester à nouveau votre affichage avant d'installer les drivers propriétaires.

S'il n'y a pas d'amélioration, passez aux sections suivantes… le fichier sources.list est déjà prêt pour la suite.

Configuration d’une carte ATI/AMD

Pilote ATI

C'est le pilote « générique » à installer si votre carte n'est pas référencée dans les sections spécifiques (Radeon, Catalyst)

Pour l'installer, depuis un terminal administrateur :

apt install libgl1-mesa-dri xserver-xorg-video-ati

Redémarrez votre ordinateur pour charger le microcode du périphérique graphique.

Pilote Radeon

Le pilote radeon de Debian 8 « Jessie » prend en charge les processeurs graphiques de R100 à Hawaii (Radeon 7000 - Radeon R9 290). Voir la page du paquet radeon pour vérifier votre carte.

Pour l'installer, depuis un terminal administrateur :

apt install libgl1-mesa-dri xserver-xorg-video-radeon

Redémarrez votre ordinateur pour charger le microcode du périphérique graphique.

Pilote AMD Catalyst

Le pilote propriétaire « AMD Catalyst Linux Graphics Driver » (alias fglrx) fournit une accélération matérielle optimisée des applications OpenGL. Il est adapté pour les processeurs graphiques de séries Radeon R9 200, Radeon R7 200, Radeon HD 8000, Radeon HD 7000, Radeon HD 6000 et Radeon HD 5000 (liste complète)

Ce pilote est incompatible avec le bureau GNOME parce qu'il ne prend pas en charge l'interface EGL. Il est recommandé d'utiliser le pilote libre radeon à la place.

Pour l'installer depuis un terminal en mode administrateur :

apt install fglrx-modules-dkms fglrx-driver linux-headers-$(uname -r) fglrx-control

Pour configurer votre serveur graphique :

aticonfig --initial -f

Pour prendre en compte les modifications, redémarrez votre ordinateur.

Pour vérifier le bon chargement du microcode et du firmware, dans un terminal :

glxinfo | grep 'direct rendering'

qui devrait vous retourner un résultat de ce genre :

direct rendering: Yes

Pour plus de détails, visitez la page dédiée sur le wiki Debian-Facile ou la documentation officielle Debian dédiée.

Configuration d’une carte nVidia

Debian utilise un outil pour détecter et vous indiquer le driver à installer : nvidia-detect.

Pour l'installer et l'utiliser, ouvrez un terminal en mode administrateur, puis lancez :

apt update && apt install nvidia-detect

Pour lancer la détection, lancez simplement :

nvidia-detect

qui renverra un résultat de ce type :

Detected NVIDIA GPUs:
01:00.0 VGA compatible controller [0300]: NVIDIA Corporation G96GLM [Quadro FX 770M] [10de:065c] (rev a1)
Your card is supported by the default drivers and legacy driver series 304.
It is recommended to install the
    nvidia-driver
package.

Dans cet exemple, la carte est supportée nativement par le driver par défaut et par le driver « legacy series 304 ». Selon votre machine vous pourrez installer deux types de drivers : la série 340.xx (pour les GeForce 8x et plus) et la série 304.xx (pour les GeForce 6x et 7x). Les modèles plus anciens sont supportés nativement par le driver libre.

Pour une liste complète des cartes supportées, visitez la doc dédiée : page pour série 340.xx - page pour série 304.xx

  • Installation du driver série 340

Pour les GeForce 8xx ou plus récentes

  • Ouvrez un terminal en mode administrateur et installez les drivers :
apt update
apt-get install linux-headers-$(uname -r) nvidia-kernel-dkms nvidia-driver
  • Création du fichier de configuration xorg.conf : comme le driver n'est pas auto-détecté, vous devez le déclarer, toujours depuis votre terminal en mode administrateur :

Créez le fichier de configuration approprié :

mkdir /etc/X11/xorg.conf.d

Remplissez le fichier directement depuis votre terminal avec :

echo -e 'Section "Device"\n\tIdentifier "My GPU"\n\tDriver "nvidia"\nEndSection' > /etc/X11/xorg.conf.d/20-nvidia.conf
  • Redémarrez votre système pour blacklister (dire au noyau de ne pas le charger) automatiquement le driver libre et utiliser celui qui vient d'être installé.
    • Installation du driver série 304

Pour les GeForce 6xx ou 7xx

  • Ouvrez un terminal en mode administrateur et installez les drivers :
apt-get update
apt-get install linux-headers-$(uname -r) nvidia-legacy-304xx-kernel-dkms nvidia-legacy-304xx-driver
  • Création du fichier de configuration xorg.conf : comme le driver n'est pas auto-détecté, vous devez le déclarer, toujours depuis votre terminal en mode administrateur :

Créez le fichier de configuration approprié :

mkdir /etc/X11/xorg.conf.d

Remplissez le fichier directement depuis votre terminal avec :

echo -e 'Section "Device"\n\tIdentifier "My GPU"\n\tDriver "nvidia"\nEndSection' > /etc/X11/xorg.conf.d/20-nvidia.conf
  • Redémarrez votre système pour blacklister (dire au noyau de ne pas le charger) automatiquement le driver libre et utiliser celui qui vient d'être installé.
Perte de session graphique

Si à la suite d'une installation de driver, vous vous retrouvez devant un écran noir, il faut revenir à la configuration précédente.

  • Lancement en « recovery mode » :

Depuis le menu de démarrage GRUB, choisissez « Options avancées » puis la ligne « recovery mode ».

Le système se lance en console et vous invite à continuer (en utilisant le raccourcis [Ctrl]+d, ou a entrer le mot de passe administrateur, ce que vous faites :

  • Suppression du fichier de configuration xorg.conf :

Lors de l'installation du driver propriétaire, vous avez créé un fichier de configuration pour X situé dans /etc/X11/xorg.conf et/ou /etc/X11/xorg.conf.d/xxx.conf. Il faut le supprimer.

Toujours depuis votre console, et selon le fichier créé, supprimez-le avec « rm » :

rm /etc/X11/xorg.conf.d/20-nvidia.conf

ici, la suppression du fichier pour nvidia, à adapter à votre sytème.

  • Désinstallation des drivers propriétaires :

De la même façon que vous avez installé un driver, vous pouvez le supprimer, ici un exemple avec le driver nvidia, à adapter à votre situation :

apt remove nvidia-kernel-dkms nvidia-driver
  • Redémarrez votre système avec un simple « systemctl reboot »
  • Venez nous rendre visite sur notre forum pour résoudre le problème.

Administrez votre système

Les sources de logiciels

Debian GNU/Linux utilise le principe des dépôts en ligne pour fournir les applications. Ce principe permet de centraliser les logiciels et vous permet d'utiliser des interfaces simples pour administrer et/ou faire évoluer votre système : vous n'avez pas besoin de visiter les sites de logiciels.

Les adresses internet de ces dépôts sont inscrites dans le fichier /etc/apt/sources.list et les fichiers du type /etc/apt/sources.list.d/xxx.list.

Le fichier sources.list

Les adresses internet des dépôts Debian sont inscrites dans le fichier /etc/apt/sources.list et les fichiers du type /etc/apt/sources.list.d/xxx.list.

Le fichier sources.list par défaut pour Debian 8.5 dans l'éditeur Nano

Détails des différentes informations du sources.list (les « # » sont des commentaires) :

  • « deb » : indique que le dépôt renseigné est un dépôt de binaires (le logiciel lui-même)
  • « deb-src » : indique que le dépôt renseigné est un dépôt de sources (les fichiers utilisés pour la compilation du logiciel lui-même)
  • « http:·… » : l'adresse du serveur du dépôt
  • « jessie », « jessie/updates » : la branche du dépôt
  • « main » : la section du dépôt

À propos des dépôts, branches, sections

Debian organise ses applications au sein de dépôts. Ces dépôts sont divisés en branches et en sections. Pour en savoir plus sur les branches « testing » ou « unstable », rendez-vous dans la section dédiée. En revanche, un mot sur les sections de dépôts :

Il existe 3 sections pour les dépôts officiels :

sectionpaquetscritères de composant du paquet
main50638conforme à DFSG sans dépendance vers non-free
contrib304conforme à DFSG mais avec des dépendances vers non-free
non-free521non conforme à DFSG

*DFSG : Debian Free Software Guidelines - principes du logiciel libre selon Debian

Seuls les paquets proposés dans la section main sont officiellement supportés par le projet Debian et 100% libres. Ceux proposés dans contrib et non-free ne le sont pas (ou pas totalement).

Ceci-dit, et selon votre type de matériel, il est possible que certains services ne puissent fonctionner sans drivers spécifiques (propriétaires). Dans ce cas, vous devrez modifier le fichier /etc/apt/sources.list (les détails dans le chapitre suivant).

Plus de détails sur les versions de Debian dans le wiki officiel Debian.

Pour les détails du sources.list, c’est par ici.

Pour une documentation complète sur la gestion des paquets Debian, c’est par là.

Modification des dépôts

Avant de modifier les sources des logiciels de votre système, vous devez être conscient des risques lors de l'utilisation des sections non-free et contrib de l'archive.

  • l'absence de liberté pour de tels paquets de logiciel;
  • l'absence de suivi de la part de Debian pour de tels paquets de logiciel (Debian ne peut pas suivre correctement un logiciel sans avoir accès à son code source);
  • la contamination de votre système Debian totalement libre.

Maintenant que vous êtes prévenus que les non-free tuent les lapins roses, reprenons;

Pour modifier simplement vos dépôts, il suffit d'éditer le fichier sources.list. Ouvrez un terminal puis lancez cette commande en tant qu'administrateur :

apt edit-sources

qui ouvrira le fichier approprié avec votre éditeur de texte par défaut (nano ou vim). Une fois vos modifications effectuées, sauvegardez le fichier (« Ctrl+X » sous nano et « :wq » sous vim).

Exemple de ligne pour les paquets libres :

deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main

Exemple de ligne pour les paquets libres et les paquets propriétaires :

deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ stable main contrib non-free

Vous pourrez désormais piocher dans les 3 sections de logiciels et installer des drivers ou codecs non-libres.

Notez que vous pouvez aussi modifier vos sources logicielles depuis le gestionnaire de paquet Synaptic en graphique.

Utiliser les dépôts les plus proches avec httpredir

Afin de se fournir en logiciels, votre système va chercher les paquets dans un dépôt miroir des archives Debian, c'est à dire un serveur contenant une réplique des dépôts Debian originaux.

Lors de l'installation, vous avez configuré |votre dépôt miroir mais il est possible que ce dépôt soit inaccessible pour une raison technique, vous empêchant ainsi d'installer ou mettre à jour vos logiciels. Pour éviter ça, utilisez « httpredir ».

httpredir est un service qui vise à résoudre le problème du choix d'un miroir Debian. Il utilise l'emplacement géographique de l'utilisateur et des miroirs, l'architecture des fichiers demandés, l'adresses IP, la disponibilité et la fraîcheur des miroirs, et quelques autres choses. Le résultat : il sélectionne le meilleur miroir pour vous. Un ptit test ?

  • Mise en place dans les sources

Pour utiliser les fonctions de httpredir, il suffit de remplacer votre dépôt précédemment renseigné par « httpredir » Sauf les dépôts « security »!

Pour éditer vos sources de logiciels, depuis un terminal en mode adminstrateur :

apt edit-sources

Puis modifiez votre sources.list comme suit :

Ne modifiez pas les lignes « security » !

deb http://httpredir.debian.org/debian jessie main
deb-src http://httpredir.debian.org/debian jessie main
 
deb http://security.debian.org/ jessie/updates main
deb-src http://security.debian.org/ jessie/updates main
 
deb http://httpredir.debian.org/debian jessie-updates main
deb-src http://httpredir.debian.org/debian jessie-updates main

Sauvegardez avec [Ctrl]+x dans l'éditeur Nano, suivi de « O » pour « Oui »,

Rechargez vos dépôts et effectuez une mise à jour de contrôle

apt update && apt upgrade

Et voilà, votre système est désormais configuré pour aller chercher les informations logicielles dans les dépôts les plus proches et disponibles.

Apt dans un terminal

Les sections suivantes présentent des interfaces graphiques du logiciel de gestion de paquets APT (Advanced Package Tool). Cette application est disponible directement depuis la ligne de commande, vous permettant l'administration fine de votre système.

Cette section présente les commandes de base pour gérer les paquets sur Debian avec Apt depuis votre émulateur de terminal.

Debian peut également utiliser « aptitude », un autre gestionnaire de paquets avec une syntaxe et un comportement différents. Ce manuel étant destiné aux débutants, nul besoin de ces commandes ici, mais pour en savoir plus, visitez cette page.

Les commandes ‘utilisateur’ de recherche et d’information

Ces commandes peuvent être lancées en tant que simple utilisateur car elles n'affectent pas votre système.

commandedescription
apt show totoafficher les informations du paquet « toto »
apt search <expression rationnelle>rechercher les paquets qui correspondent à l'<expression rationnelle>
apt-cache policy totoAffiche les versions disponibles de « toto »

Recherche de « pacman » avec apt en console

Les commandes ‘administrateur’ de maintenance

Ces commandes nécessitent les droits de l'administrateur « root » car elles affectent votre système. Pour passer en mode administrateur depuis un terminal, lancez simplement « su » : le mot de passe administrateur vous sera demandé.

commandedescription
apt updateMise à jour des métadonnées des dépôts.
apt install totoInstallation du paquet « toto » avec ses dépendances.
apt upgradeMise à jour sécurisée des paquets installés.
apt dist-upgradeMise à jour des paquets installés en installant/supprimant d'autres paquets si nécessaire.
apt remove totoSupprimer le paquet « toto » en laissant ses fichiers de configuration.
apt-get autoremoveSupprimer les paquets installés automatiquement lorsqu'ils ne sont plus nécessaires.
apt purge totoPurger le paquet « toto » ainsi que ses fichiers de configuration.
apt-get cleanNettoyer le cache local des paquets installés.
apt-get autocleanNettoyer le dépôt local des fichiers des paquets périmés.
apt-mark showmanualPasse un paquet en « installé manuellement ».

Pour le détail des commandes et les correspondances apt/aptitude, visitez la page dédiée du manuel Debian.

Tout-en-une
Mettre à jour les infos des dépôts + mettre à jour votre système + nettoyer les paquets en cache simplement avec une commande en mode administrateur :

apt update && apt dist-upgrade && apt-get autoclean

Comme quoi, gérer son système avec le terminal, c'est pas si compliqué.

Apt vs Apt-get
Apt est en cours de simplification et propose désormais une syntaxe simplifiée pour une partie de ses commandes et options. Vous trouverez donc les deux syntaxes (apt et/ou apt-get) employées dans ces pages et la plupart des documentations GNU/Linux.

Synaptic : le gestionnaire de paquet complet

Synaptic est l'interface graphique complète de votre gestionnaire de paquets Debian. Il vous permet une vision totale des paquets proposés, installés ou non. Il est beaucoup plus détaillé que la Logithèque ou Apper (décris dans les chapitres suivants) puisqu'il affiche l'intégralité des paquets disponibles (librairies incluses).

Il fournit les mêmes fonctions que l'outil apt-get ou apt.

Vous aurez besoin du mot de passe de l'administrateur pour ouvrir et utiliser Synaptic.

Une connexion internet active est également nécessaire pour mettre à jour ou installer vos logiciels.

Interface principale

La fenêtre de Synaptic se découpe en 4 zones : la barre d'outils en haut, le volet de gauche qui permet de faire différents tris dans les paquets, la zone qui contient la liste des paquets et en dessous la zone où s'affiche la description d'un paquet sélectionné avec un clic.

Devant chaque paquet on remarque un petit carré (blanc pour les paquets non installés, vert pour les paquets installés et rouge pour les paquets cassés).

Le logo Debian signifie que le paquet est « free ».

Interface par défaut du gestionnaire de paquets Synaptic

La première chose à faire au lancement de Synaptic est de cliquer sur « Recharger » afin de recharger les informations sur les dépôts et les applications disponibles.

N'hésitez pas à cliquer sur tous les menus pour explorer et vous familiariser avec Synaptic. C'est un bon moyen de découvrir ses nombreuses fonctions.

N'ayez pas peur pour votre système, rien ne sera fait sans avoir cliqué sur « Appliquer ». De plus, un message de confirmation vous sera toujours demandé.

Gestion des dépôts

Les dépôts permettent de mettre à jour et d'installer des paquets supplémentaires.

Ouvrez le gestionnaire de paquets Synaptic (à partir du menu Système > Gestionnaire de paquets Synaptic).

Dans le menu de Synaptic, cliquez sur « Configuration » puis « Dépôts » :

Gestion des dépôts depuis Synaptic

Vous noterez que la liste reprend celle du fichier /etc/sources.list cité plus haut.

Il ne vous reste plus qu'à modifier vos sources de dépôts à votre convenance. Cliquez simplement sur une source pour pouvoir la modifier ou sur nouveau si vous voulez ajouter une nouvelle source.

Une fois vos modifications validées, vous serez invités à recharger la liste des dépôts pour qu'elles soient prises en compte.

Mise à jour du système

Avant de mettre votre système à jour, il est nécessaire de Recharger la liste des paquets en cliquant sur l'icône correspondant ou en allant dans le menu « Édition > Actualiser la liste des paquets » (ou encore Ctrl+R si vous préférez utiliser le raccourci clavier). Cette action permet d'aller vérifier si la version des paquets présents sur votre machine est bien la plus récente.

Ensuite cliquez sur « Tout mettre à niveau » ou menu « Édition > Sélectionner la totalité des mises à jour ».

Une fenêtre apparaît avec la liste des paquets qui vont être mis à jour. Validez et votre système se met à jour.

Rechercher un logiciel

Si vous ne connaissez pas le nom du paquet dont vous avez besoin, vous pouvez parcourir la liste en filtrant par catégorie, état, origine, etc …

Exemple si vous cherchez un jeu, cliquez sur catégorie dans le volet de gauche puis faites défiler jusqu'à jeux et divertissements (encore un clic) et tous les paquets concernant les jeux et divertissements s'affichent.

Si vous connaissez le nom du paquet ou cherchez quelque chose de précis, cliquez sur Rechercher et entrez vos mots clé de recherche dans la fenêtre qui apparaît.

D'autres filtres de recherche sont disponibles, cliquez pour explorer.

Voir les détails complets d'un paquet

En cliquant sur un paquet on obtient la description du dit paquet dans le volet bas de Synaptic. Pour encore plus d'information, vous pouvez afficher les propriétés du paquet avec un clic droit/propriétés, ou en passant par le menu « Paquet ».

Vous saurez ainsi tout - absolument tout - sur le paquet : dépendances, fichiers installés , espace occupé et version.

Installer / supprimer une application

Installer

Pour installer un ou plusieurs paquets, clic-droit sur la petite case devant le nom du paquet et « sélectionnez pour installation ».

Sélectionner un paquet pour installation dans Synaptic

Si le paquet nécessite l'installation d'autres paquets pour fonctionner (les dépendances), ceux-ci seront automatiquement ajoutés à la sélection.

Il ne reste plus qu'à cliquer sur « Appliquer » et confirmer le récapitulatif des changements à appliquer.

Récapitulatif des changements en attente

Application des changements en cours

Installation de pacman

Désinstaller

Comme pour l'installation, clic-droit sur la case devant le nom du paquet et « sélectionnez pour suppression ». Cliquez sur « Appliquer ».

La suppression simple conserve les fichiers de configuration des paquets dans votre système, au cas où vous souhaiteriez les réinstaller. Pour supprimer aussi les fichiers de configuration, il faut utiliser le choix « sélectionner pour suppression complète » (équivaut à « purge » en ligne de commande dans un terminal).

Ré-installer

Il arrive parfois que l'on veuille ré-installer un paquet qui l'est déjà, dans ce cas choisissez l'option « sélectionner pour réinstallation ». Cela permet, par exemple, de mettre à jour le plugin flashplayer du navigateur Firefox : flashplugin-nonfree.

Nettoyer les paquets inutiles

Lorsque l'on désinstalle un logiciel, il reste souvent des paquets (des dépendances) qui ne sont plus utiles car vous avez supprimé le paquet qui en avait besoin. On peut supprimer facilement ces paquets inutiles avec Synaptic.

On lance Synaptic et dans la colonne de gauche, on clique sur le bouton « État ». Si la ligne « Installés (pouvant être supprimés) » est présente, on la sélectionne comme dans l'image ci-après :

Il reste alors à faire un clic droit sur chaque ligne du cadre central, choisir « sélectionner pour suppression complète » et une fois toutes les lignes sélectionnées on clique sur le bouton « Appliquer ». (sources)

Supprimer les résidus de configuration

Bien que l'on choisisse de supprimer complètement un logiciel, il reste parfois des résidus de configuration que l'on peut également supprimer avec Synaptic.

Dans la colonne de gauche, on clique sur le bouton « État ». Si la ligne « Non installés (résidus de configuration) » est présente, on la sélectionne comme dans l'image ci-dessous :

Il reste alors à faire un clic droit sur chaque ligne du cadre central, choisir « sélectionner pour suppression complète » et une fois toutes les lignes sélectionnées on clique sur le bouton « Appliquer ». (sources)

Préférences de Synaptic

Catégorie qui porte bien son nom. Comme dans la plupart des applications, la fameuse section « Préférences »… Mais gardez à l'esprit que Synaptic n'est pas un logiciel comme les autres : il gère tous les programmes installés sur votre système. Lorsque vous supprimez un programme, il ne va pas dans la corbeille.

Après ces avertissements un peu flippants, passons donc aux réglages disponibles sur Synaptic. La fenêtre des préférences présente 6 onglets :

  • Général : les entrées sont explicites. Note : il est possible de décocher la case « traiter les paquets recommandés comme des dépendances ».

Si cela peut être utile lorsque l'on souhaite garder un système ultra-léger, cela peut aussi poser des problèmes lors des installations futures de nouveaux paquets. Cette option est donc à manipuler avec précaution.

  • Colonnes et polices : permet d'afficher/masquer certaines colonnes dans la liste des paquets et d'ajuster la police de caractères si besoin.
  • Couleurs : choisissez ici les couleurs respectives des paquets selon leur état.
  • Fichiers : lorsque vous installez un logiciel, il est tout d'abord stocké en cache dans un répertoire de votre système avant d'être décompressé et installé. Ces paquets peuvent prendre de la place au fur et à mesure de votre utilisation. Ici, vous pourrez les supprimer ou configurer une action automatique.
  • Réseau : la façon dont Synaptic est connecté à internet. Si votre situation demande de modifier ces paramètres, vous le saurez :)
  • Distribution : comment s'effectuent les mises à jour. Explicite. Dans le doute, ne pas modifier.

Rappel : le terminal peut faire tout ça bien plus vite et avec moins de manipulation.

Apper : le gestionnaire de paquet de KDE

KDE n'utilise pas le gestionnaire de paquets Synaptic présenté dans le chapitre précédent. Vous pouvez toutefois l'installer mais vous n'en aurez pas besoin car Apper est là pour administrer vos applications.

Pour le lancer, direction le menu KickOff KDE > Applications > Système > « Gestion des logiciels » :

L'interface par défaut de Apper sur KDE

Mise à jour des applications avec Apper

Pour conserver un système stable et sécurisé, il faut mettre à jour vos applications… oui, on vous l'a déjà dit… mais c'est vrai !

Bref … pour vérifier les changements sur les dépôts et récupérer les mises à jour, direction le bouton dédié « Mises à jour » puis vérifiez d'un clic sur « Vérifier s'il existe de nouvelles mises à jour. ». Il vous reste à sélectionner les mises à jour en cochant la case générale en haut de la liste :

Puis appliquer les modifications avec un clic-gauche sur « Appliquer » en bas de fenêtre :

Un message vous informe en fin de processus :

Installer ou supprimer un logiciel avec Apper

Pour installer une nouvelle application depuis Apper, vous pouvez soit :

  • utiliser le champ de recherche en haut de la fenêtre : entrez un ou plusieurs mots-clés puis lancez la recherche :

  • parcourir la liste des applications classées par catégories et choisir un logiciel. Ici après un clic sur « Graphisme »

Une fois votre sélection effectuée, un clic sur « Appliquer » en bas de la fenêtre, et vos logiciels seront installés. Le mot de passe administrateur vous sera demandé.

Pour supprimer un logiciel avec Apper, clic sur « Logiciels installés » puis naviguez jusqu'à votre application. Au survol du pointeur, la désinstallation vous est proposée : clic !

Comme pour l'installation, un clic sur « Appliquer ». Une confirmation s'affiche alors, sur GNU/Linux, on prévient :

Les changements en attente

Les dépendances supplémentaires demandées

Vous pourrez suivre le processus de téléchargement et d'installation et/ou suppression des paquets directement dans la fenêtre principale d'Apper.

Logithèque debian : interface simplifiée d'installation

Les bureaux Debian GNU/Linux utilisent majoritairement le logiciels « Paquets » pour gérer les paquets. La logithèque simplifiée de Gnome vous permettra d'accomplir toutes les tâches d'administration des paquets Debian sur votre système.

Pour le lancer, depuis le menu Gnome « Activités » puis entrez le début du nom du logiciel dans la barre de recherche :

Lancement de Paquets depuis Gnome-Shell

Pour le lancer depuis les menus classiques (Xfce, LXDE, Mate Cinnamon), ouvrez le menu des applications > catégorie « Système » > « Paquets »

Installer ou supprimer des logiciels avec la Logithèque

L'interface simplifié de Paquets vous permet de rechercher un logiciel grâce à son nom (simplement en utilisant la barre de recherche intégrée en haut à gauche) ou depuis sa catégorie. À la sélection d'un logiciel : si il est installé, Paquets vous propose de le supprimer, dans le cas contraire, vous pouvez l'installer… c'est aussi simple que ça :

Comme tous les autres outils d'administration, le mot de passe « root » vous sera demandé et une confirmation sera affichée pour chaque opération.

Demande de mot de passe sur Gnome-Shell

Paquets vous permet aussi d'afficher des informations supplémentaires à propos des logiciels présents dans les dépôts Debian, accéder à la page principale du logiciel ou lister les logiciels supplémentaires appelés lors de l'installation (les dépendances).

Mises à jour avec la logithèque Debian

Paquets vous permet aussi de vérifier et appliquer les mises à jour système. Pour cela, rendez-vous dans le menu Paquets > « Vérifier les mises à jour » (ici sur Gnome-Shell) :

Demande de vérification des mises à jour avec Paquets

Notez que vous pouvez vérifier les mises à jour depuis le menu principal > Système > « Gestionnaire de mise à jour ».

Nettoyer votre système

Même si la capacité des disques durs a largement augmenté ces dernières années, vous pouvez avoir besoin de place sur votre système. Il existe quelques scripts automatisant le nettoyage du système, mais j'avoue préférer vérifier avant de rm.

Informations sur l'espace disque

La première chose à faire est bien sûr de connaître l'espace utilisé sur votre disque. Plusieurs outils à votre disposition :

  • Le terminal :

Un aperçu de l'espace disponible selon vos point de montage :

df -h

Lister les répertoires selon leur taille :

du -ks * | sort -nr
  • Ncdu : l'analyseur d'espace disque en console. Pour l'installer (en root)
apt update && apt install ncdu

Pour le lancer, taper simplement « ncdu » dans votre terminal.

Ncdu lancé dans le répertoire utilisateur

  • Xdiskusage : l'analyseur d'espace disque (old style) utilisant du.
  • Baobab : l'analyseur d'espace disque en mode graphique intégré à Gnome

  • Fslint : l'analyseur de doublons, liens cassés, répertoires vides, mauvais encodage, etc … À utiliser avec prudence : vérifiez bien les changements en attente avant de valider le processus.

Nettoyage des paquets

Apt/aptitude/dpkg sont les utilitaires courants de gestion des paquets sur Debian. Lorsque vous installez un paquet, son archive-source/deb est stockée sur votre système (dans /var/cache/apt/archives/) en vue d'une réinstallation éventuelle hors liaison internet. Pour nettoyer le cache apt, une simple commande en mode administrateur :

apt-get clean

Une fois le cache des paquets installés nettoyé, vous pouvez aussi éliminer les paquets inutiles sur votre système, ainsi que leurs fichiers de configuration:

apt-get autoremove --purge

nettoyage des locales

Les paquets Debian sont installés avec une série complète de langues. Mais on en utilise généralement une ou deux. Pour nettoyer les traductions inutiles de votre système ainsi que leurs fichiers de configuration, un paquet existe: localepurge, il suffit de l'installer en mode administrateur :

apt install localepurge

Lors de l'installation, localepurge vous informe de son fonctionnement et vous demande de choisir les langues que vous voulez garder depuis une interface de type « dialog » :

Naviguez parmi les langues installées avec les flèches de votre clavier, puis sélectionnez les langues que vous souhaitez conserver avec la barre espace.

Une fois le(s) langue(s) sélectionnée(s), une pression sur la touche [Tab] pour rejoindre le bouton « OK ». Appuyez sur [Enter] afin de valider vos choix. Le terminal revient alors :

À chaque installation, localepurge se mettra en œuvre automatiquement afin de nettoyer les locales/man/doc inutiles.

Vider les corbeilles

3 types de corbeilles sont à prendre en compte :

  • La corbeille utilisateur : ~/.local/share/Trash/ . Vous pouvez la vider depuis votre gestionnaire de fichier ou depuis un terminal :
rm -Rf ~/.local/share/Trash/*
  • La corbeille administrateur : /root/.local/share/Trash/ . Pour la vider proprement :
rm -Rf /root/.local/share/Trash/*
  • Les corbeilles externes : situées sur vos disques dur externes, elles sont généralement nommées '/media/votre_disque/.Trash_1000', ce qui correspond à votre identifiant utilisateur (uid).

Nettoyage des ‘caches applications’

Certaines applications utilisent un dossier « cache » afin d'y stocker images, vidéos, informations diverses pour accélérer l'exécution du logiciel. Ces données ne prennent pas trop de place en utilisation courante, mais si vous détectez (grâce aux outils d'analyse décrits plus haut) un dossier trop volumineux, n'hésitez pas à le supprimer.

Chaque application a une gestion différente de son propre cache; certaines le vident systématiquement à la fermeture de l'application, d'autres, stockent leurs informations dans /tmp qui se videra à la fermeture de la session, d'autres encore gardent toutes les infos dans un dossier spécifique.

Pour Firefox par ex, vous pouvez vider le cache depuis le menu de préférences, et même automatiser cette opération à chaque fermeture de l'application.

Nettoyage des aperçus

À chaque fois que vous visionnez une image, que vous ouvrez un répertoire d'images, un aperçu est créé. Cet aperçu (thumbnail) est stocké dans un répertoire afin de pouvoir y revenir en cas de réouverture de l'image. Le soucis est que si une image est effacée, son aperçu est conservé: il en résulte un stockage inutile d'aperçus périmés.

Pour nettoyer ces fichiers, il suffit de supprimer le dossier concerné: ~/.thumbnails

rm -Rf ~/.thumbnails

Ce dossier sera créé à nouveau à la prochaine ouverture d'une image.

Installation de paquets externes « .deb »

Debian GNU/Linux utilise le système des dépôts de paquets afin d'assurer une meilleure gestion et une plus grande sécurité. Mais il peut arriver que vous ayez besoin d'installer un paquet externe au format « .deb ».

Installation graphique avec gdebi

Gdebi est un utilitaire graphique qui permet d'installer un paquet externe au format « .deb » tout en gérant les dépendances.

Pour l'installer, depuis un terminal en mode administrateur grâce à « su » :

apt update && apt install gdebi

Lorsque vous téléchargez un paquet externe debian, effectuez un clic-droit dessus > « Ouvrir avec Gdebi ».

Et voilà.

Installation en console avec dpkg

Dpkg est un utilitaire de gestion des paquets comme apt, mais il ne gère pas les dépendances. Cela signifie que si vous utilisez dpkg pour installer un paquet externe, il faudra installer les paquets dépendants un à un depuis votre terminal. Dpkg est intégré par défaut sur Debian et s'utilise en mode administrateur.

Pour installer un paquet :

dpkg -i adresse_du_paquet.deb

Si des dépendances sont manquantes, un message d'erreur vous le signalera, il suffira alors d'installer les dépendances de manière classique avec apt :

apt install paquet_dépendant1 paquet_dépendant2 …

Puis relancez l'installation de votre paquet externe

dpkg -i adresse_du_paquet.deb

Qui c’est ce Sid ?

Tout d'abord, il faut savoir qu'il existe simultanément quatre distributions Debian.

Les distributions oldstable, stable, testing et unstable.

  • La distribution Stable est la distribution officielle de Debian, celle qui a cours à cet instant, elle est maintenue et mise à jour par les équipes de Debian. Seules des mises à jour de sécurité et les corrections de bugs sont effectuées.

C'est la version recommandée à privilégier.

  • La distribution Oldstable est l'ancienne stable, Elle est, en général, supportée par les équipes de Debian pendant un an après la sortie de la nouvelle stable. Ensuite, elle peut continuer à vivre si suffisamment de personnes ou d'entreprises continuent d'assurer la maintenance, on appelle alors cela une distribution LTS (Support à long terme) : on prolonge sa durée vie.
  • La distribution Testing est la future version stable. Elle sert à préparer la prochaine version stable. Quand tout est OK et que tout fonctionne bien, que les objectifs qui ont été fixés par les équipes de Debian sont atteints et après une période de gel et de chasse aux bugs, alors la version testing devient la nouvelle version officielle, la version stable.
  • La distribution Unstable, Sid est son petit nom est la version qui reçoit toutes les nouvelles versions de paquets, elle est au top des nouveautés mais pas très stable, c'est un laboratoire. Quelques aventuriers l'utilisent au quotidien.
  • Experimental n'est pas une distribution de Debian mais plutôt un dépôt ou l'on teste des versions de logiciels qui sont encore en Alpha ou en Beta.

Toutes ces distributions ont un nom qui est choisi parmi les personnages du dessin animé Toy Story ®. Actuellement la distribution stable s'appelle Jessie, la distribution testing s'appelle Stretch, et oldstable s'appelle Wheezy.

Experimental n'a pas de nom.

La distribution unstable s'appelle Sid. Mais qui c'est ce Sid ?

Sid est le petit garçon dans Toy story ® qui casse tous ses jouets.

Plus d'infos sur la page dédiée du wiki Debian-Facile.

DFLinux

DFLinux est le nom de code de la distribution basée sur Debian et agrémentée d'outils facilitant pour les débutants. Elle prend la suite du projet live-debian-facile de la communauté Debian-Facile et d'HandyLinux qui accompagne les débutant sur Debian depuis 2013.

Une distribution Debian pré-configurée + un plan d'apprentissage intégré + une documentation (que vous parcourez) ⇒ de quoi parvenir à l'autonomie avec le support du forum Debian-Facile.

DFLinux est un projet qui tend à offrir un outil spécialement dédié aux débutants en informatique en général et sur Debian GNU/Linux en particulier.

DFlinux offre une session « live »

Principe du live CD/DVD/USB

Le principe du Live CD/DVD/USB est de pouvoir utiliser une distribution depuis un support externe sans risques pour vos données personnelles. Il permet aussi de tester la compatibilité de votre matériel.

Debian est « compressée » dans un fichier spécial (le squashfs.filesystem) et intégrée dans l'image ISO que vous avez téléchargée. C'est ce fichier spécial qui est « décompressé » lors de l'utilisation en Live. C'est ce fichier spécial qui sera copié sur votre disque dur lors de l'installation.

Avantages du live CD/DVD/USB

Tester la compatibilité du matériel :

La session live permet de vérifier la bonne reconnaissance de votre matériel. Lors d'une session de test, n'hésitez pas à brancher tous vos périphériques (imprimante, scanner, APN, webcam) afin de prévoir l'installation de logiciels non-libres si besoin.

Tester la compatibilité logicielle :

Si vous avez l'habitude d'utiliser certains logiciels disponibles sur les dépôts Debian « contrib » ou « non-free », vous pourrez prévoir la modification des dépôts.

Visitez la page du projet pour les liens de téléchargements, la procédure simplifiée d'installation et la prise en main de votre environnement.

Allez plus loin

  • Faire évoluer son système,
  • Contribuer à Debian,
  • Sauvegarder ses données,
  • Protéger ses données et sa vie privée.

Documentation officielle Debian-Facile

Vous souhaitez faire évoluer votre système ou obtenir plus d'informations ? Rendez-vous sur la documentation Debian-Facile.

Le wiki DF est créé par tous et destiné à l'enrichissement de tous. Les indications qui y sont librement rapportées deviennent ici une œuvre collective distribuée sous la Licence de Documentation Libre : GPL v2.

Contribuez à Debian

Contribuer à un projet comme Debian peut paraître compliqué et pour ne rien vous cacher, contribuer au cœur même de la distribution est complexe.

Cependant, les contributions ne s'arrêtent pas aux lignes de code : participer au projet Debian peut se faire à tous les niveaux de l'expérience utilisateur jusqu'aux développeurs :

  • Participer aux forums de la communauté : c'est la première façon de contribuer; Faire partie de la communauté et répondre aux questions quand on peut. Toute expérience est bonne à prendre en informatique et même si vous pensez que vous n'avez pas le « niveau », dites-vous bien que vous avez forcément une astuce qui servira à un-e autre.
  • Participer à la documentation : c'est le support de référence pour les distributions libres, les wikis, les manuels, ce que vous lisez en ce moment. Alors quand vous parcourez un wiki ou une documentation et que vous repérez une erreur, ne passez pas votre chemin, signalez-la aux administrateurs du site ou mieux encore, rejoignez l'équipe pour corriger vous-même.
  • Participer aux traductions : l'informatique se code en anglais, c'est comme ça. Donc par la force des choses, les manuels et la documentation sont rédigés en anglais par défaut. Pour les francophones, c'est une barrière parfois difficile à franchir, donc si vous avez des facilités linguistiques, n'hésitez pas à contacter l'équipe Debian ou directement les développeurs de logiciel pour proposer une petite traduction, ça sert à tout le monde.
  • Parler de Debian sur son blog : c'est une contribution… car les systèmes privateurs en place (Windows® et Apple®) ont tellement envahi le marché que les utilisateurs ne savent même pas qu'ils peuvent faire autrement.
  • Contribuer au développement peut se faire sans coder : une contribution importante réside dans le retour de bugs et les rapports d'utilisateurs. L'équipe Debian ne peut pas tout tester sur tout et même si un grand soin est apporté à la distribution, il peut rester des bugs. N'hésitez pas à les signaler, ça aide !

Vous n'êtes pas certain que ça soit un bug ?, vous ne parlez pas anglais ? Viendez sur DF, vous y trouverez de l'aide.

Plus de pistes pour filer un coup de main dans le wiki Debian-Facile.

Sauvegardez vos données

Quel que soit votre niveau en informatique ou l'état de votre matériel, personne n'est à l'abri d'une mauvaise manipulation, d'un incident technique, d'un orage violent, d'une tasse de thé sur le clavier, d'un chat qui se soulage dans l'unité centrale…

Les capacités des disques durs augmentent et nous sommes tous tentés de stocker de plus en plus de données (photos de famille, vidéos, copies privées de films, etc); Le risque de perdre une grande quantité de données augmente en même temps, c'est pourquoi nous vous conseillons de procéder à des sauvegardes régulières de vos données personnelles ainsi que vos mots de passe ou données de courriel.

Cette section s'efforcera de vous donner les clés simples pour éviter une perte de vos fichiers favoris au cours d'une panne matérielle ou logicielle.

Avertissement ! Le « cloud » est à la mode en ce moment… Plusieurs services en ligne sont mis à votre disposition pour coller vos données perso sur un serveur externe dont vous n'avez pas le contrôle… Non mais quelle idée pour « protéger » vos données personnelles!

Premièrement, vous n'êtes pas à l'abri d'un incident sur le serveur, deuxièmement, vous n'avez aucun réel contrôle sur l'utilisation faîte de vos données. « Le cloud, c'est l'ordi d'un autre » (dixit Bibi, pas moi, vraiment Bibi)

Je vous conseille fortement, dans le doute (tous les services de « cloud » ne sont pas des filiales de la NSA…), de sauvegarder vos données « en local », c'est à dire sur un support physique vous appartenant et dont vous avez le total contrôle.

Choix du support

Les sauvegardes se faisaient sur disquettes, puis CD, puis DVD. Même si vous pouvez utiliser ce genre de support, la technologie nous permet d'avoir accès à des capacités de stockage beaucoup plus importantes à peu de frais.

Selon la taille de vos données à sauvegarder, vous trouverez des disques durs externes allant de 1Go (type clé USB) à 2To (2000 Go) en auto-alimenté (directement par la prise usb) ou en alimentation externe. Les prix varient entre 4€ et 150€ selon la capacité.

Bien sûr, si vos données tiennent sur un CD (700Mo), vous pouvez utiliser un CD-RW (cdrom ré-inscriptible) pour vos sauvegardes.

Les applications graphiques

Debian intègre dans ses dépôts plusieurs utilitaires dans le thème « sauvegarde et synchronisation », chacun avec des interfaces graphiques ou « clients ».

Nous vous présentons ici un des plus simples en matière de sauvegarde : Déjà-Dup.

Déjà Dup est largement suffisant pour une sauvegarde de vos données, mais si vous désirez effectuer des « sauvegardes système » (incluant vos applications ou toute votre installation), vous devrez passer par des logiciels un peu plus complexes décrits dans la documentation Debian-Facile.

Sauvegarde avec Déjà-Dup

Déjà Dup est un outil de sauvegarde simplifié. C'est une interface graphique à Duplicity. Il permet de construire des sauvegardes sécurisées de vos données dans un dossier local, un disque externe, un réseau local, distant ou de type « cloud ».

Il permet aussi le chiffrement complet et la protection par mot de passe de votre sauvegarde.

Déjà Dup dispose d'une interface très claire ne nécessitant aucune connaissance informatique.

Installation
Déjà-Dup est présent dans les dépôts principaux Debian, pour l'installer, depuis un terminal en mode administrateur :

apt-get update && apt-get install deja-dup

Ou depuis les interfaces graphiques, recherchez « deja-dup ».

Premier lancement et configuration
Déjà Dup sera disponible dans votre menu d'applications, section « Accessoires » > « Sauvegardes ». Au premier lancement, les préférences de Déjà Dup vous permettent de sélectionner l'automatisation des sauvegardes à effectuer, l'emplacement de la sauvegarde, les dossiers à sauvegarder et le cycle des sauvegardes.

Fenêtres de configuration de Déjà-Dup

Sauvegarder vos données
Une fois vos réglages effectués, lancer la première sauvegarde grâce au bouton « Démarrer la sauvegarde » présent dans l'onglet « Vue d'ensemble ».

La première sauvegarde sera plus ou moins longue selon la taille des données à sauvegarder, les sauvegardes suivantes seront plus rapides car elles ne prendront en compte que les fichiers/dossiers modifiés : c'est la sauvegarde incrémentale.

L'intérêt bonus est le mot de passe possible lors de la configuration, et qui permet de chiffrer l'intégralité de votre sauvegarde :

Protection par mot de passe et lancement de la sauvegarde Déjà-Dup

Récupérer vos données
Pour récupérer une sauvegarde sur un nouveau système installé par exemple, il suffit d'installer Déjà Dup, puis de choisir « Restaurer » dans la fenêtre principale.

Une série de fenêtres simples vont vous aider à retrouver puis récupérer vos données :

  • définir l'emplacement de la sauvegarde à récupérer :

  • définir la date de la sauvegarde (si plusieurs sont disponibles) :

  • définir l'emplacement de restauration :

  • confirmer le mode de restauration :

  • si la sauvegarde a été chiffrée, le mot de passe vous sera demandé, puis la restauration de vos données commencera. Une fenêtre de confirmation s'affichera une fois la restauration achevée :

La méthode manuelle

Si vous ne souhaitez sauvegarder qu'un seul dossier, ou quelques dossiers, vous pouvez utiliser votre gestionnaire de fichiers ou votre gestionnaire d'archives (pour réduire la taille de la sauvegarde grâce à la compression) tout simplement.

Cette méthode manuelle produit des archives « réelles » : la consultation ultérieure des données implique la décompression de l'archive.

Depuis votre gestionnaire de fichiers, sélectionner les dossiers à sauvegarder, puis clic-droit sur la sélection, choisir « Créer une archive… ».

Il ne reste qu'à déplacer votre archive sur un support externe.

Le clonage du système

C'est la solution complète assurant une totale sécurité pour vos données : cloner la totalité de votre disque dur.

Clonezilla Live est un Live CD basé sur la distribution Debian GNU/Linux et contenant le logiciel Clonezilla2. Il permet à l'utilisateur d'effectuer, directement depuis la machine :

  • une sauvegarde : copie du disque entier, ou d'une ou plusieurs partitions, sous forme d'une image envoyée vers tout moyen de stockage
  • une restauration : récupération d'une image depuis son point de stockage (même disque, autre disque, autre machine, clé USB, réseau, etc.)
  • une copie : copie directe des données depuis le disque original vers un autre disque

Cette version de Clonezilla peut se connecter à différents serveurs : serveur SSH, serveur Samba, système NFS…

Comme précisé dans son nom, le principe est celui du Live CD (CD-ROM ou DVD-ROM), mais il peut aussi être exécuté depuis une clé USB, un disque dur externe, etc.

source Wikipédia

Pour un tutoriel en français, visitez cette page.

Protégez vos données et votre vie privée

L'actualité est claire : internet est sur écoute. Ce n'est pas pour vous alarmer ou vous faire peur, c'est simplement pour bien prendre conscience que “l'internet” n'est pas votre salon privé et que chaque photo ou texte porté sur la toile est potentiellement récupérable.

Protégez votre système

Sécurité physique

Cela est évident, mais autant le dire une bonne fois : si vous souhaitez protéger vos données, ne laissez pas traîner votre ordinateur portable n'importe où ! Ne laissez pas votre ordinateur en libre service chez vous !

Votre ordinateur contient vos mots de passe (banque, administration, travail,…), documents (administratifs, photos, …), historique de navigation (les sites que vous avez visités et quand), etc.

Si vous souhaitez faire découvrir votre distribution ou simplement partager ses ressources, je vous conseille de créer un utilisateur supplémentaire qui n'aura pas accès à vos données ni à l'administration de votre système.

Mise à jour

Les mises à jour de vos programmes apportent des fonctionnalités, corrigent des bugs, mais surtout, corrigent les failles possibles de sécurité.

C'est la grande force de la communauté du Logiciel-libre : les sources des programmes sont disponibles, donc quand une faille est découverte, elle est rendue publique et corrigée dans la foulée…

Contrairement aux failles des systèmes propriétaires qui, gardées secrètes, continuent d'empoisonner la vie des utilisateurs…

Les mises à jour de sécurité ne doivent pas être considérées comme optionnelles, il faut les installer le plus tôt possible.

Mot de passe

Chaque année des dizaines de milliers de comptes de messagerie, d'accès Wi-fi, de codes PIN… se font facilement pirater, car les utilisateurs ont choisi un mot de passe trop facile à deviner. La palme du pire mot de passe de 2013 revient à 123456, mais c'est sans compter sur d'autres fumeuses suites comme AZERTYUIOP, 0000, les noms d'animaux, les dates de naissance…

Tous ces mots de passe trop simples sont à proscrire !

Ce n'est pas non plus en additionnant deux mots de passe simples ensemble que vous en créerez un bon ! Un cassoulet50 sera certes difficilement découvert par un humain, mais un « robot informatique » déchiffrera ce code très rapidement.

Pour augmenter la robustesse d'un mot de passe, c'est-à-dire sa résistance aux tentatives de déchiffrage, utilisez le plus de caractères possibles et variez leur type (minuscules, majuscules, chiffres, caractères spéciaux).

Il existe des outils simples qui permettent de garder et d'organiser vos mots de passe en sécurité comme KeePassX.

Pour disposer d'un mot de passe robuste protégeant la base de KeePassX, pourquoi ne pas utiliser une phrase de passe ?Il s'agit d'une phrase longue, difficile à découvrir, mais facile à retenir : il suffit de sélectionner quelques mots, qui forment ensemble une phrase qui ne veut rien dire mais qui pour vous, aura un sens bien particulier.

Protéger vos données

Limiter les droits sur vos données

Si vous utilisez Debian en mode « multi-utilisateur », vous voudrez peut-être limiter l'accès à vos données pour les autres utilisateurs. La procédure est très simple et s'effectue graphiquement (nul besoin d'ouvrir son terminal) depuis un clic-droit sur un dossier > propriétés > permissions : les entrées sont explicites.

Sauvegarder vos données

Vous avez certainement croisé des avertissements à propos de la sauvegarde de vos données… Et ce n'est pas pour rien ! Consultez la |section dédiée et prenez l'habitude de sauvegarder régulièrement vos données sur un support externe.

Logiciels Anti-Virus

Certes, les systèmes GNU/Linux sont beaucoup moins sensibles aux virus, mais un virus sur GNU/Linux, c'est possible.

A l'heure actuelle, les mises à jour sont les seules protections efficaces contre d'éventuels virus et installer un anti-virus n'ajoute pas de sécurité supplémentaire à votre système.

ClamAv est le logiciel anti-virus de référence pour GNU/Linux. Notez que ClamAv ne fonctionne pas en continu et demande à l'utilisateur de scanner un dossier.

Une documentation complète existe déjà en français sur le wiki Debian-Facile.

Contrôle parental

Oui, on trouve vraiment de tout sur internet, le meilleur comme le pire, et souvent des images ou contenus inadaptés à nos enfants. Afin de les laisser profiter du monde numérique en sécurité, vous pouvez utiliser différents systèmes de contrôle parental.

Mais gardez à l'esprit que le meilleur contrôle parental, c'est vous !

Depuis votre FAI

Votre fournisseur d'accès internet propose différents logiciels de contrôle parental. Ce système permet d'activer un contrôle sur tous les postes de la maison, mais ne dispense pas d'activer un contrôle parental sur votre navigateur internet.

Le site e.enfance propose des tutoriels détaillés pour l'installation et la configuration du contrôle parental pour la plupart des FAI. Vous trouverez toute la documentation sur cette page.

Depuis votre ordinateur

La mise en place d'un contrôle parental est réservé aux utilisateurs avancés car la procédure est complexe… et pas efficace à 100%. De plus, les sites « interdits » doivent être mis à jour régulièrement. Le module complémentaire Fox Web Security peut être utilement installé dans les extensions du navigateur Firefox pour filtrer les contenus « adultes ».

Vie privée sur internet

Il est difficile de rester complètement anonyme sur internet, à moins d'être un utilisateur expérimenté et bien équipé, vous laisserez toujours des traces derrière vous.

La plus belle empreinte que vous laissez quotidiennement en vous connectant est celle de votre adresse IP.

En effet, chaque appareil connecté sur internet dispose d'une adresse IP, celle-ci permet de connaître votre fournisseur d'accès, mais surtout votre localisation précise…

Un petit test ?

De plus, même si la cuisine n'est pas votre fort, vous distribuez beaucoup de « cookies » à tous les sites que vous visitez. Les cookies sont des témoins de connexion. Ils gardent des informations comme vos préférences sur un site, vos identifiants et mots de passe, votre choix de langue, le contenu de vos paniers d'achat électronique, etc, dans votre ordinateur, mais aussi sur des serveurs. Ainsi, quand vous tapez une recherche sur un site, il est susceptible d'enregistrer cette information.

Des régies publicitaires se joignent également à la fête et vous créent automatiquement un profil en scrutant votre historique de navigation.

Ne vous alarmez pas ! Vous disposez de nombreux conseils et outils pour devenir discrets facilement.

Les réseaux sociaux

Rappelez-vous que les réseaux sociaux, dans leur très grande majorité, ne sont pas destinés à vous rendre service, bien au contraire : ce sont de grandes régies publicitaires qui collectent toutes les données qu'ils peuvent emmagasiner sur vous. Ces informations personnelles sont revendues à des annonceurs publicitaires pour qu'ils ciblent mieux vos « besoins ».

En outre, les derniers scandales en date montrent que vos informations peuvent aussi être collectées par des agences de renseignement de plusieurs pays et cela même si vous ne faites rien de suspect.

Si vous ne résistez pas à la tentation de vous inscrire sur un réseau social, voici quelques conseils simples :

  • Choisir un pseudo, à la place de vos prénom et nom.
  • Limitez votre réseau aux personnes que vous connaissez réellement.
  • Modifiez vos paramètres de confidentialité, pour n'être vu que par vos « amis ».
  • N'entrez pas d'informations personnelles : adresses, numéros de téléphone.
  • Évitez de mettre des photos de vous et de vos proches et encore moins de les taguer (les annoter avec les noms des personnes présentes).

Le traçage par les réseaux sociaux ne s'arrête pas là : ces derniers continuent de vous suivre à la trace sur plein de sites, notamment avec les boutons « like » ou « G+ ».

Si vous souhaitez surfer sans laisser de traces, les nouvelles versions des navigateurs internet intègrent un mode « Navigation privée ».

Pour Firefox, direction le menu puis choisissez « Fenêtre privée ».

Note : il est possible que certains sites internet fonctionnent mal si vous désactivez certains cookies. Il est donc préférable de ne pas activer ce mode tout le temps.

Attention : privée ne veut pas dire anonyme !

Tout d'abord, évitez d'utiliser des navigateurs non-libres, dont les codes sources ne peuvent pas être analysés par les premiers connaisseurs venus. Les navigateurs non-libres (Internet Explorer, Safari, Chrome…) peuvent potentiellement espionner votre navigation sans que vous ne le sachiez.

Les deux navigateurs principaux libres auxquels vous pouvez faire confiance sont Firefox et Chromium (la même base que Chrome, sans la transmission d'informations à Google sauf si vous utilisez les outils Google…).

La navigation privée permet de supprimer toutes les traces de navigation sur l'ordinateur et peut ajouter quelques protections supplémentaires contre le pistage. Il ne peut en revanche pas garantir l'anonymat face à certaines techniques de pistage avancées comme le fingerprinting.

Les moteurs de recherche

Arrêtez de faire comme tout le monde, même si soit disant « vous n'avez rien à cacher ».

  • Ne tapez pas toutes vos recherches dans Google ou Bing… Même si ces derniers fonctionnent très bien, vous n'avez peut-être pas envie que ces entreprises conservent pendant des dizaines d'années votre recherche « solutions contre les hémorroïdes », voire revendent cette information à des entreprises pharmaceutiques, votre mutuelle…
  • Utilisez des moteurs de recherche respectueux de votre vie privée, comme Startpage (utilisent la puissance de Google, mais cache votre identité à ce dernier), DuckDuckGo ou QwantLite.
  • Agrémentez vos navigateurs libres de plusieurs extensions qui luttent contre la fuite de vos données.

Si vous souhaitez devenir anonyme et totalement masquer votre adresse IP, la meilleure idée est d'utiliser TOR. Pour cela nous allons voir deux méthodes : l'installation de tor-browser ou l'utilisation de Tails.

Tor-Browser : le navigateur anonyme

Tor met à votre disposition son navigateur sous forme d'archive indépendante (pas besoin des droits d'administration) :

  • Commencez par télécharger la bonne version sur le site principal en sélectionnant la langue et l'architecture :

Page de téléchargement du navigateur TorBrowser

  • Une fois l'archive téléchargée, décompressez-là où vous voulez (dans un dossier qui restera en place) et ouvrez le dossier nouvellement créé (tor-browser-fr).

  • Double-Clic sur l'icône « Tor Browser Setup » :

  • Si votre connexion se situe derrière un proxy, vous devrez configurer la liaison Tor. Mais dans la majorité des cas, il vous suffit de cliquer sur « Se connecter ». Le service Tor se lance et cherche des points relais :

  • Vous pouvez désormais profiter de la navigation anonyme sur internet :

  • Si vous désirez accéder plus rapidement à votre navigateur TOR, glissez-déposez l'icône du lanceur dans votre panel ou créez un lien sur votre bureau.

Notez que l'usage de Tor peut ralentir votre navigation internet.

Tails : la distribution anonyme

Tails est une distribution GNU/Linux qui vous permet un anonymat total sur le net. Elle s'installe sur un DVD ou une clé USB.

Ce que dit le site principal…

Tails est un système d'exploitation |live, que vous pouvez démarrer, sur quasiment n'importe quel ordinateur, depuis un DVD, une clé USB, ou une carte SD. Son but est de préserver votre vie privée et votre anonymat, et de vous aider à :

  • utiliser Internet de manière anonyme et contourner la censure;

Toutes les connexions sortantes vers Internet sont obligées de passer par le réseau Tor,

  • ne pas laisser de traces sur l'ordinateur que vous utilisez sauf si vous le demandez explicitement,
  • utiliser des outils de cryptographie reconnus pour chiffrer vos fichiers, vos Courriels et votre messagerie instantanée.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur la page en français.

Bonus : citizen four.

Glossaire simplifié

Pour vous y retrouver dans tous ces termes barbares, visitez la page officielle du glossaire sur Debian-Facile.

Annuaire du libre

Vous avez à disposition ici une liste des sites sur lesquels vous pourrez trouver des informations à propos de la culture libre (en général) & des logiciels libres (en particulier).

Les Associations

Framasoft

Framasoft (http://www.framasoft.net/) : « La route est longue mais la voie est libre… » - Un réseau dédié à la promotion du « libre » en général et du logiciel libre en particulier.

De nombreux services et projets innovants mis librement à disposition du grand public.

AFUL

AFUL (https://aful.org/) Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres : « Promouvoir les logiciels libres ainsi que l'utilisation de standards ouverts. » Depuis 1998, l'AFUL a pour but de promouvoir le logiciel libre, en particulier les systèmes d'exploitation (comme GNU-Linux ou les systèmes BSD libres), et aide à la diffusion de standards ouverts. L'AFUL est une organisation à but non lucratif (association loi 1901).

APRIL

APRIL (http://www.april.org/) : « Promouvoir et défendre le logiciel libre »

Pionnière du logiciel libre en France, l'April, constituée de 3891 adhérents (3518 individus, 373 entreprises, associations et organisations), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone.

FDN

FDN (http://www.fdn.fr/) (French Data Network) : Association fournisseur d'accès internet. FDN est une association de loi 1901 qui a pour but la promotion, l'utilisation et le développement des réseaux INTERNET et USENET.

FDN fournit de nombreux services, gérés par ses adhérents pour ses adhérents.

La Quadrature du Net

La Quadrature du Net (http://www.laquadrature.net/fr) : « Internet & Libertés ». La Quadrature du Net est une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Elle promeut une adaptation de la législation française et européenne qui soit fidèle aux valeurs qui ont présidé au développement d'Internet, notamment la libre circulation de la connaissance.

DogmaZic

DogmaZic (http://www.dogmazic.net/) : Depuis 2004 l'association Musique Libre propose aux mélomanes et aux artistes son archive musicale comptant maintenant plus de 50 000 titres, dûs à des projets musicaux du monde entier, et tous placés sous licence libre ou ouverte.

DEFIS

Défis, une association pour l'e-inclusion (http://www.defis.info/web/) : « Un ordinateur pour chacun, le numérique pour tous ! »

Depuis 2007, Défis lutte contre la fracture numérique en favorisant l'accès à l'informatique pour tous. Cette association propose une solution complète permettant à chacun de s'initier aux usages du numérique et d'acquérir du matériel à moindre coût.

ORDI Solidaire

ORDI SOLIDAIRE Bretagne (http://ordisolidairebretagne.org/osb/)

Un réseau pour développer la filière bretonne de reconditionnement des ordinateurs libres et solidaires ! Pourquoi ? Pour développer la filière du réemploi en informatique et l'accompagnement aux usages de l'internet.

Linux Quimper

Linux Quimper (http://www.linuxquimper.org/a-propos-2/) Réseau libre d'utilisateurs manchots, est un groupe d'utilisateurs de Linux (GUL) - un autre système d'exploitation informatique - parmi les plus actifs du Far West. Il réunit des adeptes de GNU/Linux et des logiciels libres (leur licence est libre, le code source est ouvert, les standards sont interopérables, etc.) qui désirent échanger et partager leurs connaissances - ou leur ignorance - dans ce domaine. En gros, une alternative à certaines dépendances et un complément au célèbre solitaire : ensemble on comprend mieux et c'est plus vivant, donc.

Les Sites Web

Non aux racketiciels

Ce site a pour objectif qu'en France, le consommateur ait le libre choix d'acheter ou non les logiciels proposés sur l'ordinateur par le constructeur.

http://non.aux.racketiciels.info/

Planète AFUL

Planète AFUL contient 126 articles provenant de 7 sources RSS de membres de l'AFUL ainsi que d'acteurs soutenus par l'AFUL.

Le principe d'une Planète est de découvrir plusieurs sources d'informations externes au site Aful.org actualisées périodiquement.

Vous pouvez rajouter vos sources RSS en nous contactant. Bonne lecture !

http://planete.aful.org/

Numerama

Numerama.com est un site internet d'actualité sur l'informatique et le numérique. Son slogan est « réfléchir le numérique »; Le site vise à examiner ses enjeux et son environnement économique, législatif, social, et technologique.

http://www.numerama.com/

SavoirsCom1

Appel pour la constitution d'un réseau francophone autour des Biens Communs :

Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s'agit d'abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles (une forêt, une rivière, la biosphère), matérielles (une machine-outil, une imprimante) ou immatérielles (une connaissance, un logiciel, l'ADN d'une plante ou d'un animal). Il s'agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé. http://www.savoirscom1.info/

Tux-Planet

Créé en 2005, Tux-planet est un site qui a pour principale ambition de regrouper des articles simples sur Linux et le monde des logiciels libres. Des sujets plus vastes y sont également traités, comme Internet, l'informatique, les nouvelles technologies…

http://www.tux-planet.fr/

LinuxFr

Site généraliste sur GNU/Linux proposant dépêches, journaux, forums,sondages; wiki, etc; le tout sur GNU/Linux :) http://linuxfr.org/

QuebecOS

Portail d'informations avec journaux, editoriaux, forum et descriptions de distributions GNU/Linux. http://quebecos.com/

Debian-fr

Les forums francophones de la communauté Debian.

http://www.debian-fr.org/ + http://www.debian-fr.xyz/

Debian-Facile

Le portail Debian-Facile rassemble un forum, un wiki, un salon de discussion IRC, une association d'entraide et des mangeurs de chocolat. https://debian-facile.org/

Léa-Linux

Un des premiers sites Linux, Léa-Linux propose un ensemble de services pour les utilisateurs de logiciels libres : un forum, une documentation complète, un blog et une liste de diffusion. http://lea-linux.org/

La famille Wikipédia / Wikimédia

Vous connaissez tous wikipedia l'encyclopédie libre.

Mais il y a toute la galaxie qui gravite autour…

Wikipédia

wikipedia, l'encyclopédie libre https://fr.wikipedia.org/

Wikipédia est une encyclopédie écrite par des volontaires sur internet, universelle, multilingue, auquel chacun peut collaborer, immédiatement et fonctionnant sur le principe du wiki.

Wikimedia

wikimedia commons, la médiathèque http://commons.wikimedia.org/wiki/Accueil

Wikimedia Commons (souvent nommé Commons) est une médiathèque en ligne d'images, de sons et d'autres média audio-visuels sous licence libre.

Wiktionnaire

wikitionnaire, le dictionnaire http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire

Initialement créé en tant que complément lexical de Wikipédia, projet encyclopédique, le Wiktionnaire s'est étoffé au-delà du simple dictionnaire normal et inclut maintenant non seulement les définitions, mais aussi des renvois lexicaux ou thématiques (thésaurus), un dictionnaire de rimes, des expressions et locutions, des statistiques linguistiques et des annexes diverses couvrant divers aspects grammaticaux ou lexicaux des langues traitées.

Wikiquote

wikiquote, collecte de citations https://fr.wikiquote.org/wiki/Accueil

Un projet libre de collecte de citations. Wikiquote est un projet collaboratif hébergé par la fondation Wikimedia ayant pour but de créer le plus grand recueil de citations du monde, dont les sources soient vérifiables.

Wikisource

wikisource, la bibliothèque http://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Accueil

Wikisource est un wiki dont le but est de réaliser une bibliothèque numérique multilingue. Ce travail est fait par des contributeurs bénévoles.

Les documents placés sur Wikisource doivent avoir été déjà publiés ailleurs, sur papier (sauf en cas de traduction ou de parution officielle en ligne).

Les documents placés sur Wikisource doivent être dans le domaine public ou sous une licence libre compatible avec la licence Creative Commons CC-by-sa (qui remplace la licence GFDL anciennement utilisée)

Wikilivres

wikilivres, la boutique de livres pédagogiques http://fr.wikibooks.org/wiki/Accueil

Wikilivres est une collection de textes pédagogiques libres rassemblés en livres, écrits en collaboration.

Wikijuniors

wikijuniors, le libre pour les enfants https://fr.wikibooks.org/wiki/Wikijunior

Wikijunior est un projet hébergé par Wikilivres qui consiste à produire des contenus appropriés pour les enfants de zéro à douze ans. Ces livres sont abondamment illustrés et colorés avec des photographies, des schémas et des dessins.

Vikidia

vikidia, l'encyclopédie pour les 8-13 ans http://fr.vikidia.org/wiki/Accueil

Vikidia est un projet encyclopédique francophone en ligne, en wiki, destinée aux 8-13 ans comme lecteurs mais aussi comme participants. Le site est indépendant de la fondation Wikimédia, dont dépend Wikipédia. Il a été lancé en novembre 2006.

Wikiversité

wikiversité, la communauté pédagogique http://fr.wikiversity.org/wiki/Accueil

Wikiversité est un effort commun pour faciliter l'apprentissage de tous. Wikiversité est un espace totalement libre disposant de Ressources éducatives libres organisées pour un apprentissage facile et autonome. Wikiversité se base sur le Connectivisme, la théorie de l'apprentissage à l'ère du numérique et d'internet.

Wikispecies

wikispecies, le répertoire des espèces vivantes http://species.wikimedia.org/wiki/Accueil

Wikispecies est un répertoire nomenclatural en ligne destiné à recenser les espèces du vivant : animales, végétales, bactériennes, fongiques, voire virales (le débat de l'appartenance des virus au vivant n'est pas clos).

Wikivoyage

wikivoyage, le guide de voyage https://fr.wikivoyage.org/wiki/Accueil

Wikivoyage est un projet pour créer un guide de voyage mondial libre, complet, à jour et fiable. Il est écrit en collaboration par des Wikivoyageurs du monde entier.

Wikinews

wikinews, la source d'information https://fr.wikinews.org/wiki/Accueil

Wikinews est un recueil de dépêches et de reportages d'actualité entièrement écrit par ses utilisateurs. Wikinews s'appuie sur certaines valeurs fondamentales : Wikinews se concentre sur l'actualité. Nos articles traitent d'événements en cours, ce n'est pas un livre d'histoire ou encore une encyclopédie.

Wikidata

wikidata, la base de connaissance http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikidata

Wikidata est un projet de base de données éditée de manière collaborative pour aider à la mise à jour des données de Wikipédia. Ce projet est lancé par Wikimedia Deutschland. Présenté lors de la Semantic Tech & Business Conference en février 2012, son ouverture a été initialement annoncée au printemps 2013. Le site a été ouvert aux premières contributions le 31 octobre 2012.

Wiki Meta-wiki

wikimedia Meta-wiki, qui coordonne tous les projets wikimedia http://meta.wikimedia.org/wiki/Accueil

Le site communautaire global des projets de la Fondation Wikimedia et des projets associés, permettant leur coordination et leur documentation, mais aussi leur planification et leur analyse.

Wiki-incubator

wikimedia incubator, l'endroit où naissent les nouvelles versions http://incubator.wikimedia.org/wiki/Incubator:Main_Page/fr

L'Incubateur Wikimédia est l'endroit où les projets Wikimédia, Wikipedia, Wikibooks, Wikinews, Wikiquote, Wiktionary et Wikivoyage, peuvent lancer de nouvelles versions linguistiques. Les projets peuvent y être organisés, rédigés, vérifiés et évalués avant d'être accueillis par la Fondation Wikimédia.

MediaWiki

mediawiki, le logiciel open source sur lequel repose tous les projets wikimédia http://www.mediawiki.org/wiki/MediaWiki/fr

MediaWiki est un logiciel libre orienté serveur, disponible sous licence Licence publique générale GNU (GNU General Public License - GPL). Il est conçu pour fonctionner dans une ferme composée d'un bon nombre de serveurs appartenant à un site internet qui peut avoir plusieurs millions de clics par jour.

Les Distributions GNU/Linux

Debian

Debian Le système d'exploitation universel aka « Maman » http://www.debian.org/index.fr.html

Debian est une organisation communautaire et démocratique, dont le but est le développement de systèmes d'exploitation basés exclusivement sur des logiciels libres.

Emmabuntüs

http://www.emmabuntus.org/

Cette distribution a été conçue pour faciliter le reconditionnement des ordinateurs donnés aux associations humanitaires, en particulier aux communautés Emmaüs (d'où son nom) et favoriser la découverte de GNU/Linux par les débutants, mais aussi prolonger la durée de vie du matériel pour limiter le gaspillage entraîné par la surconsommation de matières premières.

Emmabuntüs est utilisée pour le réemploi d'ordinateurs par des associations et structures éducatives ou associatives : voir la liste complète.

ASRI-EDU

ASRI-EDU L'ASRI éducation (Action Solidaire de Revalorisation Informatique en milieu scolaire et/ou éducatif), c'est une association 1901. Mais, l'ASRI éducation, c'est avant tout une idée libre, basée sur la solidarité, le bénévolat et le bon sens. Une bonne action pour nos enfants, la planète et nos porte-monnaie. Mieux éduquer, moins polluer et mieux dépenser. http://asri-education.org/

ASRI Édu est une solution clef en main, performante et rapide à mettre en oeuvre, intégrant un environnement libre (GNU/Linux cf. licence d'utilisation) adapté aux enfants âgés de 3 à 12 ans, aux profs (instits) et aux linuxiens débutants.

PrimTux

PrimTux est développée par une petite équipe de professeurs des écoles et de passionnés de l’informatique dans le milieu éducatif.

Par sa légèreté, elle n’a pas vocation à remplacer ou à devenir le système d’exploitation principal d’un ordinateur récent, mais à revaloriser un matériel obsolescent en l’orientant vers le milieu scolaire ou éducatif, dans l’esprit d’ASRI éducation.(dixit le blog officiel). http://primtux.fr/

Distributions 100 % libres

Liste des Distributions 100% libre La FSF est plutôt sévère sur le libre… Mais peut-on blâmer une organisation qui ne cherche qu'à obtenir ce qui devrait être une évidence ? http://www.gnu.org/distros/free-distros.fr.html

Équivalents logiciels libres & logiciels propriétaires

Correspondance entre logiciels libres et logiciels propriétaires

Une liste d'alternatives libres proposant des fonctionnalités proches de logiciels propriétaires bien établis dans leur domaine d'application. Cette liste est loin d'être exhaustive et n'a pas pour but de mettre en avant des logiciels particuliers mais seulement de présenter différents logiciels (propriétaires ou libres) dans un même domaine d'application.

Trouver le logiciel libre correspondant à un logiciel propriétaire

Le plus simple souvent pour trouver un logiciel libre, c'est de commencer à saisir le nom du logiciel propriétaire dans le champ de recherche. Vous pouvez aussi filtrer la liste en tapant l'orientation principale (ex.: graphisme, internet) ou une fonctionnalité (ex.: navigateur, tableur …).

Matériel compatible

h.node : Le but du projet h-node est de créer une base de données de matériel afin d'identifier les dispositifs qui fonctionne avec un système d'exploitation entièrement libre. Le site h-node est structuré comme un wiki, dont tout les utilisateurs peuvent modifier ou insérer des contenus. Le projet h-node est développé en collaboration et en tant qu'activité de la FSF. http://h-node.org/home/index/fr

D'autres "Annuaires du Libre"

Plus de 1600 logiciels classés, testés et commentés dans le projet historique et fondateur de Framasoft.

Découvrez les nombreux avantages des logiciels libres, ainsi que les logiciels phares pour vos usages les plus courants.

  • Liste de logiciels libres : Les logiciels libres présents sur cette page le sont selon la définition de l'article « logiciel libre ».

La plupart des programmes cités ici sont disponibles sous licence GNU ou BSD. http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_logiciels_libres

Nous participons à la promotion des applications et logiciels libres et ressources & services en ligne libres afin que ceux-ci soient de plus en plus souvent utilisés avec l'esprit qui va avec.

Bienvenue sur Jeux libres, un catalogue de jeux vidéos libres principalement sous GNU/Linux.

Laissez-vous guider et découvrez plus de 100 logiciels libres facilement utilisables pour vous accompagner dans votre informatique au quotidien. Bureautique, comptabilité, gestion commerciale, gestion de projet, graphisme, multimédia … http://www.pack-logiciels-libres.fr/

Dans l'esprit qui anime le mouvement du logiciel libre, cet annuaire résulte d'un travail collaboratif qui a débuté en 2002 déjà. Il existe des dizaines de milliers de « logiciels libres » et la sélection que nous présentons ici est donc par définition très limitée et résulte d'un choix subjectif.

Ce site permet de faire sortir de l'ombre tous les développeurs qui conçoivent des projets dans le monde du libre (communautaires, universitaires,etc..).

Mémo des commandes de base

Les systèmes GNU/Linux Debian possèdent toutes les applications graphiques nécessaires pour accomplir vos tâches quotidiennes, alors pourquoi utiliser la ligne de commande ?

  • c'est plus rapide,
  • les options ne sont pas toutes présentes dans les interfaces graphiques,
  • utiliser la commande sans surcouche graphique économise les ressources,
  • ça facilite l'apprentissage du système GNU/Linux Debian.

Cette section rassemble quelques commandes de base. Pour une liste plus complète, visitez la documentation Debian-Facile.

la commande ultime: man

commandeaction
pwdaffiche le répertoire courant
cd repse place dans le répertoire rep
cdse place dans le répertoire de l'utilisateur ~/
cd ..se place dans le répertoire parent
ls repliste les fichiers du répertoire rep
ls -als avec les fichiers cachés
ls -lls avec les droits d'accès

Actions sur les fichiers/dossiers

commandeaction
mv source cibledeplace le fichier source vers cible
cp source ciblecopie le fichier source vers cible
cp -R source ciblecopie le répertoire source vers cible
ln source liencréer un lien fort de source vers lien
ln -s source liencréer un lien symbolique de source vers lien
touch filecréer le fichier file ou met à jour sa date de modification
mkdir repcréer un repertoire rep
mkdir -p rep/rep2mkdir avec création des dossiers parents si nécessaire
rm filesupprime le fichier file
rm -f filesupprime le fichier file protégé en écriture
rmdir repsupprimer un répertoire vide
rm -R repsupprime un répertoire
du -h file ou repaffiche la taille du fichier file ou du répertoire rep

Afficher/Comparer les fichiers

commandeaction
wc fichiercompte le nombre de lignes, de mots, d'octets de fichier
cat fichiersconcatène les fichiers
more fichieraffiche fichier page après page. 'Espace'=page suivante, 'Entrée'=ligne suivante, 'u'=remonter
less fichieraffiche fichier avec une navigation Left/Right/Up/Down/PageUp/PageDown
head -n x fichieraffiche les x premières lignes de fichier
tail -n x fichieraffiche les x dernières lignes de fichier
tail -f fichieraffiche la dernière ligne de fichier au fur et à mesure qu'il se remplit
diff file1 file2affiche les différences entre deux fichiers texte
diff -u file1 file2affiche les différences au format utilisé par patch
comp file1 file2compare deux fichiers binaires
comp file1 file2 n Ncompare deux fichiers, file1 à partir du nième octet, et file2 à partir du Nième

Utilisateurs

commandeaction
whoamiaffiche le login de l'utilisateur
whoaffiche les utilisateurs connectés
idafficher les uid, gid et groupes de l'utilisateur
id userafficher les uid, gid et groupes de user (root only)
finger useraffiche les informations de user
write userafficher un message sur le terminal de user
ttyafficher le nom de son terminal
su - sudopasser en mode administrateur, super-utilisateur
passwdchanger le mot de passe de l'utilisateur courant
adduserajouter un utilisateur
delusersupprime un utilisateur
addgroupajoute un groupe
delgroupsupprime un groupe

Processus

commandeaction
psafficher les processus de l'utilisateur rattachés à un terminal
ps axafficher tous les processus
ps auxafficher tous les processus en indiquant les utilisateurs
pstreeafficher les processus dans une arborescence
topafficher un tableau de bord des processus les plus gourmands
kill signal pidtuer un processus en utilisant son pid
pkill signal nomtuer un processus en utilisant le nom du programme

signaux utilisés par kill/pkill

signalaction
-1 (HUP)recharger le fichier de configuration du processus
-2 (INT)interrompre le processus
-3 (QUIT)quitter le processus
-9 (KILL)tuer le processus (à eviter, tenter -15 avant)
-15 (TERM)terminer le processus proprement
-18 (STOP)geler le processus
-20 (CONT)reprendre l'exécution d'un processus gelé

Matériel

commandeaction
lsusbliste les périphériques de type usb connectés
lspciliste les périphériques de type pci connectés
cat /proc/cpuinfoaffiche les informations processeur
cat /proc/partitionsaffiche les partitions montées

exemples: (sources: linuxtrack)

commandeaction
lspci | egrep “3D|Display|VGA”afficher le modèle de sa carte graphique
lspci | grep -i “net” | cut -d: -f3afficher le modèle de sa carte Wi-fi
lspci | grep -i audio | cut -d: -f3afficher le modèle de sa carte son

Réseau

commandeaction
hostnameaffiche le nom d'hôte de la machine
ping machineenvoie un ping à une machine
traceroute machinefait un traceroute vers machine
netstataffiche l'usage du réseau pas les processus
netstat -anetstat avec l'affichage des processus serveurs
lsofliste détaillée de l'usage des fichiers et du réseau
ifconfigaffiche la configuration des interfaces réseaux
ifconfig interface IP masqueconfigure une interface réseau
routeaffiche la table de routage
commandeaction
curl ifconfig.meIP publique
ip address show eth0 | grep “inet ” | tr -s “ ” “:” | cut -d: -f3vérifier son IP locale pour eth0
/sbin/ifconfig eth0 | grep “inet ” | tr -s “ ” “:” | cut -d: -f4
ip address show eth0 | grep “inet ” | tr -s “ ” “:” | tr -s “/” “:” | cut -d: -f3

recherche

commande/optionaction
locate motifrecherche des fichiers dont le nom correspond au motif
updatedbmettre à jour la base de données de locate
find chemin optionsrecherche les fichiers correspondant aux options dans chemin
find -name motifrecherche sur le nom du fichier. ex: find -name '*.html'
find -type f/d/lrecherche par type où f=fichier, d=répertoire et l=lien
find -exec cmdexécute la commande cmd à tous les fichiers trouvés

exemple: trouver toutes les images avec l'extension png dans le dossier images de l'utilisateur et les copier dans le dossier tmp ( '{}' représente les fichiers trouvés).

 find $HOME/pics -name '*.png' -exec cp {} $HOME/tmp/ \;

archives

formatcompressionextraction
.tar.bz2, .tbz2tar -cvjf archive.tar.bz2 repertoiretar xvjf
.tar.gz, .tgztar -cvzf archive.tar.gz repertoiretar xvzf
.bz2bzip2 fichiersbunzip2
.rar-unrar x
.gzgzip fichiersgunzip
.tartar -cvf archive.tar fichierstar xvf
.zipzip -r archive.zip fichiersunzip
.Zcompress fichiersuncompress
.7z7z a fichiers7z x
.xzxz -z repertoireunxz

kernel

diverses infos sur le noyau Linux utilisé

commandedescription
cat /proc/versionversion du noyau Linux utilisé, son nom, la version du compilateur utilisé.
uname -rversion du noyau utilisé.
dpkg -l | grep -Ei “linux-headers|linux-image”liste les noyaux installés sur votre machine.

Liens et ressources

Sources

Les sources de ce manuel sont disponibles sur la page du projet GIT dédié :

https://git.framasoft.org/DFLinux/ebook-debian-facile

Vous y trouverez :

  • le fichier source au format ODT,
  • le script de création du PDF (avec optimisation pour une réduction du poids final),
  • un exemplaire à jour des cahiers du débutant en PDF,
  • le logiciel liveUSBcreator, provisoirement posé sur GIT avant l'intégration dans les dépôts définitifs Debian-Facile,
  • logos et dégradé de couverture.

Logiciels utilisés :

Les différentes sources qui m'ont aidé pour l'élaboration de ce manuel :

Pourquoi des sources au format ODT ?

Le but est que ce manuel puisse être consulté et modifié par toute personne ayant un minimum d'expérience avec un logiciel de traitement de texte, permettant ainsi à toute association ou utilisateur de facilement adapter ce manuel à son usage.

Coordination & Licence :
les cahiers du débutant : gribouillés par arpinux arpinux@member.fsf.org sous licence libre GPLv3 (sauf mention contraire), avec l'aide de la communauté Debian-Facile (merci encore)

Intervenant-e-s aka merci beaucoup :

bendia, nIQnutn, Atapaz, Severian, deuchdeb, martinux_qc, mercredi, nazmi, chalu, thuban, arpinux, bruno-legrand, Starsheep, smolski, Trefix, desmoric, nono47, yanatoum, PengouinPdt, èfpé, fiche, BibiSky51, titiasam, Firepowi.

Ce manuel intègre les logos (Debian, Firefox…) sous copyright (chacun le sien, sinon c'est pas drôle ) ainsi que quelques images et textes sous licence CC-by-SA (spécifié et crédité sous les images et textes concernés)

Pour Debian : Copyright © 1997-2016 SPI and others; See license terms

Debian is a registered trademark of Software in the Public Interest, Inc.

Petit disclaimer … je ne suis pas responsable de toutes les blagues plus ou moins drôles de ces cahiers… :P

projets/ebook-facile/lescahiersdudebutant.txt · Dernière modification: 10/09/2016 23:12 par ideefixe

Pied de page des forums

Propulsé par FluxBB